C’est vendredi soir que le Trifluvien d’origine Sunny Duval reviendra au bercail pour offrir son spectacle au Zénob sur le coup de 21 h 30.

Sunny Duval au Zénob vendredi soir: une envie de plages et de soleil

Trois-Rivières — C’est le spectacle du retour au bercail qu’offrira Sunny Duval au Zénob vendredi soir. Le Trifluvien établi à Montréal depuis 25 ans présentera les chansons de son plus récent album, Florida Champagne, de même que des compositions sorties des cinq albums inscrits à son compteur.

Son parcours musical est né à Trois-Rivières: les amateurs se souviendront de lui au sein de Féroce FETA à partir de 1991, groupe qui avait remporté le concours L’empire des futures stars. La sienne n’est d’ailleurs pas la seule carrière artistique que le groupe ait suscitée puisqu’on y retrouvait d’autres Trifluviens comme Martin Thibault, aujourd’hui réalisateur à la télévision ou Marc Fournier, comédien.

Sunny Duval résume en peu de mots sa vocation: «J’ai fait deux ans en électrotechnique au cégep de Trois-Rivières pour me rendre compte que ça ne me donnerait rien de faire quelque chose qui ne me passionnait pas. Quand les autres membres de Féroce FETA ont déménagé à Montréal, je les ai suivis sachant que je voulais faire de la musique. Je dirais que j’ai laissé la vie décider pour moi: j’ai simplement saisi les opportunités qui m’apparaissaient intéressantes.»

Riche d’un DEC en musique, il s’est graduellement imposé sur la scène musicale montréalaise. Il a lancé son premier album solo, Achigan, en 2005 avant Sein noir, sein blanc (2010), puis Amour, d’amour (2013). Avec le groupe les Breastfeeders, on lui doit Déjeuner sur l’herbe (2004), Les matins de grands soirs (2006) et Dans la gueule des jours (2011). Il est aussi fondateur de Sunny Deloop qui a enregistré l’album Approche la ruche en 2002. Pour un gars qui dit se laisser porter par la vie, ce n’est pas une mauvaise production.

Par ailleurs, il a joué au sein des Cowboys Fringants en remplacement du guitariste Jean-François Pauzé en 2005 et 2006 dans le cadre de trois tournées distinctes du groupe en Europe. S’il a toujours poursuivi son parcours solo en parallèle, aujourd’hui, il se consacre avec un plaisir non dissimulé à son travail musical auprès du Cirque Alfonse.

«Le Cirque a deux spectacles qui roulent présentement et sur lesquels je travaille avec eux. Dans le second, qui s’appelle Tabarnak, je remplace le musicien principal, le chef, quand il a d’autres projets. Un nouveau spectacle est en cours de production sur lequel je vais aussi travailler au moins pour la moitié des représentations. C’est vraiment un travail particulier: nous sommes trois musiciens sur scène qui accompagnons les acrobates et on n’a pas le choix de s’adapter en fonction des artistes de cirque. S’ils retardent ou s’il survient une anicroche dans leur numéro, c’est à nous de suivre. J’avoue que c’est exigeant et stressant mais j’adore ça.»

Quant à sa propre musique, elle est un amalgame éminemment personnel de nombreuses influences. Ceux qui le suivent savent que le rock est la première. Mais un rock décliné de plusieurs façons, métissé de toutes sortes de rythmes latins. «Quand je parle de ma musique, je dis que c’est du Sunny! Dans mes chansons les plus récentes, il y a des touches de compa haïtien, de latin que j’ai notamment pu entendre lors d’un voyage en Floride et qui ont donné les chansons du dernier album. J’écoute aussi beaucoup de Rythm’ and Blues des années 50 et 60, du soul, du reggae, etc. Tout ça se mêle avec derrière une constante envie de plage, de soleil et d’être bien, tout simplement.»

C’est en trio qu’il se produira au café bar Zénob vendredi soir vers 21 h 30 en compagnie de Marie-Anne Arsenault et Jonathan Lafrance. Ils proposeront les chansons de Florida Champagne (du nom de l’arrière-grand-mère de l’auteur et compositeur) et un florilège des chansons que Sunny Duval a puisé parmi celles qui lui tiennent le plus à cœur. «Je ne vais chanter que des chansons que j’aime vraiment alors, ça devrait être le fun.» De sa part, on ne s’attend pas à autre chose.