Qw4rtz présente Le meilleur des quatre dans plusieurs salles de la province cet automne.

Qw4rtz: le chemin du succès

Montréal — Après avoir conquis le cœur des dirigeants du G7 et attiré les foules dans le cadre d’un spectacle créé pour le 25e anniversaire du Festivoix de Trois-Rivières, Qw4rtz savoure comme jamais le succès qu’il a bâti, une note après l’autre.

Cet automne ne s’annonce pas non plus de tout repos pour les quatre chanteurs qui ont fait tout un tabac sur les planches du Théâtre Outremont vendredi soir, un des nombreux arrêts de leur tournée provinciale. La salle était bien remplie et n’a pas mis de temps à manifester son enthousiasme. Une grande proportion du public a d’ailleurs clamé les avoir déjà vu en spectacle lorsque la question a été lancée en début de soirée. À vue de nez, il y avait autant d’initiés que de spectateurs prêts à découvrir cette formation trifluvienne, signe que Qw4rtz s’est taillé une place enviable dans le paysage artistique québécois.

Pour ceux qui avaient le bonheur de les découvrir pour la première fois, les gars se sont présentés de façon très humoristique et ont fait un court historique de la formation. C’est d’ailleurs cet humour injecté à grandes doses qui permet de tisser des liens instantanément avec les spectateurs. La machine roule à pleine vitesse et on les sent confortable dans la vitesse de croisière qu’a pris ce troisième spectacle, Le meilleur des quatre, qu’ils promènent aux quatre coins du Québec depuis déjà près d’un an.

Les forces de chacun des chanteurs amène une couleur particulière. Louis Alexandre Beauchemin est comme de la dynamite. Philippe C. Leboeuf a une énergie contagieuse. François FA2 Dubé est capable d’une autodérision savoureuse et François Pothier Bouchard dévoile son côté intellectuel dans un numéro où il dénonce qu’une subvention leur a été refusée. Leurs forces s’imbriquent et les quatre personnalités s’équilibrent. Qw4rtz c’est ça. Quatre gars hyper talentueux qui s’éclatent.

Ce talent remarquable pour l’a capella est mis en valeur avec beaucoup de doigté. Les quatre voix sont toujours au premier plan, appuyées par des projections et des éclairages bien dosés.

Le quatuor offre plusieurs styles de musique durant le spectacle mais s’ancre beaucoup dans le pop. Une recette qui réjouit le public qui ne se fait pas prier pour taper des mains ou les balancer dans les airs. Ils parlent de niaiseries pour qualifier leur côté plus populaire, se défendant d’avoir fait de longues études qui leur permettent aussi de faire des choses beaucoup plus sérieuses: le qualificatif n’est peut-être pas très bien choisi. Si on prend comme mesure les signes d’appréciation - pluie d’applaudissements et ovation avant l’entracte - , il ne fait nul doute que le répertoire qu’ils ont choisi pointe vers la gloire.

Dans l’éventail qu’ils présentent, ils ne se limitent pas qu’à faire Havana, Believer, Shape of You, Sweet Child O’ Mine ou une époustouflante version de la Tribu de Dana. Ils présentent un magnifique et touchant hommage à l’abbé Claude Thompson, qui leur a donné cette passion pour l’a cappella, en interprétant, entre autres, une adaptation de Si les bateaux de Gilles Vigneault, signée par cette figure marquante de la musique trifluvienne.

À l’autre bout du spectre, l’hommage aux Backstreet Boys est explosif! À la puissance vocale déployée, ils ajoutent une chorégraphie pour le grand bonheur du public en délire. Le numéro du studio de doublage en est un d’anthologie. Juste wow!

L’une des belles surprises est camouflée dans le 2e rappel. Puisque tout ne vous sera pas dévoilé ici, vaut mieux réserver une place à la salle J.-A.-Thompson le 11 novembre pour la découvrir.