L’auteure shawiniganaise Amélie Vallée lançait vendredi dernier son tout premier roman: L’univers de Constance Prévost.

Rires et rigueur

TROIS-RIVIÈRES — La région compte une nouvelle auteure, officiellement du moins, depuis le lancement de son premier bouquin le vendredi 28 septembre dernier. Amélie Vallée présente L’univers de Constance Prévost sa première incursion dans le domaine de ce que l’Office de la langue française nomme la littérature aigre-douce que d’aucuns préfèrent identifier par son appellation anglophone de Chick Lit.

Le roman de 400 pages s’intéresse à cette fille du titre qui possède l’art de transformer toutes ses histoires d’amour en échecs. Elle se fait lancer un défi par ses deux meilleures amies qui tentent de la sortir des patrons psychologiques néfastes dans lesquels elle est enlisée. «C’est une belle histoire d’amitié entre trois personnages dépareillés, explique l’écrivaine shawiniganaise. On retrouve une fille un peu naïve, un gars avec un gros côté don juan et le personnage principal, je dirais qu’il est beaucoup inspiré de moi, de mon univers et des gens de mon entourage. Mais ce n’est quand même pas autobiographique mais c’est quand même quelque peu inspiré de mon univers.»

L’humour tient une grande place dans le roman, une tendance naturelle chez Amélie Vallée. «Ma personnalité ressort à travers l’écriture, je dirais. Les gens qui me connaissent bien ont l’impression de m’entendre à travers les dialogues parce que dans ce style de littérature, les dialogues occupent une grande place. J’ai rencontré Bryan Perreault il y a quelques années alors que j’avais entrepris l’écriture, et il m’a convaincu de demeurer proche de ce que je connais bien, ce que j’ai fait.»

Autre conseil auquel elle a été fidèle: elle s’est astreinte à une discipline rigoureuse pour arriver à produire l’ouvrage en six mois de travail constant à raison de trois séances de trois heures par semaine. «C’est du travail, c’est sûr, surtout quand il faut conjuguer l’écriture avec la vie quotidienne et un travail à temps plein mais c’est un très beau défi, surtout quand ça aboutit à un roman qui est publié.»

La Shawiniganaise qui est connue pour être la directrice de la Fondation du SSS de l’Énergie a fait parvenir son manuscrit à une quinzaine de maisons d’édition et deux d’entre elles se sont montrées intéressés à le publier. «Deux acceptations c’est déjà inespéré et j’ai choisi les Éditeurs réunis parce qu’ils se spécialisent dans ce type de littérature. Ils publient déjà Amélie Dubois qui est bien connue. Pour moi, c’était parfait de pouvoir m’associer à eux.»

La notoriété locale de l’auteure a ses avantages: quelque 150 invités ont assisté au lancement de son livre à la Maison de la culture Francis-Brisson et 200 exemplaires ont été vendus. Preuve que ce n’est pas qu’une question d’amitiés, on en manque à la Librairie Poirier. L’univers de Constance Prévost est en vente dans les principales librairies de la région comme de la province de même qu’en ligne chez les principaux commerces de livres.