Caroline Néron s’est dit victime de désinformation et de l’acharnement des médias.

Amère Caroline Néron

CHRONIQUE / Caroline Néron est furieuse. Dimanche soir sur le plateau de «Tout le monde en parle», elle s'est vidée le cœur, se disant victime de désinformation et de l'acharnement des médias. Une entrevue où la femme d'affaires paraissait pour le moins amère, attaquée dans son intégrité, y allant d'accusations à l'emporte-pièce, livrées sur un ton souvent arrogant.

«C'est pas une faillite, c'est une restructuration», plaide Mme Néron, dont l'entreprise de bijoux a été placée sous la protection de la Loi sur la faillite. Son seul mea culpa concerne son point faible : les finances. Mais pour l'essentiel, c'est la faute aux médias. L'ex-dragonne s'en est pris notamment au dossier de La Presse, qu'elle accuse d'être basé sur les témoignages d'ex-employés plutôt que sur des faits. «Faut qu'y arrêtent à un moment donné, parce que l'entreprise va bien», dit-elle sérieusement. «Y'a jamais une paie qui a sauté chez nous», poursuit-elle, au sujet des employés pourtant encore impayés.

Sa réplique à François Lambert, qui a affirmé qu'elle n'avait rien à faire chez les dragons, ressemblait à du gros règlement de comptes. «Y veut être à TV, fait que donnez-y donc un show de TV», a-t-elle lancé. Elle prétend que M. Lambert a voulu revenir au sein des dragons mais que sa tentative a échoué. Bref, un entretien empreint de rancoeur qui n'attirait pas beaucoup la compassion. «La pire année de ma vie», a conclu Caroline Néron.

Il fallait s'y attendre : ce fut tout autrement pour la rayonnante Anick Lemay, notre étoile du match, accueillie chaleureusement sur le plateau. C'était la première fois qu'elle parlait à la télé des trois cancers qui lui sont tombés dessus. «J'ai l'impression d'avoir mangé une volée», confie celle qui n'aime pas qu'on la qualifie de courageuse, de guerrière, de battante. Elle préfère de loin qu'on développe de l'empathie, une qualité rare, en comparaison avec la compassion, très courante.

Nous avons été nombreux à suivre ses récits dans Urbania durant la dernière année, plus d'un million selon l'auteure. Ces confidences touchantes et franches seront d'ailleurs réunies dans un livre. Elle adore écrire, mais reste d'abord une comédienne et sera de retour en avril sur le plateau de «L'Échappée». «Te dire comment j'ai hâte», affirme-t-elle, ajoutant que sa Noémie aura beaucoup changé à son retour dans l'histoire.

La rayonnante Anick Lemay a été accueillie chaleureusement sur le plateau.

On sent une réelle complicité entre ces quatre femmes politiques, au front pour améliorer l'accompagnement des victimes d'agression sexuelle ou de violence conjugale. Une initiative trans-partisane de la ministre de la Justice et ministre responsable de la Condition féminine, Sonia LeBel, et des députées Véronique Hivon, Hélène David et Christine Labrie. C'est la deuxième fois que l'émission recevait des députées des quatre partis politiques provinciaux. «J'aimerais ça que la politique québécoise s'inspire de vous, Mesdames», leur a lancé Guy A. Lepage.

Le quatuor veut permettre aux présumées victimes d'être mieux considérées, sans jamais toucher à la présomption d'innocence à laquelle ont droit les accusés. Par contre, il serait souhaitable que l'enquêteur de police qui reçoit une plainte de harcèlement sexuel puisse être accompagné d'un psychologue, d'un travailleur social, d'un procureur, question de rassurer les victimes.

Contrairement à son rôle de juge dans la captivante série Les honorables, Patrick Huard n'en viendrait jamais à se faire justice lui-même, qui ne serait qu'une façon de combler le vide laissé par la personne défunte. La série compte déjà un million de visionnements sur le Club illico. Selon Patrick Huard, la consommation de séries en rafale permet aux auteurs de construire des intrigues beaucoup plus complexes, sans devoir sans cesse revenir sur celles des semaines précédentes. Pour le porte-parole de Québec Cinéma, le décalage entre la façon dont on traitait les choses au grand écran il y a plusieurs dizaines d'années et celle d'aujourd'hui est une belle preuve de notre évolution, surtout à l'ère de #moiaussi.

Irrésistible fou rire du trio féminin de M'entends-tu?, quand l'animateur a demandé à Mélissa Bédard de chanter quelques bribes de son nouvel album. «J'veux pas vous déranger» avaient été les premières paroles de la révélation de Star Académie, en se présentant à l'audition de M'entends-tu?, qui marque ses débuts d'actrice. La série de Florence Longpré à Télé-Québec dépeint crûment un milieu défavorisé, un univers qu'elle avait envie de voir dans sa télé. Eve Landry, qui joue un personnage de peu de mots dans cette série, a parlé d'une fin de tournage d'Unité 9 aussi émouvante qu'extraordinaire.

L'ambiance s'est pas mal refroidie durant l'entrevue sur l'affaire SLAV, avec Betty Bonifassi et Elena Stoodley, membre du collectif SLAV résistance, devenue consultante pour la nouvelle mouture du spectacle, dont la première s'est tenue à Sherbrooke. Bien qu'il y ait un rapprochement, on sent que le sujet est encore explosif. «Moi, je ne parlerai plus après cette émission, c'est terminé», a tranché Betty Bonifassi, avant d'ajouter qu'elle ne faisait pas d'argent avec le spectacle. «Je fais 650$ par spectacle. That's fucking it. […] Je ne fais pas d'argent, ce ne sont pas mes chansons.» L'artiste dit avoir aimé la conversation avec les dissidents. «J'ai beaucoup appris», reconnaît celle qui associe toujours l'annulation du spectacle l'été dernier à de la censure.

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