Télé et radio

Unité 9: comment te dire adieu

CHRONIQUE / Il y a quelque chose de solennel, de puissant, à voir prendre fin une série qu’on a autant aimée. Quitter des personnages qui ont fait partie de nos vies, dont on suivait l’évolution presque autant que s’il s’agissait de vraies connaissances. C’est ce que j’ai ressenti en visionnement l’ultime épisode d’Unité 9, que diffusera ICI Radio-Canada Télé mardi à 20h, et que vous avez peut-être déjà vu sur l’Extra d’ICI Tou.tv.

Pour la dernière fois, vous entendrez ce thème musical. Arpenterez les couloirs de Lietteville. Entendrez ce timbre sonore agressant, quand les portes s’ouvrent. Et surtout, tenterez d’imaginer, une fois le générique terminé, l’avenir de ces personnages si forts.

RICHARD THERRIEN

«Notre vie»: la saison 3 arrive en français

BLOGUE / Vous avez été nombreux à me demander quand ICI ARTV allait diffuser la troisième saison de «Notre vie», version française de la populaire série américaine «This Is Us». Eh bien, mettez un «X» sur votre calendrier à la date du samedi 8 juin, à 22h.

Dans cette troisième saison, Kate, Kevin et Randall arrivent à leur 38e anniversaire. La première est maintenant mariée et projette d'avoir un enfant avec Toby; Kevin souhaite se rendre au Vietnam avec Zoe, là où son père a combattu dans l'armée; et Randall entreprend une nouvelle carrière.

La saison 3 doit prendre fin le 2 avril à NBC, alors qu'ICI Radio-Canada Télé diffuse actuellement la saison 2, le samedi à 21h. Une quatrième saison est maintenant une formalité aux États-Unis, et les producteurs ont même évoqué le mois dernier que la série pourrait se conclure après six saisons.

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Chronique

La belle et le geek

CHRONIQUE / Les deux héros de la série «Les bogues de la vie», Elliott (Charles-Alexandre Dubé) et Jeanne (Charlotte Aubin), n’ont de prime abord rien en commun. Lui, un geek, concepteur de jeux vidéo — son plus récent s’appelle «Marche-Mallow» —, à la tenue un peu négligée; elle, une avocate en tailleur pêche, séduisante, ambitieuse et pimpante. Leur rencontre, fracassante, a lieu quand le premier fonce à vélo dans la portière de voiture de la deuxième. Pas de quoi créer les conditions gagnantes pour le grand amour.

Dieu merci, les jeux vidéo des Bogues de la vie, nouvelle comédie romantique disponible sur ICI Tou.tv Extra à partir du 27 mars, sont plus crédibles que Stiletto, de la série Le jeu, qui n’a convaincu personne, même les plus novices du genre. On incorpore aussi des effets visuels rappelant le monde des jeux vidéo, saveur vintage, assez efficaces.

L’œuvre est écrite par un couple, Michel Brouillette et Stéphanie Perreault, aussi acteurs, qui se sont d’ailleurs gardé de petits rôles dans la série, réalisée par Louis Bolduc (Les Bougon, Les Boys). Les producteurs de la série chez Encore Télévision n’en sont pas à leur première comédie, eux qui s’apprêtent à tourner la cinquième saison de Boomerang pour TVA, et qui comptent à leur actif Les beaux malaises, Lâcher prise et Léo, tous des titres de qualité.

Les bogues de la vie, qui compte 10 épisodes de 30 minutes, n’a pas la finesse et le punch d’un Lâcher prise. Les personnages sont un peu gros, et la direction d’acteurs fait parfois défaut dans cette comédie, que je qualifierais de sympathique. Le copain douchebag de Jeanne, joué par Alexandre Landry, est tout sauf subtil. Et le coloc d’Elliott, rôle tenu par François Bernier, n’est pas plus subtil, collectionne les conquêtes et ment comme il respire.

Comme dans Le jeu, Elliott et son équipe seront chargés de concevoir un jeu féministe, mais dont le héros est dépourvu de genre, initié par une blogueuse qualifiée de folle finie, Fatima Beaudoin (Lamia Benhacine). À souligner : l’effort pour inclure des personnages de diverses communautés culturelles. Anthony Kavanagh incarne le patron d’une multinationale, plus grand distributeur de jeux vidéo au pays, Dereck Darveau, un être imbu de lui-même, qui appelle son employé Pouding au lieu de Poudim. L’humoriste, qui a tourné ses scènes en deux jours, s’en tire fort bien dans ce rôle pas du tout sympathique.

