La directrice du Musée des Ursulines Josée Grandmont présente le trophée accompagnant le prix Excellence reçu lors du dernier congrès de la Société des musées du Québec.

Prix Excellence pour le Musée des Ursulines

TROIS-RIVIÈRES — Le Musée des Ursulines a obtenu un prestigieux honneur cette semaine dans le cadre du congrès annuel de la Société des musées du Québec en recevant un prix Excellence pour son projet de modélisation 3D et de réalité virtuelle 1699-2018: l’histoire d’une vie.

Les prix de la Société des musées du Québec visent à reconnaître, stimuler et récompenser l’excellence de la pratique muséale et mettent à l’honneur les réalisations de membres ayant contribué de façon significative à l’avancement de la muséologie québécoise. Pour ce qui est du projet du musée trifluvien, il permet de faire vivre au visiteur une expérience à l’aide d’un écran tactile ou d’un casque de réalité virtuelle et d’animations interactives 3D qui entraînent les visiteurs chez les Ursulines à 26 périodes différentes de leur histoire. On montre également, grâce à des plans de coupe, l’intérieur de la Maison blanche, de la cave au grenier.

Il s’agissait du second prix remporté par le Musée des Ursulines auprès de la Société des musées du Québec puisqu’il avait aussi été honoré en 2009 pour son projet Plus de 300 ans de mémoire vive, des enregistrements d’entrevues avec des religieuses racontant leur vie au couvent.

La directrice du musée, Josée Grandmont ne cachait pas sa joie au retour du congrès qui avait lieu à Rimouski du 1er au 3 octobre. «On espérait beaucoup ce prix parce que nous sommes très fiers de notre projet et évidemment, nous revenons de là-bas extrêmement heureux. Chaque prix est précieux mais celui-ci est un prix national remis par les pairs alors, il a une petite connotation spéciale. On a déposé deux candidatures au cours des années et on a gagné les deux fois; j’ai bien choisi mes dossiers!»

«En patrimoine religieux, on est pas mal parmi les précurseurs avec l’art numérique mais ça répondait vraiment à un besoin. Les visiteurs nous disaient souvent être déçus de ne pas pouvoir aller dans la crypte ou au grenier or, cette technologie-là nous permet de présenter l’ensemble du monastère. Je trouvais important de le faire avant qu’un nouveau propriétaire change sa vocation. Les Ursulines ont habité dans ce lieu pendant plus de 320 ans alors, c’était primordial de réaliser cette sauvegarde de patrimoine.»

«Le monastère ayant été classé site patrimonial en 2017 et comme on était éligibles à une aide financière pour le réaliser, on peut dire que les astres s’alignaient pour qu’on puisse mettre en œuvre ce projet. Rien n’aurait été possible sans l’ouverture d’esprit et la collaboration des Ursulines qui ont permis que ça se fasse et c’est pour ça que c’est aussi leur prix. Je vais d’ailleurs aller les voir dans leur nouvelle résidence la semaine prochaine pour leur montrer le trophée.»


« Rien n’aurait été possible sans l’ouverture d’esprit et la collaboration des Ursulines qui ont permis que ça se fasse et c’est pour ça que c’est aussi leur prix. »
Josée Grandmont

Au moment de la remise du prix, le jury a indiqué que le projet avait séduit par sa grande qualité, par le fait que c’est une sauvegarde d’un patrimoine tricentenaire et qu’un projet d’une telle ampleur ait pu être réalisé par une si petite équipe. «Une des forces du projet, c’est que le recours au numérique n’y est pas pour se substituer à des gens mais comme un appui à ce que nous offrons déjà. Les visites guidées ne sont pas remplacées mais grâce à cette application, on va pouvoir montrer tout le monastère. De plus, ça va être évolutif parce que nous allons ajouter de l’information chaque année. Par exemple, quand il y a eu des fouilles archéologiques dans la cour, on a réalisé des scans de ces fouilles et on va les intégrer dans l’application.»

Le prix vient s’ajouter au succès que connaît déjà cette application auprès des visiteurs depuis son instauration. «Les gens ne s’attendent pas à voir de la réalité virtuelle chez les Ursulines, souligne Josée Grandmont. En plus, quand ils ont le casque de réalité virtuelle sur la tête et qu’ils ont la vue depuis le sommet de la coupole, l’effet est assez saisissant.»

Il s’agissait de la deuxième excellente nouvelle pour le Musée au cours de la même semaine puisque la directrice a aussi appris que son Musée a été retenu par le gouvernement pour recevoir un soutien financier récurrent, ce qui constitue une première pour l’institution qui a toujours été reconnue par le ministère de la Culture et des Communications mais n’était pas soutenue dans le passé.