Qw4rtz sera en spectacle à l’Amphithéâtre Cogeco samedi pour le 50e anniversaire de l’UQTR de même qu’à Saint-Tite le 12 septembre pour un spectacle fait sur mesure pour l’événement.

QW4RTZ: fierté et fébrilité

TROIS-RIVIÈRES — Qw4rtz sera de passage dans la région deux fois plutôt qu’une dans les prochains jours alors que le populaire quatuor sera, dans un premier temps, parmi les vedettes invitées pour célébrer les 50 ans de l’UQTR à l’Amphithéâtre Cogeco et, par la suite, au Festival western de Saint-Tite pour une incursion dans l’univers du country.

«Ça nous fait deux gros spectacles en Mauricie de suite. Ça va nous permettre de faire nos classiques durant le spectacle célébrant les 50 ans de l’UQTR et ensuite, la semaine suivante, de faire des trucs qu’on n’a jamais faits! Je laisse le soin aux gens de deviner ce qui nous cause le plus grand stress», lance en rigolant Louis-Alexandre Beauchemin.

D’abord à Trois-Rivières, Qw4rtz partagera la scène avec François Massicotte, Biz, Breen Leboeuf, Lucien Francoeur, Odette Beaupré et Guy Marchamps, entre autres. «On est quasiment gêné qu’on parle beaucoup de nous dans ce spectacle, il n’y a tellement pas juste nous! C’est vraiment le fun de faire partie de ce gala, parce que c’est un peu la forme que ça va prendre.»

Quelques jours plus tard, ce sera direction Saint-Tite, pour une première participation à cet imposant rassemblement de cowboys. «On est tellement fébrile d’aller faire Saint-Tite comme ça. C’est fou. J’en reviens toujours pas qu’on ait eu la chance d’être invité dans un festival aussi gros pour un style qui colle tellement à l’a cappella mais qu’on entend vraiment moins souvent. C’est le fun de pouvoir avoir de l’a cappella country et d’en être, en quelque sorte, les ambassadeurs, de défricher un nouveau style pour la Mauricie.»

Louis-Alexandre Beauchemin souligne également l’audace de l’organisation du festival de proposer ce mariage de genres inattendu. «C’est intelligent, l’équipe veut démocratiser le country. Elle veut montrer que c’est très, très large. Les gens du festival et ceux qui le connaissent savent qu’il y en a pour tous les goûts à l’intérieur même du genre. Pour ceux qui ne sont pas encore au courant, le Festival voulait le démontrer en faisant un partenariat avec nous pour créer quelque chose de nouveau et de différent. Pour les gens qui nous connaissent et qui aiment ce qu’on fait, ça va leur permettre peut-être de s’ouvrir à ce festival, s’ils n’avaient pas déjà eu la chance d’y aller. Certains peuvent avoir des préjugés. Un peu comme, à une certaine époque, quand les gens pensaient qu’il fallait écouter du free jazz pour aller au Festival de jazz et y trouver son compte. Pourtant, il n’en est rien. C’est un peu la vision que le Festival a eue et on est vraiment touché de pouvoir participer à ça et d’embarquer dans ce party-là.»

D’ailleurs, le chanteur mentionne un exemple appuyant le fait que le mariage n’est pas si improbable au fond. «On a qu’à penser actuellement au plus grand hit de l’été [Old Town Road de Lil Nas X]. Quand on pense qu’un jeune passionné de rap décide de mélanger ça avec le country et que ça fait le plus gros succès au Billboard. Il y a un métissage musical qui nous amène tous ailleurs et qui nous fait découvrir des nouveaux sons. Pour nous aussi ça nous a challengés dans notre écriture. On a beaucoup de plaisir à le faire et en même temps, c’est un très gros défi qui nous demande énormément d’énergie et de temps.»

Parmi les bijoux que le groupe concocte pour le 12 septembre à 20 h au Country Club Desjardins, il y a un mix de chansons de Shania Twain avec Gabriella et une collaboration avec Cindy Bédard. Ces ajouts féminins sont d’ailleurs un des facteurs de motivation pour Qw4rtz. «Ça change la couleur de la voix. Ce n’est pas simplement de chanter dans l’aiguë, c’est une couleur qu’on n’a pas du tout en tant que «boys band». Ça nous amène d’autres façons de penser les arrangements musicaux et c’est vraiment trippant.»

Un nouvel album en plus!

Quand Louis-Alexandre Beauchemin dit que le groupe a de la broue dans le toupet, on n’hésite pas à le croire. En plus de la série de spectacles et de conférences qu’il offre aux quatre coins du Québec et des événements spéciaux auxquels il participe en Mauricie, il y a le nouvel album, financé grâce à une campagne Kickstarter, qui sera dévoilé cet automne.

«Les gens ont été tellement généreux qu’on a voulu leur en donner le plus possible. On est en train de travailler sur des versions de luxe sur lesquelles il y a encore plus de chansons. J’avoue que le calendrier déborde, c’est assez le fun mais c’est stressant en même temps.» Le vidéoclip du premier extrait a d’ailleurs été lancé cette semaine, Hurt de Johnny Cash. Une reprise de Nine Inch Nails sera également au programme à Saint-Tite. «On aime aller dans les vieux classiques. Le côté nostalgique nous fait pas mal triper», mentionne-t-il en glissant que parmi les autres titres de l’album, il y aura Bohemian Rhapsody et fort probablement Girls just wanna have fun.

«La version originale de Hurt livrée par Nine Inch Nail a un côté extrêmement intéressant mais extrêmement sombre. Il y a un parallèle avec la drogue dans sa façon à lui de le faire. Il y a quelque chose de très tourmenté et de profondément noir. Celle de Johnny Cash s’écoute plus comme un testament. On voit le vécu d’un vieil homme et les paroles prennent un nouveau sens dans sa version, surtout qu’elle est sortie moins d’un an avant son décès.»

La décision d’aller dans un style plus ténébreux a fait l’objet d’une longue réflexion pour les membres du groupe qui ont habitué leurs fans à un ton plus léger et cabotin. «C’était un grand questionnement pour nous. Les gens s’attendent souvent à rire dans nos vidéoclips. En fait, les gens s’attendent toujours à rire dans nos vidéoclips. On a décidé de prendre le risque qu’il n’y ait rien de drôle, que ce soit juste profond.»

«C’est peut-être le vidéoclip duquel, personnellement, je suis le plus fier.»