Si vous préférez attendre la diffusion à la télé, armez-vous de patience; on ne prévoit pas le faire avant un bon moment. Le financement par le Fonds canadien de télévision oblige les diffuseurs à prévoir une place dans la grille-horaire dans les 18 mois suivant la présentation en ligne, mais Les bogues de la vie a été financée autrement, ce qui permet à ICI Radio-Canada Télé de la garder pour plus tard.

«SECOND REGARD» S’ÉTEINT APRÈS 44 ANS

Ceux qui se réjouissaient mardi de voir disparaître les «bondieuseries» de Second regard n’ont visiblement pas regardé l’émission depuis longtemps; le magazine avait recentré son champ d’intérêt sur les questions entourant la quête de sens, l’éthique et l’humanisme depuis bon nombre d’années. L’émission produite à Québec s’éteindra le 12 mai prochain après avoir tenu l’antenne de Radio-Canada depuis les 44 dernières années.

Pourquoi mettre fin à une émission qui ne devait pas coûter une fortune? On explique cette décision par «la nécessité d’accélérer la transition vers le numérique pour maintenir la pertinence et la pérennité du service public», explique la directrice général de l’information, Luce Julien, dans une note interne. Le sujet est très niché, et le diffuseur croit pouvoir mieux le traiter dans les autres émissions d’affaires publiques et en information.

Trois postes sur neuf seront abolis à ICI Québec à la suite de cette décision. L’animateur Alain Crevier développera quant à lui un projet audionumérique qui couvrira les mêmes domaines que Second regard, et les autres employés seront réaffectés à d’autres émissions d’affaires publiques. ICI Québec conserve la production de La semaine verte et du Jour du Seigneur.

C’est le 7 septembre 1975 que Second regard est entrée en ondes, le dimanche à 17h, animée alors par Madeleine Poulin. Axé originalement sur l’actualité religieuse, le magazine a tour à tour été animée par Myra Cree, Normand Séguin, Jacques Houde, Claudette Lambert et Carole Vallières. Le dimanche à 13h30, Second regard attirait cette saison 184 000 habitués, des résultats qui n’ont pratiquement pas bougé depuis 15 ans.

RICHARD THERRIEN

«Second regard» disparaît

BLOGUE / Produite à Québec, l'émission «Second regard» disparaîtra le 12 mai prochain, après avoir tenu l'antenne de Radio-Canada durant 44 ans. On explique cette décision par «la nécessité d'accélérer la transition vers le numérique pour maintenir la pertinence et la pérennité du service public», explique la directrice général de l'information, Luce Julien, dans une note interne.

On apprend dans cette même note que trois postes sur neuf seront abolis à la suite de cette décision. L'animateur Alain Crevier développera quant à lui un projet audionumérique qui couvrira les mêmes domaines que Second regard. Les autres employés seront réaffectés aux différentes émissions d'affaires publiques. La semaine verte demeure le seul autre magazine produit à la station de Québec.

C'est le 7 septembre 1975 que Second regard est entrée en ondes, le dimanche à 17h, animée alors par Madeleine Poulin. Axé originalement sur l'actualité religieuse, le magazine a eu plusieurs animateurs à travers les années, dont Myra Cree, Normand Seguin, Jacques Houde, Claudette Lambert et Carole Vallières. Depuis, l'émission avait recentré son champ d'intérêt sur les questions entourant la quête de sens, l'éthique et l'humanisme. Le dimanche à 13h30, Second regard attirait cette saison 184 000 habitués, des résultats qui n'ont pratiquement pas bougé depuis 15 ans.

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Télé et radio

Pierre-Yves Lord animera «100 génies»

CHRONIQUE / Non, je n’annonce pas aujourd’hui le retour de «Génies en herbe». Quoique «100 génies», le nouveau jeu animé par Pierre-Yves Lord la saison prochaine, mise sur les prouesses intellectuelles et la vivacité d’esprit, comme le jeu mythique des années 70 à 90.

