Steeve Diamond présentera une supplémentaire de son spectacle Diamond Experience le 25 janvier au Théâtre du Cégep de Trois-Rivières.

Retour tout en rock

Trois-Rivières — Après des années de tournées en Europe avec trois autres imitateurs avec le spectacle 4 sans voix, Steeve Diamond est de retour au bercail. Bien qu’il ait grandement apprécié cette expérience, il avait envie de refaire un spectacle en solo. Un désir partagé par ses partenaires de scène. «On voulait sortir un one man show chacun de notre côté avant de, peut-être, reprendre l’expérience en 2022. Donc, ça s’est terminé en 2017. Quand je suis revenu, Juste pour rire m’a approché pour faire un show durant le festival. Il voulait avoir quelque chose de plus punché, plus rock. J’ai appelé mon chum Rej (le guitariste Réjean Lachance) et ç’a vraiment bien marché.»

Ce spectacle est à l’image des belles années de Steeve Diamond qui va jusqu’à dire qu’il a amené son Cégep dans cette nouvelle proposition. «Mes deux sœurs plus vieilles m’ont fait écouter du Joe Cocker et du Cats Stevens. Vers la fin des années 80, je mettais de la musique dans les bars. J’ai d’ailleurs commencé au bar chez Bill à Saint-Barnabé. Def Leppard, Bon Jovi, j’ai tout amené ça dans le spectacle.»

Un ton essentiellement rock agrémenté de la touche humoristique qui le caractérise. Il s’amuse, entre autres, à imaginer des humoristes bien connus dans d’autres métiers. «C’est important que les gens rient dans le show.» De plus, il a conservé certaines imitations qui ont été élevées au rang de classiques. «Ginette est toujours là et, en plus, elle raconte son histoire d’amour avec Johnny Hallyday!»

En plus de Réjean Lachance, il a recruté la chanteuse Jeanick Fournier, qui fait des imitations de Céline Dion, et peut compter sur Anik St-Pierre quand la première a des obligations.

Bien que Steeve Diamond ait connu de bonnes années sur les scènes du Québec, y revenir après une absence aussi longue n’était pas sans risque. «Quand je suis revenu d’Europe, j’ai loué le Capitol pour faire un test, pour savoir si les gens m’avaient oublié. J’ai vendu 594 billets. Je me suis dit: ‘Ils se souviennent encore de moi!’ Le show a vraiment marché.»

Dernièrement, il a présenté Diamond Expérience à la salle Anaïs-Allard-Rousseau et la réponse du public a été telle qu’une supplémentaire est prévue au Théâtre du Cégep de Trois-Rivières le 25 janvier. «J’ai eu un bel accueil. Ça m’a enlevé un gros poids sur les épaules.»

«On espère remplir le Cégep. Parce que... j’aimerais bien ça refaire la salle Thompson.»

C’est l’approche prudente qu’a choisie l’imitateur. «Je ne voulais pas partir tout de suite à Thompson. Je voulais recommencer plus petit mais qu’on grossisse tranquillement. À compter de l’été prochain, je veux recommencer à faire des festivals, je veux refaire le ComédiHa! à Québec, Juste pour rire...»

Difficile de dire si cette sagesse lui vient de son nouveau rôle de papa ou bien de l’expérience qu’il cumule mais chose certaine, faire ce projet au Québec, lui permet de mieux concilier cette nouvelle réalité. «C’est une vie très mouvementée. Je ne peux plus me sauver en Europe comme je le faisais avant. Ç’a juste bien tombé.»

Le retour de l’imitation

«Au Québec, l’imitation recommence à remonter mais il y a eu un gros creux.» Steeve Diamond pousse un gros soupir quand on lui demande comment se porte l’imitation au Québec. «Personnellement, je suis chanceux parce que je travaille autant en anglais qu’en français. J’ai un bon gagne-pain, je ne me plains pas», établit celui qui avoue que les spectacles corporatifs sont un important marché. «Mais en salle, l’imitation a été un peu, même beaucoup, plus difficile il y a 4 ou 5 ans. Véronique Dicaire est arrivée et elle a tout arraché sur son passage. Ç’a remis l’imitation en avant-plan et elle est en train de retrouver sa place.»