La programmation du Salon du livre de Trois-Rivières sera une fois de plus particulièrement dense en 2019 grâce notamment au travail combinée de la coordonnatrice à la programmation Éveline Charland, à gauche, et de la directrice générale Julie Brosseau.

Se renouveler pour ne pas vieillir

TROIS-RIVIÈRES — Après trente ans d’existence, le Salon du livre de Trois-Rivières est toujours en expansion. On en veut pour preuve la très dense programmation de l’événement qui se tiendra du 28 au 31 mars.

Les chiffres ne disent pas tout, loin s’en faut, mais on parle quand même de 365 auteurs invités, de plus de 200 maisons d’édition et de 117 stands offerts aux visiteurs. C’est beaucoup. L’avantage d’avoir derrière soi trente ans d’existence, c’est qu’on a testé bien des recettes pour ne garder que les meilleures. La difficulté, c’est de se renouveler. Or, l’équipe de direction du Salon a trouvé le moyen.

Saluons quelques idées particulièrement intrigantes. Les visiteurs pourront découvrir les Prescriptions littéraires, un stand où les visiteurs souffrant de manque de littérature intéressante pourront rencontrer un total de 10 libraires et 19 auteurs qui partageront leurs coups de cœur ou offriront des suggestions pour calmer les symptômes de la table de chevet vide. Ce stand de l’Association des libraires du Québec sera occupé de façon à peu près continue tout au cours de l’événement.

Comme on ne se nourrit pas que de littérature et d’eau fraîche, on instaure une nouveauté appétissante: un brunch littéraire dimanche matin à 10 h. Un buffet sera offert alors que Patricia Powers suscitera les confidences de Normand Baillargeon, Simon Boulerice, Marie Laberge, Isabelle Dumais et Francis Desharnais. Les billets, au coût de 30 $ et qui permettent d’assister à toutes les activités de la journée, sont d’ores et déjà en vente dans les librairies l’Exèdre et Poirier (Trois-Rivières et Shawinigan).

Comme on pense aux enfants, une Chasse au printemps sera organisée pour entraîner les petits à travers une chasse au trésor, façon ludique de découvrir le Salon. Parlant de ludique, le Poèmaton constitue une sympathique approche à la poésie alors que les visiteurs pourront y rencontrer un poète comme Monique Juteau, Jean-Paul Daoust ou Joséphine Bacon parmi les 10 sélectionnés, qui leur écriront un poème personnalisé.

Toujours au chapitre des nouveautés, on offrira un nouveau prix cette année avec le Prix BD pour lequel on connaît déjà les finalistes. Les volumes en nomination sont Les ananas de la colère, de Cathon, La petite Russie, de Francis Desharnais et La vie d’artiste, Catherine Ocelot. Une mention a été accordée à 13e avenue de François Vigneault et Geneviève Pettersen. Le gagnant sera dévoilé lors de la cérémonie d’ouverture du jeudi 28 mars à 17 h à l’Espace Radio-Canada.

valeurs sûres

Les activités hors les murs constituent toujours l’outil privilégié de rayonnement du Salon. Indiquons-en quelques-unes parmi la quarantaine présentées pendant les quatre jours de l’événement. Plus de 1000 élèves de Trois-Rivières et Shawinigan pourront rencontrer des auteurs dans les écoles. Les détenus du centre de détention de Trois-Rivières rencontreront Jean-Marie Lapointe et Patrick Sénécal le vendredi. Louise Portal présentera son plus récent ouvrage Seules - Ces femmes que j’aime au Coin St-Paul le vendredi et qu’elle partagera ses secrets d’écrivaine avec les résidentes de la Maison de Connivence samedi. Mentionnons aussi le spectacle littéraire Bienvenu à Kitchike adapté du recueil de Louis-Karl Picard-Sioui présenté avec la collaboration des Sages Fous à l’Église St. James le samedi, à 20 h.

Retour également des conférences, très prisées l’année dernière: on en comptera huit sur des sujets comme l’environnement, la gastronomie, l’histoire, les défis de la parentalité, etc. On proposera également aux visiteurs pas moins de cinq expositions visuelles dont D’illustres auteurs qui offrira les portraits de 18 auteurs par autant de d’illustrateurs dans le hall d’entrée du CECi. On retrouvera également l’exposition du Prix Illustration jeunesse, du Prix Adagio, du Prix BD et du Club de photo mauricien.

«On a voulu éviter le blues post-30e anniversaire et le meilleur moyen qu’on a trouvé, c’est d’instaurer plein de nouveautés, a commenté, semi-sérieuse, la directrice du SLTR Julie Brosseau. L’espace du CECi nous offre des possibilités qu’on n’avait pas avant pour présenter, par exemple la magnifique exposition D’illustres auteurs dans le hall d’entrée. On a aussi la place pour présenter un brunch littéraire. On est très contents de l’ajout des Prescriptions littéraires ou du Poèmaton, des activités originales qui créent l’expérience unique du Salon du livre puisqu’ils assurent un contact direct avec les auteurs et les libraires.»

«Par ailleurs, l’ajout du Prix BD viendra combler une lacune et la participation le démontre puisqu’on a eu 24 très belles candidatures pour ce prix, aussi bien côté jeunesse qu’adulte. Sur l’ensemble du Salon, on retrouvera pas moins de 259 activités d’animation, un record absolu pour nous, mais aussi plus d’auteurs et, si je ne m’abuse, plus de stands que pour notre 30e anniversaire.»

La programmation est d’une densité telle qu’il est fortement conseillé de la consulter au www.sltr.qc.ca/programmation. Précisons néanmoins que le SLTR sera ouvert de 9 h à 21 h les jeudi 28 et vendredi 29 mars de même que le samedi 30 de 10 h à 21 h et le dimanche 31 de 10 h à 17 h.