Dans ce rendez-vous hebdomadaire d’une heure, qu’ICI Radio-­Canada Télé programmera en soirée — une rareté pour un format jeunesse —, ils seront 100, âgés de 14 à 17 ans, de partout au pays, à se disputer des bourses d’études, dans une joute endiablée de connaissances générales. Ceux-ci devront non seulement faire preuve de logique et avoir une mémoire sans faille, mais aussi un sens de l’observation bien aiguisé. Pas de cantonade ni d’anagramme, mais des questions à la pelletée, un jeu d’évasion et même des performances en studio, le tout regroupé autour d’un thème. Moins statique, donc, que Génies en herbe.

Ces 100 génies, qui resteront tous en studio tout au long de la saison, devront se battre pour se tailler une place parmi les premiers. Chaque semaine, six d’entre eux seront divisés en deux équipes de trois. Ce concept original provient de Fairplay, qui produit aussi Révolution et Les enfants de la télé.

«J’ai grandi dans une école secondaire où les vedettes étaient ceux qui faisaient du théâtre et qui étaient dans l’équipe de Génies en herbe. Alors je suis tellement excité de me retrouver dans une émission qui fait l’éloge de l’intelligence et des connaissances générales», a confié Pierre-Yves Lord, dans les bonnes grâces du diffuseur public, qui lui a aussi confié un jeu quotidien prévu pour le printemps. Les enregistrements de Mémorable! vont d’ailleurs bon train, affirme l’animateur, qui ne reviendra à Deux hommes en or qu’en janvier prochain à Télé-Québec, plutôt qu’en septembre.

On avait bien tenté de ressusciter le concept en 2011 avec Stéphan Bureau, dans Génies en herbe : l’aventure, mais l’émission a disparu après une seule saison. Les candidats intéressés par 100 génies peuvent déjà s’inscrire sur la page www.100genies.com

«LA VOIX» MÈNE DE LOIN

Les premiers duels de La voix ont attiré 1789 000 curieux, dimanche à TVA, suivis de La vraie nature, vue par 928 000 adeptes. Sur ICI Radio-Canada Télé, Tout le monde en parle s’est maintenue à 820 000 téléspectateurs.

RICHARD THERRIEN

Nicole Martin aux «Grands reportages personnalités»

BLOGUE / Le documentaire «Nicole Martin: rien n'est impossible» sera rediffusé ce soir (lundi) à 20h sur ICI RDI dans «Les grands reportages personnalités».

L'annonce de sa mort par son mari en fin de semaine a bouleversé ses nombreux fans et toute la colonie artistique. La chanteuse est décédée le mois dernier à 69 ans d'une maladie fulgurante.

Le documentaire, produit en 2016, sera également rediffusé samedi à 23h sur ICI RDI, de même que le lundi 25 mars à 21h30 et le jeudi 28 mars à 10h sur ICI ARTV.

Nicole Martin a entrepris sa carrière dans les années 60 avant de se voir offrir des chansons de plusieurs grands paroliers et compositeurs, dont Francis Lai, Pierre Létourneau et Stéphane Venne. Laisse-moi partir, Il était une fois des gens heureux et Oui, paraît-il figurent parmi ses plus grands succès.

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Télé et radio

Le charme Mulroney opère encore

CHRONIQUE / Brian Mulroney n'a rien perdu de son charisme. L'amertume de l'échec de Meech est encore bien palpable, mais l'humour et les qualités de conteur prennent vite le dessus chez l'ancien premier ministre du Canada, qui fêtera ses 80 ans mercredi, et à qui je décerne l'étoile du match.

À Tout le monde en parle, dimanche, il a offert une entrevue généreuse et franche, sans demi-réponses. L'homme aux origines irlandaises, qui arborait sa cravate verte pour la Saint-Patrick, est revenu sur les grands moments de sa vie politique, du traité de libre-échange à la libération de Mandela. Au sujet de Stephen Harper, il dit poliment qu'il a été un bon manager de la société canadienne. «Mais est-ce que je passerais le réveillon avec lui? Je pense que non.» «J'ai mal entendu», blague-t-il, lorsque Dany Turcotte le questionne sur Donald Trump. S'il dit bien s'entendre avec le président américain, il souligne qu'il perd de loyaux alliés en se collant à ses ennemis. «Le plus grand ennemi de Donald Trump, c'est Donald Trump», dit-il. M. Mulroney affirme ne plus en vouloir à Lucien Bouchard, mais il s'emporte soudainement en repensant à ce douloureux épisode de sa vie. «Je regrette ça amèrement», admet-il.

