La directrice générale du Salon du livre de Trois-Rivières Julie Brosseau a amorcé une réflexion avec son équipe sur la forme que prendra l’événement prévu pour mars prochain.
La directrice générale du Salon du livre de Trois-Rivières Julie Brosseau a amorcé une réflexion avec son équipe sur la forme que prendra l’événement prévu pour mars prochain.

Salon du livre de Trois-Rivières: on regarde vers l’avant

François Houde
François Houde
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES – Nous n’en sommes toujours qu’à six mois d’une éventuelle présentation d’un Salon du livre à Trois-Rivières mais malgré les incertitudes, l’équipe de direction est au travail et sa directrice, Julie Brosseau, est catégorique: «Il est sûr et certain qu’il va y avoir des choses que nous allons offrir au public du 25 au 28 mars prochain, dates de présentation du Salon du livre de Trois-Rivières 2021. On ne peut pas encore dire quelle forme ça va prendre, mais nous sommes en intense réflexion là-dessus.»

«On va remplir notre mandat de mise en valeur de la lecture, des auteurs, des illustrateurs sur le territoire de la Mauricie et Centre-du-Québec. La réflexion est bien entamée et on va rencontrer bientôt notre conseil d’administration et nos partenaires pour en discuter.»

«Est-ce que ce sera au Delta, est-ce que ce sera ailleurs? Est-ce que ce sera sous une forme virtuelle? Comment ça va s’organiser? On n’a pris aucune décision mais on ne ferme aucune porte pour le moment. On travaille sur des hypothèses mais il y a quand même certaines avenues qui s’offrent à nous. Au départ, on peut déjà dire que je serais extrêmement étonnée qu’on soit en mesure de réunir 15 000 personnes au Centre des congrès au mois de mars. À partir de ça, on doit réfléchir en dehors de la boîte pour voir comment on peut faire les choses autrement.»

L’équipe se donne encore un peu de temps pour voir évoluer la pandémie. «On réaménage nos échéanciers de travail mais il y a quand même des choses sur lesquelles on peut déjà commencer à travailler. C’est sûr que c’est une année complètement hors-norme, mais l’équipe normale, composée d’Éveline Charland, Anthony Ozorai et moi, nous sommes au travail. C’est important de pouvoir compter sur l’expertise de chacun dans notre réflexion et pour commencer à planifier ce qui peut l’être.»

La directrice générale revient à la mission de base du Salon pour construire sa réflexion. «La question est de savoir s’il y a d’autres façons de remplir cette mission efficacement que dans un Salon ayant la forme qu’on a connue dans le passé. Nous sommes absolument convaincus que oui mais pour l’instant, on ne peut pas préciser la nouvelle forme que ça va prendre. On regarde évoluer les choses et à un moment donné, on va se fixer et prendre certaines décisions avec lesquelles on va vivre même si les mesures devaient s’assouplir par la suite.»

Une rencontre des dirigeants de tous les Salons du livre au Québec a eu lieu tout récemment et bien que les situations de chacun de ces événements soient différentes, les diverses expériences peuvent nourrir les réflexions. «Dans le cycle annuel des Salons du livre, rappelle Julie Brosseau, nous avons été les premiers touchés en mars. Nous n’avons tout simplement pas eu le temps de nous retourner. Là, au contraire, on a l’avantage de voir ce que les autres font, ce qui fonctionne bien et, peut-être, de s’en inspirer. On va pouvoir profiter de l’expérience des autres.»

«Entre Salons du livre, nous sommes tous sur la même longueur d’onde à savoir que nous allons remplir notre mission en nous ajustant aux circonstances mais chacun en fonction de sa réalité propre. Nous sommes quatre Salons qui avons dû annuler carrément et ç’a été difficile mais on est passé à une autre étape qui est de regarder vers l’avant. Qui sait? Peut-être que de notre réflexion actuelle vont naître des idées qui vont faire évoluer nos événements pour le mieux.»