Le guitariste Randy Coleman effectuera un arrêt à l’église St. James ce samedi, 5 octobre, avec sa musique folk très ancrée dans la culture américaine.

Randy Coleman: Californien, ascendant Québécois

Trois-Rivières — C’est à la rencontre d’un musicien mais également d’un personnage hors du commun qu’est convié le public trifluvien le samedi 5 octobre à l’église St. James avec la visite de Randy Coleman, sympathique auteur, compositeur et interprète folk américain pris d’un sérieux béguin pour le Québec.

Pour le Californien de 51 ans, Trois-Rivières est une escale dans une tournée qui le mènera dans plusieurs villes québécoises impliquant Bécancour puisqu’il sera au Moulin Michel le 26 octobre.

Le lien du musicien avec le Québec relève d’une histoire assez sympathique. Elle part d’une vidéo qu’on peut facilement trouver sur YouTube où Randy Coleman interprète, seul à la guitare, Bohemian Rhapsody, de Queen. L’enregistrement a fait le tour du monde et lui a valu un courriel d’une Québécoise l’invitant à se produire dans un café appelé Le vent du large aux Îles de la Madeleine. «Je n’avais jamais entendu parler des Îles de la Madeleine mais comme j’ai une affection pour le personnage de Marie-Madeleine dans la Bible, ça m’a intrigué, racontait-il au téléphone depuis Los Angeles en début de semaine. J’ai accepté de m’y rendre pour m’y produire pendant une semaine. Ç’a été phénoménal! J’ai adoré l’endroit et l’accueil des gens a été extraordinaire. C’était en 2016 et j’y retourne chaque été depuis. Je ne saurais comment l’expliquer mais dès que j’ai mis les pieds là-bas, je me suis senti à la maison.»

Un certain bouche-à-oreille a fait son œuvre et Coleman a été invité à se produire à l’émission Salut Bonjour à TVA, puis à Belle et Bum à Télé-Québec. Il s’est trouvé un agent québécois qui gère sa carrière ici. «Je ne sais pas comment ça s’est produit mais j’ai senti une profonde connexion avec le public québécois. Même si ma musique folk, pas mal root, même, est foncièrement américaine, je sens une communauté d’esprit avec les gens chez-vous; un même profond et sincère amour de la musique. C’est mon mode privilégié d’expression et je pense que les Québécois sont sensibles à ma sincérité.»

Pour cette tournée québécoise, le guitariste se présentera en compagnie de son acolyte Carson Cohen, bassiste d’abord mais solide claviériste également. À quoi le public doit-il s’attendre en terme de menu? «Mes influences sont vastes. J’aime beaucoup le country traditionnel de Hank Williams, Merle Haggard ou la musique de jeunesse de Willie Nelson. Ça fait partie de mon ADN; ça tient sans doute à mes origines texanes. En même temps, j’aime la soul de Ray Charles, le country de Johnny Cash et je suis un fan inconditionnel de Queen. Je suis aussi un grand admirateur de Pavarotti. Comme vous voyez, ça ratisse large! Ma propre musique est country folk avec une tendance nettement rootsy.»

Il interprétera assurément quelques compositions tirées de son dernier album, Ragged Heart et de celui qui est en cours d’élaboration. S’il ne rechigne pas à reprendre des chansons des autres, il a son propre univers. «Écrire des chansons c’est carrément une raison d’être pour moi. J’ai une formation de comédien notamment parce que mes parents le sont de même que des études en beaux-arts mais la musique est ma plus profonde passion; elle m’a accompagné toute ma vie.»

Il est toujours délicat d’identifier quelqu’un par ses parents mais il convient quand même d’indiquer que Randy Coleman est le fils de l’acteur de cinéma et de la télé bien connu Dabney Coleman dont il a hérité de quelques traits physiques.

Sa prestation trifluvienne affiche déjà complet, ce qui le réjouit au plus haut point et il se dit très heureux de jouer dans une église. «L’idée de chanter dans une chapelle m’apparaît fantastique. Je suis très ouvert à l’expérience et je pense que ça peut être vraiment extraordinaire de faire ce spectacle dans un lieu propice au rapprochement avec le public. Ma musique est faite d’intimité, de partage intime avec les gens. Ça s’annonce bien!»