L'homme, qui joue les crooners à l'occasion, rédige actuellement ses mémoires; ça ne devrait pas être ennuyant. Il a défendu fermement sa fille Caroline, membre du gouvernement de Doug Ford, «la meilleure voix que les francophones de l'Ontario ne pourraient jamais avoir», clame-t-il. «C'est pas elle qui décide», fait-il remarquer au sujet de la décision de Doug Ford de couper dans les services aux francophones, écorchant au passage Amanda Simard, qui a quitté le gouvernement. Sa seule ligne qui manquait de classe dimanche.

Pour Jouliks, son deuxième long métrage, Mariloup Wolfe a dû obtenir la confiance de sa jeune vedette d'à peine sept ans, Lilou Roy-Lanouette, en lui proposant un drôle de défi sur le plateau de tournage. La bande-annonce annonce un film à mille lieues des «Pieds dans le vide», son premier long métrage d'il y a 10 ans. Mariloup Wolfe, qui souhaite réaliser aussi du côté anglophone, se prononce en faveur de la parité hommes-femmes dans l'attribution des subventions de la SODEC pour la production de films, un passage obligé pour mieux «créer un bassin de créatrices». «On n'offre pas des très gros budgets aux femmes encore», déplore-t-elle.

Catherine Fournier a répété essentiellement ce qu'elle a dit partout dans la dernière semaine. Elle n'a pas souhaité attendre aux états généraux en septembre avant de démissionner, parce qu'elle ne croit plus aux tentatives de renouveler la formation politique. «Le Parti québécois a manqué le bateau à tellement de reprises pour le changement», dit-elle. «Je suis tannée qu'on blâme les autres pour nos problèmes», poursuit Catherine Fournier au sujet du livre de Jean-François Lisée, qui s'en prend notamment aux médias pour expliquer la déroute du PQ. La députée indépendante de Marie-Victorin ignore si elle se représentera aux prochaines élections, et reconnaît qu'il pourrait prendre plus de trois ans et demi à fonder une nouvelle formation politique.

Beaucoup d'athlètes se sont retirés trop tard. «Je ne voulais pas faire la même erreur», affirme Georges St-Pierre, jeune retraité des combats extrêmes. «Bien sûr que je l'aurais gagné!» s'emballe-t-il au sujet du combat qu'il aurait aimé avoir contre le Russe Khabib Nurmagomedov, auquel s'est objectée la UFC. St-Pierre ne s'ennuiera certainement pas des journées de combat, en raison de «l'insupportable» stress qui les entourent. L'athlète ne veut pas perdre la forme, mais avoue manger parfois du fast food et consommer de l'alcool, mais jamais de drogues. Combattant redoutable, Georges St-Pierre ignore s'il pourrait être un bon entraîneur. L'attendent dans sa retraite séminaires, conférences et projets de films, en plus de sa vie d'entrepreneur en équipement d'entraînement.

«On n'a jamais autant pu s'exprimer sur la place publique», souligne la journaliste Judith Lussier, auteure de l'essai On ne peut plus rien dire – Le militantisme à l'ère des réseaux sociaux. «On commence à découvrir que des gens peuvent nous répondre», poursuit-elle, se réjouissant que ceux qu'elle appelle les «guerriers de la justice sociale» aient désormais des interlocuteurs pour répliquer à leurs réflexions enflammées sur le racisme, le féminisme et les enjeux d'identité sexuelle et de genre. À Judith Lussier, qui s'interrogeait sur la nécessité d'envoyer un troll en prison pour ses propos haineux, Catherine Fournier a raconté avoir porté plainte après avoir été identifiée avec des armes sur Facebook. L'auteur de la publication a passé quelques mois en prison et a dû suivre une thérapie, d'où la nécessité de dénoncer ce genre de pratiques.

Belle entrevue avec le charismatique Idan Raichel, grande star de la musique en Israël, dont l'oeuvre repose sur le métissage culturel. Constatant que la radio israélienne ne jouait que de la pop américaine et britannique, il a invité plus de 150 artistes à se joindre à lui pour créer un premier album, du sous-sol de ses parents; il voulait entendre la voix des gens de la rue, des immigrants, qui composent la culture israélienne d'aujourd'hui. «On contribue à combattre le racisme et on montre qu'il est possible de construire des ponts entre les cultures», croit l'artiste, aussi très influencé par la musique éthiopienne. «La paix n'est pas le contraire de la guerre. Le contraire de la guerre, c'est l'absence de guerre. La paix est la volonté que les frontières s'ouvrent», a lancé Idan Raichel, qui sort volontiers discuter avec les manifestants qui invitent à boycotter ses spectacles.

