On a procédé au lancement officiel du concours des Prix littéraires Thérèse-Denoncourt 2017 dans le cadre du Salon du livre. On retrouve, pour la circonstance, de gauche à droite: Olivier Gamelin, coordonnateur du concours, Monique Jacob, présidente de la Société d'études et de conférences Mauricie et Centre-du-Québec, Roger Kemp, président de la Société Saint-Jean-Baptiste et président de la Librairie Poirier ainsi que Maurice Richard, président d'honneur du concours.

Salon du livre: des racines locales profondes

Bien sûr, le Salon du livre de Trois-Rivières accueille à bras grands ouverts les auteurs québécois et canadiens, mais il n'en fait pas moins la place belle aux gens d'ici.
Les deux premières journées de la 29e édition en ont encore témoigné. Jeudi, Véronique Marcotte s'est ouverte avec une belle générosité à un public tiré de deux groupes d'alphabétisation trifluviens. La romancière a si bien su partager sa passion dévorante pour l'écriture qu'on peut légitimement espérer que certains de ses auditeurs se mettront eux aussi à l'écriture.
Vendredi, fidèle à son thème de 2017, un monde d'images, le Salon présentait l'exceptionnel illustrateur trifluvien Pascal Blanchet. Le jeune homme a relaté son parcours hors du commun qui l'a fait beaucoup travailler avec de nombreux clients américains prestigieux (le New Yorker, Penguin Books, etc.) et, de plus en plus, avec d'importants partenaires québécois. Il semble qu'il aura fallu qu'il soit reconnu hors de nos frontières avant de convaincre les Québécois de sa valeur.
Ce dessinateur autodidacte en est à un sixième album publié à La Pastèque et s'il n'en tenait qu'à l'éditeur, il y en aurait un septième en route. C'est Blanchet qui s'y refuse, faute de temps. Il présente au Salon son dernier-né, En voiture, un album documentaire sur l'histoire du train en Amérique du Nord. Le livre porte la marque caractéristique de l'artiste, son style, tout en étant une référence sûre quant à l'histoire du train en Amérique au XXe siècle.
La raison pour laquelle Pascal Blanchet hésite à se lancer dans un album similaire portant sur les avions, ce n'est pas le manque d'intérêt, mais le fait qu'il est en train de réaliser son premier court métrage d'animation à l'ONF dont on prévoit une sortie pour l'automne 2018. Or, c'est un énorme boulot. N'empêche, Blanchet adore et on a cru comprendre que ça pourrait même devenir une vocation future. 
Ce qui ne l'empêchera probablement pas de continuer à accepter des contrats comme celui qu'il fait présentement pour l'organisme qui gère le prestigieux Rockefeller Center à New York. L'illustrateur est à concevoir d'immenses affiches de 8 mètres de haut pour faire la promotion du fameux Radio City Music-Hall. Rien que ça.
En à-côté, le récipiendaire du Prix Bologna Ragazzi de la Foire internationale de Bologne en 2014 pour son album Le Noël de Marguerite est en train de concevoir la pochette du prochain album de Pierre Lapointe. Pour un illustrateur qui a quitté Trois-Rivières qu'il n'y a deux ans pour s'établir à Montréal et qui ne pratique le métier que depuis dix ans, voilà un parcours assez extraordinaire. Il s'inscrit sans doute dans la catégorie de ceux de qui le meilleur est à venir, ce qui n'est pas peu dire.
Prix littéraires Thérèse-Denoncourt
Autre manifestation de la place qu'on laisse à la littérature d'ici au Salon du livre, on y procédait vendredi au lancement de l'édition 2017 des Prix littéraires Thérèse-Denoncourt. Ce concours annuel présenté par la Société d'études et de conférences section Mauricie et Centre-du-Québec s'adresse à tous les candidats âgés de 16 ans et plus et ayant un sentiment d'appartenance envers la région. Près de 2000 $ en argent seront remis aux gagnants. L'ensemble des règles du concours est disponible sur la page Facebook des Prix littéraires Thérèse-Denoncourt, mais il convient de rappeler que la date limite de la remise des textes est le 20 juin prochain alors que les prix seront remis lors d'une cérémonie au mois d'octobre.
Parlant de prix, la Société Saint-Jean-Baptiste profite toujours du Salon du livre pour remettre les prix Michelle-Roy, pour l'excellence en français écrit dans les médias. L'oreille enchantée, pour l'excellence en français dans les médias électroniques et Jacques-Lacoursière pour promouvoir la connaissance de l'histoire du Québec et la maîtrise de la langue française auprès des nouveaux arrivants. Dans le premier cas, le lauréat 2017 est Réal Boisvert, chroniqueur à la Gazette de la Mauricie. C'est Louis Cloutier, journaliste à TVA qui a reçu le prix L'oreille enchantée. 
Pour le prix Jacques-Lacoursière, la seconde place a été attribuée à Marbella des Valle Quevedo Sanchez et le premier prix à Rita Yazmin Castneda Sandoval. 
Le Salon du livre se poursuit jusqu'à dimanche, 17 h, et l'horaire de la fin de semaine sera particulièrement touffu et diversifié.