Le gala de remise des prix Arts Excellence de Culture Mauricie sera présenté le 12 mars prochain grâce, notamment, à ces trois intervenants. De gauche à droite, Sandie Letendre, présidente du c.a. de Culture Mauricie, Éric Lord, directeur général du même organisme et Marjolaine Arcand, animatrice de la soirée.

Prix Arts Excellence: une année de foisonnement

Trois-Rivières — La 21e édition des prix Arts Excellence de Culture Mauricie se fera sous le thème: Rémanence, ou la persistance des sensations et aura lieu le 12 mars prochain à la salle Denis-Dupont de l’école secondaire Le Tremplin de Sainte-Geneviève-de-Batiscan. Elle sera animée par Marjolaine Arcand. On a annoncé mercredi les finalistes dans sept catégories alors que Culture Mauricie rendra hommage à une personnalité de la région pour l’ensemble de son œuvre et sa contribution au milieu culturel.

Les prix pour lesquels on connaît les finalistes sont les suivants. D’abord, pour le prix du CALQ honorant l’artiste de l’année en Mauricie, les trois finalistes sont Alexandre Dostie, Guy Langevin et Fred Pellerin. Dans le passé, une bourse de 5000 $ se rattachait à ce prix or, le CALQ l’a portée à 10 000 $ à partir de cette année.

Pour le prix de la production métiers d’art de l’année, on retrouve l’artiste verrier Loïc Beaumont-Tremblay pour sa nouvelle série de bijoux et produits funéraires, François Fréchette, pour son vitrail créé pour la chapelle Marie-de-l’Incarnation du monastère des Ursulines de Québec et France Nobert pour sa collection de marionnettes en peluche avec cartes d’identité témoignant de leur caractère unique.

Pour la création en arts visuels, la liste finale inclut Jérémie Deschamps Bussières, pour son exposition La fuite des fusées éclairantes, Alexandre Dostie, pour son court métrage Je finirai en prison et la photographe Émilie Duchesne, pour son projet Migrations.

Le prix du livre de l’année sera disputé entre Du vent sur les épaules, de Marcil Cossette, Les grandes fatigues, d’Isabelle Dumais et La case 144, de Nadine Poirier.

Du côté de la création arts de la scène, on retrouve trois finalistes: Jeannot Bournival, pour Le Phénix, l’aventure musicale d’Amos Daragon, Intraordinaire, premier album de l’auteur, compositeur et interprète François Désaulniers et le spectacle Les Trifluviennes arrivent en ville, écrit et interprété par Fabiola Toupin qui s’est adjointe Manon Brunet et Julie Massicotte à l’interprétation.

Le prix de l’initiative culturelle sera remis à l’un des trois projets suivants: le Comité FOC pour la création de la certification Fabrication d’origine caxtonienne, l’initiative 1-2-3-4 pour sa petite place des arts à Saint-Mathieu-du-Parc et le Village du bûcheron pour l’intégration de la culture en milieu touristique.

Trois finalistes se disputeront aussi le prix de l’initiative culturelle de l’année: le Festival international de Danse Encore pour Proartedanza et la magie des feux, les Sages Fous, pour la préfiguration de la Fabrique de théâtre insolite: un pôle de théâtre insolite ainsi que l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières pour son concert On se fait du cinéma.

Culture Mauricie se réjouit particulièrement de l’intérêt des artistes pour cette 21e édition de ses prix arts excellence puisqu’on a atteint une participation record avec l’envoi de 63 dossiers de candidature qui marque un surplus considérable avec la moyenne d’une cinquantaine de dossiers habituellement. Aux yeux de la présidente de l’organisme Sandie Letendre, ces chiffres témoignent d’une année 2019 faste dans le monde des arts et de la culture en Mauricie. «Il y a des années comme ça où on constate une ébullition et ç’a été le cas en 2019. On est heureux de constater que même après 21 ans, l’engouement est toujours là et que le milieu est très vivant, très créatif.»

Pareil résultat permet de penser que Culture Mauricie accomplit bien son travail. «C’est vrai que Culture Mauricie a le vent dans les voiles: on a beaucoup de projets en marche et d’autres en préparation. Je pense qu’on remplit très bien notre mandat de bien représenter le milieu culturel, de le mobiliser, etc. Par contre, on se remet constamment en question et on travaille toujours à se réinventer. L’activité culturelle est foisonnante mais c’est agréable de constater que les artistes ont envie de présenter leur candidature à nos prix; c’est certainement bon signe quant à la pertinence de l’initiative. À nos yeux, ça reste une activité primordiale que de remettre des prix et des bourses: il faut mettre en lumière le travail des artistes. Ça contribue à leur rayonnement et ça montre combien nous sommes fiers de ce que les artistes accomplissent.»

À ce titre, le fait que le CALQ double le montant de sa bourse est très bien perçu par l’organisme mauricien. «On trouve ça génial, assure Sandie Letendre. Ça donne un élan aux récipiendaires et ça montre que leur travail est important. D’ailleurs, la qualité des candidatures est remarquable et c’est vrai depuis plusieurs années. À chaque année, nous sommes surpris de constater le niveau qualitatif des candidatures présentées et la constance de cette qualité d’une année à l’autre.»