Karine Awashish, une Atikamekw originaire d’Opitciwan s’intéresse à l’économie circulaire dans le documentaire Tes déchets, ma richesse.

Tes déchets, ma richesse

LA TUQUE — «C’est une façon de faire qui risque de passer à travers les prochains siècles et il faut continuer à s’y intéresser.»

Karine Awashish, une Atikamekw d’Opitciwan, invite les gens à vivre une aventure au cœur de l’économie circulaire dans le documentaire Tes déchets, ma richesse, qui sera diffusé en grande première, mercredi soir.

«J’ai l’honneur d’avoir été interpellée par Karina Marceau (la documentariste) et son équipe. […] On m’a parlé d’économie circulaire, que je connaissais d’ailleurs, et ils m’ont offert la possibilité d’aller voir sur le terrain comment ça se traduisait. J’ai accepté tout de suite. Les rencontres qu’on a faites ont été vraiment inspirantes», lance Karine Awashish qui est également conseillère en économie sociale à l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador.

Réalisé par la documentariste Karina Marceau et produit par Groupe PVP, Tes déchets, ma richesse promet un vent d’espoir en présentant des entreprises dynamiques qui ont décidé de faire les choses autrement. Karine Awashish part durant le film à la découverte de ces entreprises d’ici qui appliquent la symbiose industrielle dans leurs activités commerciales.

On souligne dans ce documentaire qu’à l’échelle mondiale, nous produisons trois millions de tonnes de déchets tous les jours et 90 % des matières que l’on extrait de la terre ne sont pas réutilisées. On souhaite montrer que des compagnies du Québec ont décidé de s’inspirer du cycle de la nature et de faire des déchets des uns la richesse des autres.

«J’ai découvert qu’on entend souvent parler de ce type d’économie sans vraiment savoir concrètement ce que ça fait et concrètement chez nous ça donnait quoi. J’ai découvert des initiatives au Québec. […] C’est très impressionnant la réflexion, la recherche et les liens créer avec les partenaires pour en arriver à ces résultats. C’est très enrichissant», indique Mme Awashish.

Le documentaire de Karina Marceau Tes déchets, ma richesse sera diffusé mercredi.

«C’est très intéressant de voir que ça peut s’appliquer aussi à d’autres secteurs d’activités ou commerciales. On l’a vu pour les toits verts, le plastique, l’industrie agroalimentaire… On voit vraiment qu’on veut gaspiller le moins possible. Évidemment, ce sont des choses qui m’interpellent», ajoute-t-elle.

Pour Karine Awashish, ce documentaire-là peut également être très inspirant pour les communautés autochtones.

«Quand on parle de gestion des matières résiduelles, il faut voir le dépotoir comme un gisement. Il y a une richesse à exploiter qui est sous-exploitée […] Elle est là l’avenir. C’est un secteur d’avenir à mon avis. Il faut commencer à user d’originalité et d’innovation», note-t-elle.

L’Atikmekw d’Opitciwan estime que tout est possible avec un minimum de recherches.

«C’est l’avenir. Il faut penser comme ça! Il faut valoriser ce modèle d’économie circulaire et favoriser le maillage entre les intervenants.»

Le documentaire sera présenté sur les ondes d’ICI TÉLÉ (Est-du-Québec, Mauricie-Centre-du-Québec, Estrie), mercredi à 20h.

«On espère que ça va amener les gens et l’industrie à réfléchir pour mieux faire ou à adapter leur production en utilisant plus des matières (recyclés). On espère piquer la curiosité et amener la recherche et le développement dans ce sens-là. Ce serait très positif. Il faut continuer de s’intéresser à ça», a-t-elle conclu.