De nombreux enfants ont visité le Salon du livre jeudi.

Salon du livre: le TGV est sur les rails

TROIS-RIVIÈRES — La trentième édition du Salon du livre de Trois-Rivières est officiellement en marche et comme c’est devenu une habitude, c’est avec les groupes scolaires que le Salon s’est d’abord animé dès la matinée de jeudi. Le protocole veut que ce soit la cérémonie d’ouverture de 17 h qui donne à l’événement son coup d’envoi mais il faut bien admettre que l’énergie des petits n’a pas son pareil pour donner vie à l’espace.

Près de 3000 enfants ont foulé le tapis du Salon jeudi et vendredi, 1500 autres suivront. C’est beaucoup de monde. Même si cette invasion se déroule chaque année et qu’elle est toujours un moment réjouissant, la directrice générale Julie Brosseau manifestait un certain soulagement au terme de la cérémonie d’ouverture. «La vérité, c’est que le stress est quelque peu tombé parce que les visites scolaires se sont très bien déroulées. Il faut quand même comprendre que c’était quelque 3000 jeunes qui arrivaient en même temps et on a toujours le stress que tout se passe bien et franchement, ça s’est déroulé de façon impeccable.»

Le prix des nouvelles voix de la littérature remis lors de la cérémonie d’ouverture du Salon du livre de Trois-Rivières a été octroyé à Christine Beaulieu pour sa pièce "J’aime Hydro".

Le nouvel aménagement y a sans doute contribué. D’ailleurs la première chose qu’on remarque en arrivant au Salon, c’est le réaménagement de la grande salle où sont installés éditeurs et libraires. Même si la mise en place est essentiellement similaire à celle des années antérieures, tout apparaît nettement plus vaste avec beaucoup plus d’espace dans les allées pour favoriser la circulation.

Ce changement qui a constitué un défi pour le comité organisateur au cours des dernières semaines apparaît aujourd’hui comme une bénédiction. «Je crois que le nouvel aménagement nous permet d’offrir un Salon du livre beaucoup plus dégagé qui va être beaucoup plus agréable à parcourir pour les visiteurs, soutient la directrice générale. Les allées sont plus larges, c’est plus aéré, il va être plus facile de bouquiner. Globalement, l’expérience est améliorée. D’autant que ça nous permet d’accueillir plus de maisons d’édition.»

Une table ronde sur notre attachement au français animée par Martin Francoeur (à droite) réunissait l’enseignante en littérature au collégial Marie-Claude L’Heureux et le rappeur et écrivain Biz.

D’ailleurs, Julie Brosseau a un conseil à donner aux visiteurs. «On sait que le public aime venir le samedi après-midi et le dimanche après-midi à cause de la présence de plusieurs noms connus, des auteurs vedettes. Mais évidemment, l’achalandage est aussi nettement plus grand au milieu de la journée. Si les gens le peuvent, je leur conseille de venir à des moments où l’achalandage est moindre pour mieux profiter de leur expérience chez nous. Le vendredi soir est un bon moment comme le samedi matin ou la fin d’après-midi. Ce sont des moments où les auteurs sont là pour accueillir les visiteurs dans un contexte plus agréable parce qu’on évite la cohue.»

Des prix
Quand on dit ouverture, on pense évidemment à la remise des prix du Salon trifluvien: le prix des nouvelles voix de la littérature ainsi que les prix illustration jeunesse. Christine Beaulieu a remporté le premier pour sa pièce J’aime Hydro. Elle s’est démarquée de deux autres finalistes qui sont Pierre Drouin pour Déposer Carole et Caroline Roy-Element ainsi que Mathilde Cinq-Mars pour leur livre Le dernier mot.

Christine Beaulieu a souligné la coïncidence par laquelle elle recevait le prix des nouvelles voix de la littérature pour J’aime Hydro alors qu’on célébrait jeudi la Journée mondiale de l’eau. Elle a aussi apprécié que le prix vienne avec une bourse puisque cela devrait lui permettre de se consacrer à un autre projet d’écriture au cours des prochains mois.

Il est également dans la tradition que la Société Saint-Jean-Baptiste profite de la première journée du Salon pour remettre ses deux prix venant récompenser la qualité du français dans les médias de la région. Du côté des médias écrits, le prix Michelle-Roy a été attribué à Marie-Ève B. Alarie, de l’Hebdo Journal qui remportait cet honneur pour la deuxième fois. Du côté des médias électroniques, le prix L’oreille enchantée a été remis à Robert Bernard de la station CFUT 92,9.

Cette remise de prix a été le prélude à la présentation d’une table ronde fort intéressante sur notre attachement à la langue française impliquant le rappeur et écrivain Biz et Marie-Claude L’Heureux enseignante en littérature au Cégep de Trois-Rivières.

Vendredi prometteur
Vendredi s’annonce prometteur pour le public qui, en plus de toutes les rencontres, tables rondes et autres activités habituelles, aura l’occasion d’assister à la présentation en direct de l’émission Médium Large d’ICI Radio-Canada Première dès 9 h avec l’animatrice Catherine Perrin. Les portes du Salon ouvriront dès 8 h 30 pour permettre aux gens de venir s’installer dans l’Espace Radio-Canada. Comme celui-ci offre moins de sièges que par les années passées, il est recommandé d’arriver assez tôt pour y prendre place et le conseil vaut pour toutes les activités, souvent très courues, qui y sont programmées.

Nouveauté

Louise Lacoursière effectue une première incursion dans le livre jeunesse en offrant Bilouca chez les castors. Une aventure de Cassandra et Mathis aux Éditions Le Point Bleu. Fait remarquable, le livre a été illustré par la petite-fille de l’écrivaine, Nadia Berghella.

Du repos pour Alexandre Jardin

Le président d’honneur de la 30e édition du Salon du livre de Trois-Rivières était absent de la cérémonie d’ouverture. L’écrivain était arrivé de France plus tôt dans la journée et compte tenu du décalage horaire, il était fatigué à son arrivée à Trois-Rivières. Il a préféré se reposer pour être en forme pour vendredi alors qu’il sera à l’œuvre dès 9 h pour donner la Dictée textée, nouveauté à l’horaire du Salon. On pourra aussi l’entendre à l’émission Médium Large entre 9 h et 11 h 30.

Louise Portal

L’atelier d’écriture qu’offrira la sympathique Louise Portal à 15 h vendredi devrait être fort couru. Il se déroulera à l’Espace jeunesse Marmen situé au même endroit que par les années passées.

Bistro littéraire Télé-Québec

Le nouvel espace réservé au Bistro littéraire Télé-Québec est remarquable par l’aménagement qui a été réalisé. L’entrée qui suggère une toile de tente attire le regard et la salle est nettement plus vaste que par les années passées. C’est là qu’on pourra assister à la table ronde intitulée Jouer avec les souvenirs et qui réunira Alexandre Jardin, Marcel Sabourin, Louise Portal et Karoline George. Salle comble à prévoir dès 18 h 15.