Louise Lacourisère

Similitudes avec La Saline: pure coïncidence, conviennent les auteures

TROIS-RIVIÈRES — Ce qui ressemblait à du plagiat n’est finalement qu’une pure coïncidence, selon l’auteure française Laure Manel, dont le roman La mélancolie du kangourou ressemble en de nombreux points à La Saline de Louise Lacoursière.

Les deux auteures ont eu un échange privé - que Mme Lacoursière a publié sur sa page Facebook - qui a convaincu Mme Lacoursière que les similitudes entre les deux ouvrages sont en fin de compte le fruit du hasard.

«Difficile à croire, visiblement, mais pure coïncidence, a écrit Mme Manel. Je n’ai jamais entendu parler de votre livre. On ne peut pas savoir tout ce qui a été écrit dans le monde... vous, si?»

Rappelons que dans les deux ouvrages, le personnage principal masculin se nomme Antoine et sa fille, Marie-Louise. La mère de l’enfant meurt en couche et Antoine entretient de l’aversion à l’égard de sa fille, qu’il juge responsable de la mort de son amour. Enfin, dans les deux histoires, Antoine va embaucher une gouvernante, qui va l’aider à apprivoiser son enfant.

L’auteure française a ajouté plus tard, en commentaire à la publication Facebook de Mme Lacoursière, qu’elle avait signé son contrat d’édition en avril 2017, soit avant la publication de La Saline en France, quelques mois plus tard.

Elle souligne également que la source d’inspiration pour son roman vient de sa grand-mère maternelle, décédée en accouchant.

Pour sa part, Louise Lacoursière a répondu à l’auteure qu’elle la croyait.

«Le message de Laure Manel respire la sincérité», a-t-elle écrit sur sa page Facebook. Elle a également indiqué qu’elle ferait part rapidement du commentaire de l’auteur française à son éditrice, qui avait été informée des similitudes entre les deux romans.