L’Amphithéâtre Cogeco
L’Amphithéâtre Cogeco

Spectacle de la fête nationale: une visibilité inespérée

Trois-Rivières – Il ne fait de doute pour personne que la présentation de ce tout premier spectacle de la fête nationale hors de Montréal ou de Québec permettra de faire rayonner comme jamais la ville de Trois-Rivières.

Peu de gens savourent cette opportunité autant que le maire Jean Lamarche. «On s’était déjà donné comme défi de maintenir la notoriété acquise au cours des dernières années mais là, on a une occasion exceptionnelle pour l’augmenter. On a monté, en parallèle, une campagne pour mousser les produits locaux. On veut prendre la chance qui nous est offerte de faire connaître Trois-Rivières encore davantage et de plusieurs façons.»

«La présentation du grand spectacle de la Fête nationale est inespérée. On n’aurait pas eu l’audace de le souhaiter mais avec la qualité des artisans et des lieux physiques qu’on a ici, je pense qu’on peut se le permettre. Je ne le vois pas comme quelque chose qu’on a gagné à la loterie mais comme quelque chose qu’on a gagné par nos efforts consentis à travers le temps.»

«On peut maintenant ajouter la captation télé comme un créneau que l’Amphithéâtre va pouvoir exploiter à l’avenir. On avait déjà le défi de faire parler de nous à l’extérieur de la région et ce spectacle vient le faire de façon extraordinaire. Maintenant, il nous appartient de poursuivre. C’est à nous d’assurer une structure d’accueil optimale, ce qui est déjà le cas selon les commentaires que je reçois des gens de la production. On va sans doute conserver des images de ce spectacle qu’on va utiliser dans notre promotion à l’avenir. L’autre étape, ce sera d’inscrire l’Amphithéâtre dans nos circuits de visites parce que les touristes vont vouloir voir à quel endroit a eu lieu le grand spectacle de la Fête nationale 2020.»

Steve Dubé, le directeur général de la Corporation des Évènements de Trois-Rivières, savoure évidemment le déroulement des choses tout en étant très conscient de la valeur de pareille opportunité dans le développement de l’infrastructure trifluvienne. «Je suis tellement heureux de voir tout ça. Il y a une magnifique énergie qui se dégage et tout le monde est content d’en faire partie. Il ne faut pas oublier que l’Amphithéâtre dormait depuis le 12 mars. C’est sûr qu’il y a un contexte favorable mais dès qu’on a eu les premiers appels, ç’a été une bénédiction parce qu’il a fallu rappeler au travail des techniciens pour commencer par procéder au démontage du Cabaret.»

«On n ‘aime évidemment pas le contexte de la pandémie qui fait que les événements se déroulent ici aujourd’hui mais c’est certain d’un autre côté que la notoriété de l’Amphithéâtre vient de passer à un autre niveau. On a quatre gros réseaux de télévision et deux réseaux de radio qui vont retransmettre le spectacle à la grandeur de la province. Normalement, la Fête nationale se décline en plus de 700 évènements à travers le Québec et cette année, il n’y en a qu’un seul et c’est ici que ça se passe.»

Déjà, le dg commence à préparer l’après Fête nationale. «Il y a des conversations qui se sont entamées et on parle de projets. On attire beaucoup de regards et plusieurs producteurs qui n’avaient jamais vu l’Amphithéâtre le découvrent dans des conditions idéales. Ça ne peut qu’entraîner des projets futurs, même si on parle d’horizons éloignés.»

Martine Desjardins.

Le 23 juin au soir, Steve Dubé sera à la maison, à déguster des produits locaux pour souper avant de regarder le spectacle comme plusieurs centaines de milliers de Québécois. «Je peux te dire que je vais être fébrile mais aussi très fier. Comme organisation, nous avons toujours cherché à développer Trois-Rivières et là, l’ensemble du Québec va nous regarder. C’est ça qui va être beau.»

Martine Desjardins est directrice générale du Mouvement national des Québécois, organisme promoteur du grand spectacle de la Fête nationale. Habituée de faire la promotion de plus de 700 évènements à travers le Québec, elle concentre aujourd’hui ses efforts sur un seul spectacle. «Ce n’est en aucune façon un compromis. Dans les circonstances, c’est la meilleure finalité qu’on pouvait espérer. Tant qu’à laisser tomber de grands rassemblements à Montréal ou Québec, pourquoi ne pas choisir un milieu de rassemblement virtuel à Trois-Rivières? C’est un lieu formidable à un endroit stratégique et en plus, de npmbreux participants dans le specacle viennent de la région incluant le principal responsable Jean-François Blais.»

«Après avoir vécu ce confinement, c’est extraordinaire de redonner aux Québécois le goût de se relever la tête et d’être fiers de ce qu’ils sont. Faire la promotion des régions, c’est encore la meilleure façon de rendre aux Québécois leur fierté nationale.»

Pour ce qui est de l’avenir, la dg estime que Trois-Rivières va laisser sa marque à cause du côté inédit du spectacle qu’il accueille. «Je pense que ça va nous pousser à aller plus loin dans le futur. On voit ce qu’on est en mesure de faire en temps de pandémie avec autant de restrictions alors, ça vient de relever la barre considérablement. On n’aura pas le choix de faire plus à l’avenir.»

«Ce que j’aimerais qu’il ressorte du spectacle, c’est notre amour collectif pour le Québec. Que ça unisse tout le monde. J’espère que les gens vont remarquer la belle créativité et la sensibilité que nous avons en tant que peuple même quand ça ne va pas si bien.»

Chanter ensemble

Le Comité de la Fête nationale invite tous les Québécois à participer à l’initiative C’est à notre tour de nous laisser parler d’amour. Dans le cadre de la Fête nationale, tous sont conviés à joindre la plus grande chorale québécoise jamais vu le 24 juin à 19h.

À ce moment précis, où qu’ils se trouvent, les Québécois sont invités à chanter le refrain de Gens du pays. On pourra trouver le tempo par l’intermédiaire d’un événement Facebook Live de la Fête nationale à Montréal (@fetentlmtl) et en utilisant le mot-clic #FeteNationaleQC de même que sur les radios du groupe Cogeco Média.