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Télé et radio

Claude Legault, psychiatre

CHRONIQUE / Depuis «Fugueuse», Claude Legault est redevenu un habitué des séries télé. Après «Appelle-­moi si tu meurs», que j’ai dévorée avec bonheur sur le Club illico, voici qu’il sera la vedette de «Cerebrum», la nouvelle série de Richard Blaimert, qu’on présente comme un drame psychologique sous haute tension. L’histoire d’un psychiatre, père de famille, dont l’épouse psychologue, jouée par Évelyne de la Chenelière, disparaît mystérieusement. Comme c’est devenu la norme, on nous annonce que les 10 épisodes d’une heure de «Cerebrum» seront d’abord disponibles sur l’Extra d’ICI Tou.tv à partir de juin, avant d’aboutir éventuellement dans nos télés.

L’auteur, qui a eu plusieurs personnages de psychologues dans ses séries depuis Le monde de Charlotte, avait envie depuis longtemps d’aborder en profondeur l’univers de la santé mentale. Il a repoussé le projet, le temps de se familiariser avec les rouages complexes de cette branche de la médecine. Il a d’ailleurs visité trois hôpitaux psychiatriques, en plus de rencontrer des patients.

Son héros, Henri Lacombe, sortira des personnages de psychiatre intello et froid qu’on voit souvent. «Claude Legault apportera beaucoup d’humanité au personnage», considère la productrice Josée Vallée, chez Datsit Sphère. À 53 ans, Lacombe commençait à penser à la retraite et à planifier l’avenir avec sa femme, quand celle-ci se volatilise sans explications. Christine Beaulieu joue l’enquêteuse à qui est confié le dossier.

Cerebrum, qui signifie cerveau en latin, ce sont aussi les histoires parallèles des patients d’Henri Lacombe, qu’il continue de recevoir en consultation malgré l’inquiétude qui le ronge, question de ne pas devenir fou. Sonia Vachon joue une patiente aux prises avec une peur terrible des microbes, Ariel Ifergan, un schizophrène, et Linda Sorgini, une patiente entretenant des rapports complexes avec son psychiatre.

Richard Blaimert, qui dit avoir du matériel pour une deuxième saison, retrouve ici Henri Chassé, un habitué de ses séries depuis Le monde de Charlotte. Marianne Verville et Henri Picard, le fils d’Isabel Richer et de Luc Picard, incarnent les enfants du couple, alors que Gabriel Sabourin et Jacynthe René jouent un couple d’amis. Ludivine Reding, Antoine Desrochers et Olivier Gervais-Courchesne sont également de la distribution.

Cerebrum arrive plus d’un an après Hubert et Fanny, la précédente série de Richard Blaimert, pour laquelle il avait réalisé quelques épisodes. Cette fois, il prend la direction pour cinq épisodes, l’autre moitié de la série étant confiée à Guy Édoin, qui réalise sa première fiction à la télé. Au grand écran, on lui doit les longs métrages Marécages et Ville-Marie.

Le tournage de Cerebrum commence lundi prochain à Montréal et dans les environs. L’action se promènera principalement entre l’institut psychiatrique que dirige Henri Lacombe et le poste de police où se déroule l’enquête sur la disparition d’Anne Beaulieu.

«LE TRÔNE DE FER» EN FRANÇAIS LE SOIR MÊME

Les fans québécois du Trône de fer auront enfin le privilège de voir la version française de Game of Thrones en même temps que les amateurs de la version originale anglaise. Ainsi, pour la huitième saison, Super Écran diffusera simultanément une version sous-titrée en français de la série de HBO, à partir du dimanche 14 avril à 21h, avant de diffuser la version doublée le lendemain, 15 avril, à 22h. Du jamais vu. Ce nouveau chapitre du Trône de fer, qui contient six épisodes, est très attendu. Les fans de la saga inspirée de l’œuvre de George R. R. Martin ont été laissés en plan presque deux ans. 

