L’annonce du Salon du livre de Trois-Rivières de la mise sur pied d’un projet d’innovation technologique a notamment été faite par les intervenantes suivantes: de gauche à droite: Stella Montreuil, présidente du conseil d’administration du Salon du livre, la directrice générale Julie Brosseau et Claudine Drolet, chargée de projets au DigiHub.

Salon du livre de Trois-Rivières: littérature et technologie se marient

Trois-Rivières — Ce n’est pas parce que le livre existe depuis la nuit des temps qu’il est à l’écart des changements technologiques qui marquent notre époque. Le Salon du livre de Trois-Rivières l’a bien compris et compte mettre en place des innovations susceptibles d’améliorer tant le travail des organisateurs que l’expérience des amateurs de littérature.

L’événement trifluvien a obtenu du Conseil des arts du Canada une subvention de l’ordre de 83 500 $ par année pendant trois ans puisés dans son Fonds Stratégie numérique pour explorer des projets innovants susceptibles de faire rayonner la littérature d’ici. Dans ce contexte, le Salon du livre a mis en place un partenariat avec le DigiHub de Shawinigan pour développer avec celui-ci un laboratoire numérique.

À ce stade-ci, la direction du Salon du livre ne sait pas vers quels projets précis elle va s’orienter. Cependant, elle a établi un certain nombre d’enjeux comme la volonté de faire vivre le Salon hors des quatre jours de sa présentation annuelle, atteindre des clientèles qui ne sont pas en mesure de se rendre physiquement au Salon, s’intégrer à un projet de Culture-Mauricie visant la mise en commun de métadonnées en provenance de divers organismes culturels régionaux, etc. Le 12 septembre dernier, un premier atelier de réflexion et de cocréation a réuni le personnel du SLTR à des représentants du DigiHub, de Télé-Québec, de l’UQTR et de Culture-Mauricie pour stimuler la réflexion sur la nature des projets susceptibles de répondre aux besoins de l’événement. D’ici environ un mois, un comité aviseur se réunira pour évaluer les projets proposés et choisir ceux qui répondent le mieux aux enjeux établis.

Comme tout est à faire et qu’on est devant un monde de possibilités, le niveau d’enthousiasme de la directrice générale du Salon est élevé. «Nous sommes allés chercher des gens qui s’y connaissent en technologie alors que nous, c’est notre événement que nous connaissons, et sous toutes ses coutures. Ce que nous valorisons, c’est le livre, un médium traditionnel mais la façon de le promouvoir ou la manière de créer la rencontre entre l’auteur et le lecteur peuvent énormément profiter de percées technologiques. De plus, comme nous sommes situés au Centre d’événements et de congrès interactif, celui-ci offre beaucoup de possibilités pour intégrer la technologie à notre Salon. À ce titre, le projet tombe à un moment parfait.»

«Ce projet ne change en aucune façon la nature et le contenu de notre événement, précise cependant la dg. Les gens vont continuer à retrouver le Salon qu’ils connaissent et qu’ils aiment mais simplement, on voit une opportunité d’en diversifier l’offre. C’est un outil supplémentaire qu’on se donne pour le bonifier.»

Par exemple, on sait que la clientèle des 18-30 ans est plus difficile à rejoindre pour le SLTR; comment, grâce à la technologie, pourrait-on toucher davantage cette clientèle? Voilà le genre de problème auxquelles le projet pourrait s’attaquer.

On ne parle évidemment pas d’échéancier à ce stade-ci mais la directrice générale serait très heureuse de pouvoir assister à une première percée dès le prochain Salon, du 26 au 29 mars prochain. «Ça peut être très modeste mais on aimerait beaucoup que certaines choses soient implantées dès ce moment. En même temps, on ne sait toujours pas dans quelle direction on va aller: s’agira-t-il d’un seul gros projet majeur ou allons-nous plutôt mettre en place plusieurs petits projets? Ça reste à voir. Ce dont on est très heureux, c’est de travailler avec des ressources de la région, ce qui a toujours été une priorité pour nous.»

Dans un autre ordre d’idées, le SLTR organise une sortie au Salon du livre de Montréal le vendredi 22 novembre au coût de 35 $ ou de 25 $ pour les membres de la Corporation du Salon du livre de Trois-Rivières. Le montant inclut le voyage en autocar et l’entrée pour l’événement. On peut réserver au communiquant au 819-376-5308, par courriel au info@sltr.qc.ca ou encore en remplissant le formulaire en ligne depuis la page du site www.sltr.qc.ca/voyage-a-montreal. La date limite d’inscription est le 8 novembre.

On peut par ailleurs devenir membre de la Corporation du Salon du livre de Trois-Rivières pour 10 $; l’adhésion offre de nombreux privilèges dont l’entrée gratuite au Salon trifluvien ou des rabais chez plusieurs partenaires. On peut s’inscrire en communiquant avec l’équipe du SLTR aux mêmes coordonnées que précédemment indiquées.