Les visiteurs du Shawicon ont croisé des personnages de films cultes et de jeux vidéo.

Super héros et personnages de films débarquent à Shawinigan

SHAWINIGAN — Les amateurs de jeux vidéo, de super héros et de films cultes comme ceux de la saga Star Wars en ont eu plein la vue, la fin de semaine dernière, alors que commençait le Shawicon au DigiHub de Shawinigan. Avec des conférenciers comme Denis Talbot, le lutteur Road Warrior Animal et l’acteur Gerald Home, des postes de jeu rétro, des arcades et une soixantaine de kiosques de marchandises diverses, l’organisation de cette quatrième édition a mis le paquet pour rassembler au même endroit les «geeks» de tout acabit.

Ce que souhaitait Nino Mancuso, président organisateur du Shawicon, c’était d’ouvrir davantage l’événement au grand public, alors que de tels événements peuvent parfois donner l’impression d’être plutôt réservés aux fins connaisseurs des univers fantastiques à l’honneur. Un pari qui semble être remporté, puisque de nombreuses familles étaient présentes, samedi.

«La plupart des gens pensent qu’il faut être costumé pour être à notre événement, mais non, c’est un rendez-vous familial, explique M. Mancuso. Il y a des gens qui se costument, mais c’est pour le plaisir des tout-petits et des plus grands. On a de tout, de 0 à 77 ans, pour que les gens puissent avoir du plaisir. Le but est que les personnes viennent et ne comptent pas les heures passées ici.»

Un duo de Spiderman a attiré l'attention avec une démonstration de danse hip-hop.

Costumes à l’honneur

Les visiteurs costumés étaient nombreux, samedi. Jeunes et moins jeunes ont pu se faire prendre en photo avec des personnages de l’univers de Star Wars, de la série Vikings et plusieurs super héros, comme Hulk et Spiderman, pour n’en nommer que quelques-uns.

«On a beaucoup de cosplay cette année, plus que les précédentes années, souligne M. Mancuso. Et il y a beaucoup de costumes de qualité, on voit que des gens ont vraiment mis beaucoup de temps et d’efforts sur le leur.»

Les organisateurs ont également agrandi l’espace réservé aux jeux vidéo rétros. Les nostalgiques ont pu rejouer à des classiques de leur enfance et, dans certains cas, faire découvrir ceux-ci à leurs enfants.

Un espace dédié à des compétitions, des jeux Rocket League et League of Legends, ainsi qu’un autre consacré à la réalité virtuelle, ont également été aménagés pour l’occasion.  

Conférenciers variés

Samedi, trois conférenciers étaient à l’honneur, soit: Gerald Home, qui a interprété Tessek-Squid Head, un officier Mon Calamari dans le film Star Wars: le retour du Jedi, l’animateur d’émissions consacrées aux jeux vidéo Denis Talbot et le lutteur de la WWE, Road Warrior Animal. M. Talbot a notamment raconté des anecdotes cocasses vécues lors des divers tournages auxquels il a participé et plusieurs expériences de pilotage qu’il a vécues. Pour sa part, Gerald Home a vécu un moment d’émotion lorsque des admirateurs lui ont remis des figurines et une chemise, alors qu’il autographiait de tels items de collection amenés par les visiteurs du Shawicon.

Dimanche, l’humoriste Jean-Thomas Jobin comptait parmi les invités, de même que Dan Cowboy, qui a présenté son spectacle pour les tout-petits. George Home était également de retour pour donner sa conférence. 

Denis Talbot, invité comme conférencier au Shawicon.

Une culture plus accessible

Le Shawicon en est à sa quatrième année d’existence. Même si d’autres événements de ce genre sont déjà bien établis dans la province, comme les Comiccon de Montréal et de Québec, Nino Mancuso croit qu’il y a encore de la place pour son événement.

«Il y a de plus en plus d’événements comme les Comiccon ou ici, mais ce n’est pas un trouble, soutient-il. Mais il faut se démarquer. C’est sûr que, des fois, c’est compliqué, parce qu’on veut inviter quelqu’un, mais il a déjà été invité ailleurs quelques mois avant nous. Mais il y a de la place pour tout le monde.»

L’organisateur d’événements estime par ailleurs que la culture «geek», associée au jeu vidéo, aux super héros et à des films cultes de science-fiction ou fantastiques, est de plus en plus accessible au grand public.

«Ce n’est plus tellement mal vu, bien que ça l’ait déjà été, affirme-t-il. Mais on est encore dans l’apprentissage. Les gens ne se font pas une bonne idée de ce que ça peut être, un événement comme ça.»


L'acteur Gerald Home, ému de se faire offrir des figurines et une chemise de la part d'admirateurs pendant une séance de signature d'autographes.

Malgré les préjugés qui persistent, le Shawicon semble être victime de son succès. Le stationnement du DigiHub débordait, samedi.

«C’est un gros problème, le stationnement, concède M. Mancuso. Mais l’an prochain, on va devoir quitter, puisque l’endroit où se trouvent les kiosques va être transformé en bureaux. Mais on est déjà en démarches pour aller chercher un super endroit pour la cinquième année du Shawicon. On a déjà un endroit en tête, mais ça reste à confirmer.»

M. Mancuso espérait attirer 1600 personnes au long de la fin de semaine. Bien que son organisation ne connaisse pas encore le nombre de visiteurs reçus en deux jours, les astres semblent s’être alignés pour les artisans du Shawicon. 

«Habituellement, le dimanche, c’est une journée beaucoup plus tranquille dans les conventions, fait remarquer le président organisateur. Mais cette année, ç’a été notre meilleur dimanche: on a eu presque deux fois plus de monde que l’an passé pour cette journée-là!»

L’an dernier, 1350 personnes s’étaient déplacées pour l’événement.

Le Shawicon s’inscrit dans le cadre des Univers givrés, organisés par Culture Shawinigan, qui se déroulent du 1er au 10 février.