Une autre série, dont l’intrigue se déroule des milliers d’années plus tôt, mettra en vedette Naomi Watts, mais ne sera pas diffusée avant 2020. Par ailleurs, Super Écran diffusera une version française du documentaire en deux épisodes Leaving Neverland, de HBO, sur les témoignages de deux hommes disant avoir été abusés sexuellement par Michael Jackson. La date n’a pas encore été déterminée.

RICHARD THERRIEN

«Le trône de fer» en français le soir même

BLOGUE / Les fans québécois du «Trône de fer» auront enfin le privilège de voir la version française de «Game of Thrones» en même temps que les amateurs de la version originale anglaise. Ainsi, pour la huitième saison, Super Écran diffusera simultanément une version sous-titrée en français de la série de HBO, à partir du dimanche 14 avril à 21h, avant de diffuser la version doublée le lendemain, 15 avril, à 22h. Du jamais vu.

Le temps où le public francophone devait attendre des mois, voire des années avant d'avoir accès aux versions françaises des séries américaines serait-il révolu? On est encore loin de ça, même si les différents réseaux font des efforts pour diminuer le délai entre la diffusion originale d'une série et sa traduction. En comparaison, les Français ont souvent les séries doublées le jour de leur diffusion aux États-Unis, ou avec très peu de délai. C'est d'ailleurs le cas pour les séries de HBO. À l'heure où Netflix met toutes les versions doublées de ses séries originales disponibles en même temps que la version anglaise, les autres n'auront pas le choix de suivre.

Ce nouveau chapitre du Trône de fer, qui contient six épisodes, est très attendu. Les fans de la saga inspirée de l'oeuvre de George R. R. Martin ont été laissés en plan presque deux ans. Une autre série, dont l'intrigue se déroule des milliers d'années plus tôt, mettra en vedette Naomi Watts, mais ne sera pas diffusée avant 2020.

Par ailleurs, Super Écran diffusera une version française du documentaire en deux épisodes Leaving Neverland, de HBO, sur les témoignages de deux hommes disant avoir été abusés sexuellement par Michael Jackson. La date n’a pas encore été déterminée.

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Télé et radio

Au secours des marionnettes de «Passe-Partout»

CHRONIQUE / Voilà un «Tout le monde en parle» qui allait dans tous les sens. Justin Trudeau et Jody Wilson-Raybould n'y étaient pas, même s'ils ont été invités, mais les trois nouveaux Passe de «Passe-Partout» se sont portés à la défense des marionnettes. Une émission où il a aussi été question de diversité et de lutte au racisme, et qu'on risque hélas de vite oublier.

Au terme d'une semaine forte en émotions, Élodie Grenier, Gabrielle Fontaine et Jean-François Pronovost, les trois nouveaux «Passe» de Passe-Partout, ne craignent pas d'être identifiés à leurs personnages. «On est en 2019, ce n'est pas la même réalité que dans les années 80», fait remarquer Élodie, l'interprète de Passe-Partout. Elle avait d'abord auditionné pour le rôle de Passe-Carreau, alors que Gabrielle était pressentie pour celui de Passe-Partout, mais c'est l'inverse qui est arrivé. Le trio a dû défendre les marionnettes, que plusieurs adultes ne trouvent pas réussies – Pruneau est comparé à Chucky et Cannelle, à Marguerite Blais. «Dans quelques épisodes, je vous le jure, vous allez les adorer», affirme Élodie Grenier. Pour souligner les efforts de diversité dans l'émission, le trio a souligné la présence de Widemir Normil en Fardoche, et ajouté que Mélodie sera Asiatique et que Doualé – saviez-vous que le nom est inspiré de «D'où elle est?» – a été remplacée par Kiwi, un jeune garçon noir.

Raz-de-marée d'appuis à Jonathan-Ismaël Diaby, depuis les incidents disgracieux de la semaine dernière à Saint-Jérôme; le défenseur des Marquis de Jonquière a quitté la patinoire quand sa famille s'est fait insulter dans les gradins. Georges Laraque souligne qu'au Centre Bell, on expulse et on bannit à vie des spectateurs qui ont de tels comportements. «J'en revenais pas qu'aucun spectateur ne s'est mêlé de ça. […] C'est une forme d'endossement», déplore l'ancien hockeyeur, qui a lui-même été victime de racisme. Il condamne toutes les formes d'intimidation dans les arénas, et s'insurge de voir des jeunes joueurs se faire engueuler par leurs parents. «Je plains les enfants qui sont élevés par ces parents-là.» Jonathan, qui est aussi rappeur, a pensé très peu de temps abandonner le hockey, avant de revenir sur sa décision; pas question de laisser gagner ces spectateurs. Le commissaire de la LNAH, Jean-François Laplante, rappelle que des mesures ont été prises pour éviter que se reproduisent de tels gestes. Par ailleurs, il affirme que la ligue nord-américaine est beaucoup moins violente qu'à une certaine époque, même si Jonathan-Ismaël croit que «des gars devraient pas être payés pour blesser d'autres joueurs».

