Les répétitions pour la pièce Silence en coulisses! du Théâtre des Nouveaux Compagnons ont débuté en août dernier pour en arriver à la première qui aura lieu jeudi soir à la Maison de la culture.

TNC: le spectacle est derrière la scène

Trois-Rivières — À l’époque tumultueuse où nous vivons, le rire peut avoir des vertus thérapeutiques et c’est un peu dans cet esprit que le Théâtre des Nouveaux Compagnons a choisi de présenter la comédie Silence en coulisses! pour lancer sa programmation 2016-2017.

C’est Annie Trudel qui assure la mise en scène de cette pièce qui, malgré son côté léger, représente un très imposant défi technique. Précisons que la pièce dévoile aux spectateurs les coulisses du théâtre au sein d’une troupe constituée de personnages loufoques et névrosés à qui tout semble arriver en marge de la présentation d’un spectacle. 

«Ce qui m’a d’abord attirée, explique la metteure en scène, c’est que la pièce nous fait entrer dans les coulisses du théâtre. Moi qui suis une habituée du travail dans l’ombre, j’aimais énormément l’idée de le montrer aux spectateurs. Vous savez, il se passe toutes sortes de choses dans les coulisses.»

La pièce aurait très bien pu être un drame puisque ce qui se produit derrière la scène, c’est tout ce qui fait le piment de la vie: des histoires d’amour, des chicanes de couple, des vengeances, etc. 

«Rajoutez à ça la nécessité pour les personnages d’effectuer leurs entrées en scène au bon moment et ça fait monter la tension un peu. Par contre, dans ce cas-ci, la pièce tourne rapidement au comique. Les situations ont été exagérées et les personnages sont vraiment plus grands que nature pour accentuer le côté humoristique des situations. Ça fait en sorte que ça vire rapidement en un vaudeville très divertissant.»

«Notre volonté, c’est vraiment que les spectateurs se paient du bon temps. On veut qu’ils s’assoient et décrochent du quotidien en s’amusant ferme. On ne viendra pas voir cette pièce pour se casser la tête.»

Si certains se sont bel et bien creusés les méninges, ce sont les membres de l’équipe de production, particulièrement Patrice Martin qui a réalisé le décor très ambitieux de cette production. 

«Il a monté un décor sur deux étages avec pas moins de sept portes qu’on utilise, explique Annie Trudel. Le décor est donc très large et il pivote sur lui-même pour qu’on puisse voir alternativement la scène du spectacle et les coulisses. Ce n’était vraiment pas évident à bâtir et c’est certainement un des plus imposants décors qu’on ait réalisé aux Nouveaux Compagnon.»

Si le décor est si élaboré, c’est que la mise en scène est diablement complexe. «Il faut que je rende hommage aux neuf comédiens qui ont réalisé un énorme travail, soutient Annie Trudel. Il y a énormément de déplacements et des escaliers à monter et descendre. D’ailleurs, je dirais que le deuxième acte, c’est essentiellement une grande chorégraphie. Et comme on a dû répéter sans utiliser le décor définitif, c’était vraiment une tâche énorme pour eux que de trouver leurs repères et de bien imaginer les déplacements requis.»

Et puis, il faut bien ajouter que la comédie de ce genre a ses impératifs. 

«Sans rythme, il n’y a pas de comédie, résume la metteure en scène. On a travaillé pour que les répliques s’enchaînent très précisément et je suis très contente du résultat. En plus, les interprètes sont excellents. Comme ils incarnent des personnages très colorés, on sent qu’ils se sont donné de la liberté. J’ai donné les grandes lignes des personnages mais chaque comédien y est allé selon son inspiration et ils sont vraiment très bons.»

 Ces interprètes sont Roxanne Pellerin, Claude Rioux, Jean-Mathieu Fontaine, Kathleen Lacroix, Yves Deguire, Ève Lisée, Érik Ayotte, Isabelle Bourguignon et Éric Ahern.

Cette comédie du britannique Michael Frayn a été écrite en 1982 et a connu beaucoup de succès étant notamment reprise quelques fois aussi bien à Londres que sur Broadway. Sa version québécoise a été écrite par Josée Labossière. 

Elle sera présentée les 9, 10, 11, 16, 17 et 18 novembre à 20 h de même que le dimanche 12 novembre à 14 h à la salle Anaïs-Allard-Rousseau. Les billets, au coût de 20 $, sont en vente via la billetterie de la salle Thompson ou à la porte avant chaque représentation.