Maxime Lapointe a démontré toute l’étendue de son talent et de son étonnante maturité, autant dans sa présence sur scène fracassante, le contrôle de sa voix que de ses textes à la fois simples et percutants.
Maxime Lapointe a démontré toute l’étendue de son talent et de son étonnante maturité, autant dans sa présence sur scène fracassante, le contrôle de sa voix que de ses textes à la fois simples et percutants.

Première demi-finale du FICG: Maxime Lapointe termine avec un point d’exclamation

Marie-Ève Lambert
Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est
Il y a eu beaucoup de synthétiseurs et d’électro dans la première demi-finale du 52e Festival international de la chanson, mardi. Au point où ça a fait énormément de bien d’entendre Maxime Lapointe insuffler une bonne dose de rock pour clore cette première proposition avec un point d’exclamation.

On dira ce qu’on voudra: le jeune Granbyen a ça dans le sang. Avec ses 20 ans à peine, il a démontré toute l’étendue de son talent et de son étonnante maturité, autant dans sa présence sur scène fracassante, le contrôle de sa voix que de ses textes à la fois simples et percutants.

Le diplômé de l’École nationale de la chanson nous a servi son mélange de rock, de pop, de blues et de folk assorti d’un franc-parler bien québécois avec une aisance sans pareille. Et si on a bien apprécié ses trois compositions, on a beaucoup accroché à sa dernière chanson, qui n’était pas sans nous rappeler du Vincent Vallières.

Pas étonnant que le jeune homme se soit rendu jusqu’aux duels à La Voix à l’hiver dernier! On n’a décidément pas fini d’entendre parler de lui!

Entre sensualité et sensibilité

C’est Audâze qui a eu l’honneur de partir le bal de cette première soirée avec ses mélodies jazz et son esprit pop-soul électro, offert pour la toute première fois en formule full band grâce aux musiciens du Festival.

Originaire de St-Roch-de-Richelieu, Jany Provost de son vrai nom démontre certainement une voix chaude et mature qui sert bien sa sensualité musicale. Elle est d’ailleurs détentrice d’un baccalauréat en chant jazz à l’Université Concordia, et a déjà travaillé avec de grands noms tels Kim Richardson ou Gary Schwartz, en plus d’avoir performé au Festival de jazz de Montréal en 2019.

Nul doute qu’elle saura faire son petit bonhomme de chemin. Elle nous prépare d’ailleurs un EP pour l’automne ou l’hiver.

Débarquée de Saskatoon après avoir remporté le concours Chant’Ouest, éemi nous a d’abord bercés sur la douce Pépère avant de nous expliquer que ses chansons, souvent tristes, lui servent à «coper» avec sa dépression et sa santé mentale fragile.

À la sensualité d’Audâze, on a toutefois préféré la sensibilité d’éemi. Débarquée de Saskatoon après avoir remporté le concours Chant’Ouest, l’auteure-compositrice-interprète nous a d’abord bercés sur la douce Pépère avant de nous expliquer que ses chansons, souvent tristes, lui servent à «coper» avec sa dépression et sa santé mentale fragile.

N’allez toutefois pas croire que sa proposition est dramatique et déprimante; la Fransaskoise nous sert ses textes sombres avec une poésie lumineuse, et use d’un humour sarcastique touchant à souhait rendant le tout très digeste.

Ariane Roy, de Québec, est ensuite venue ajouter du rythme à cette soirée avec sa pop alternative forte en synthétiseurs et aux influences résolument 80’s, surtout sur Le ciel est en place, qui a contrasté avec la planante Adèle servie en entrée.

Ariane Roy, de Québec, est ensuite venue ajouter du rythme à la soirée avec sa pop alternative forte en synthétiseurs.

Entourée de ses propres musiciens, la jeune femme dans la vingtaine a démontré une aisance et une belle présence scénique qui nous font dire qu’elle jouera assurément dans la cour des grands plus tôt que tard.

Deux styles particuliers

Comment présenter Jalapeño Papa? Le Néo-Écossais se définit comme un romantique sans espoir et fait donc de la «musique sensuelle» à saveur électrofunk sans se prendre au sérieux.

Sur scène, son personnage n’est pas sans rappeler celui du faux crooner Jessy Benjamin, qu’on a pu voir jusqu’en finale du FICG en 2018. Et on n’a pu s’empêcher de penser que sa chanson L’amour dans l’été ferait un très bon «summer hit».

Comment présenter Jalapeño Papa? Le Néo-Écossais se définit comme un romantique sans espoir et fait donc de la «musique sensuelle» à saveur électrofunk sans se prendre au sérieux.

Grand gagnant du Gala de la chanson de Caraquet, c’est en direct du Centre des arts et de la culture de Dieppe que sa performance a été captée, les gens des Maritimes étant réticents à faire traverser la frontière à l’auteur-compositeur-interprète et ses trois musiciens.

De son côté, le duo Kinkead, formé des jumeaux Henri et Simon, est débarqué de Ste-Foy avec un style tout aussi particulier. Sa pop-québ «gambade avec l’indie rock», pour emprunter les mots de Michel Robichaud, et flirte parfois même avec le néo-soul et le disco. «Si tu ne danses pas là-dessus, tu n’as pas d’âme!», a bien résumé l’animateur.

La proposition n’est pas inintéressante avec des textes imagés pour accompagner des rythmes accrocheurs, si bien qu’un premier album, Migration, devrait voir le jour à l’automne.

Mentionnons pour terminer que quelque 160-170 personnes ont assisté à cette première soirée de demi-finales via la page Facebook du Festival, avec une pointe légèrement au-dessus de la barre des 200 vers 20h.

+

AU PROGRAMME LE MERCREDI 19 AOÛT

Deuxième soirée de demi-finales avec:

  • Fany Dumais (Montréal, Québec)
  • Sympa César (Edmonton, Alberta)
  • Barbara Daris (Beaupré, Québec)
  • Laurent Corbec (Montréal, Québec)
  • Patatrak (Montréal, Québec)
  • Bermuda (Sherbrooke, Québec)

La diffusion a lieu gratuitement à 19 h 30 sur la page Facebook, le compte YouTube et la page officielle du Festival international de la chanson de Granby (www.ficg.qc.ca).