Rosalie Vaillancourt se définit elle-même comme une enfant-roi qui manipulait ses parents, mais ceux-ci sont devenus ses meilleurs amis. Ils la suivent même en tournée à bord de leur VR, «parce qu'ils ont peur que je tombe enceinte», blague-t-elle. Dans cette entrevue marquée de plusieurs malaises, l'humoriste survoltée a raconté avoir eu sa propre collection de crânes d'animaux à huit ans, assise à côté du végan Georges Laraque. On parle de sexe, qu'elle coanime avec Julien Lacroix et qui aura une deuxième saison, est l'émission qu'elle aurait aimé voir à l'adolescence, elle qui était très mal à l'aise avec la sexualité. Rosalie veut pouvoir continuer d'exploiter ses deux passions : les émissions pour enfants et l'humour adulte. Son TDAH, dont elle tire profit, peut expliquer ses textes «spéciaux» et son humour à la fois naïf et «trash».

Mgr Paul-André Durocher n'a pas tenté de défendre l'Église quand il a été question des dossiers de pédophilie qui gangrènent l'institution. «Je comprends que les gens s'éloignent de l'Église, [qui] devient un obstacle à sa propre mission. Faut que ça change», a-t-il clamé aux côtés de l'expert en questions religieuses, Alain Pronkin. L'archevêque de Gatineau préfère toutefois que les prêtres coupables demeurent dans l'Église plutôt que de retourner dans la collectivité, de façon à pouvoir mieux les surveiller. «Tant qu'il demeure prêtre, j'ai un pouvoir sur lui», dit-il, une affirmation qui a laissé Rosalie Vaillancourt perplexe, et elle ne devait pas être la seule. Il reconnaît que le célibat dans la chasteté est «un immense défi», mais «c'est possible de le vivre joyeusement». L'ordination des prêtres lui apparaît encore impossible, mais il croit que les femmes devraient pouvoir porter le titre de diacre.

Le segment entre Catherine Perrin et Pénélope McQuade a certainement été le plus intéressant de l'émission. En s'assoyant dans le siège de Catherine dès le mois d'août sur ICI Radio-Canada Première, Pénélope n'a pas l'intention de virer la formule à l'envers. «Le créneau est plus fort que les animatrices», dit-elle, voulant être en continuité avec ce que faisaient Marie-France Bazzo et Christiane Charette. Après plus de 10 000 invités à Médium large, Catherine Perrin souhaite faire de la radio à un rythme hebdomadaire. «Il donne un show» et «il m'intimidait zéro», dit-elle de Claude Gingras, qui lui a accordé une des entrevues les plus décousues de sa carrière. C'est parce qu'elle se sentait trop petite devant un piano que Catherine Perrin a choisi le clavecin, plus petit.

Par ailleurs, Pénélope a confié qu'elle renonçait au botox. Sa vision de la chose a changé et son conjoint, Philippe Fehmiu, n'est pas un partisan de ces transformations. De plus, son meilleur ami lui a dit : «À un moment donné, je n'ai pas le goût de te regarder et de ne pas te reconnaître.» Un aveu qui l'a fait réfléchir.

On peut vraiment être fier de Guillaume Côté, considéré comme un des plus grands danseurs de sa génération. Enfant du Lac Saint-Jean, il a quitté la maison à 11 ans pour se consacrer à sa passion. Le film Soleil de nuit avec Mikhail Baryshnikov, qu'il a vu enfant, a été déterminant dans ses choix. Heather Ogden, qui a été sa Juliette sur scène, et avec qui il ne s'entendait pas au départ, est devenue son épouse. Aujourd'hui danseur principal du Ballet national du Canada à Toronto, il avoue qu'il a renoncé à danser dans les partys de famille. «Ma femme et moi, on veut apprendre la séquence de la fin de Dirty Dancing», blague-t-il, pour répondre aux demandes familiales.

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