C'est dans une énergie folle que la toute première activité du Festival international de Danse Encore s'est terminée jeudi grâce à la troupe colombienne Aainjaa.

Place à la fête de la danse

La 23e édition du Festival international de Danse Encore (FIDE) s'est mise en branle jeudi avec la présentation du 5 à 7 expérience qui a permis à une centaine de privilégiés de voir le festival dans la perspective des artistes eux-mêmes: depuis les coulisses.
Privée de son partenaire, Ayodele Casel s'est pliée de bonne grâce à l'exercice de l'improvisation en solo au grand plaisir des spectateurs du 5 à 7 expérience présenté jeudi pour lancer le Festival international de Danse Encore.
Le public a pu savourer quelques bouchées tout en faisant connaissance avec Louise Lecavalier qui offrait une entrevue à la salle Anaïs-Allard-Rousseau. Par la suite, Ayodele Casel a présenté un joli numéro de tap dance improvisé dans le foyer de la salle Thompson. Mais sans aucun doute, le public retiendra le numéro de la troupe de percussions colombienne Aainjaa qui a clos le 5 à 7 avec une performance électrisante sur la scène de la vénérable salle. 
Une salle qui vibre probablement encore des sons tonitruants des tambours de la troupe colombienne animée du feu de Dieu. Le public s'est levé d'un coup pour saluer bruyamment la prestation de Aainjaa, une décharge d'énergie brute absolument irrésistible. Si la 23e édition du FIDE promet de grands moments avec, notamment, les spectacles de danse contemporaine de Fou Glorieux et Louise Lecavalier, il ne fait guère de doute que le grand public, celui des rassemblements sur la rue des Forges pour les super partys, va tomber raide dingue de la troupe colombienne et de son contagieux dynamisme. 
Aux rythmes fous des percussions s'ajoutent des chorégraphies qui témoignent de l'enthousiasme extrêmement séduisant de ces jeunes Colombiens qui vont diviser leurs prestations publiques extérieures entre une parade sur la rue des Forges et quelques numéros sur scène. À ne pas manquer.
Il reste que le 5 à 7 a été quelque peu perturbé par une réalité qui s'impose désormais aux voyageurs aériens: l'augmentation de la sécurité dans les aéroports. La troupe Aainjaa a été considérablement retardée quand ses membres ont fait l'objet de contrôles pointilleux de la part des autorités. Heureusement, ils étaient là jeudi comme prévu. Par contre, Anthony Morigerato n'a pas eu cette chance.  Il n'était toujours pas à Trois-Rivières au moment où il devait présenter un numéro préparé avec Ayodele Casel pendant le 5 à 7. Celle-ci a été contrainte d'improviser seule le numéro offert au public inconscient de la mésaventure mais ravi de la prestation.
«C'est la première fois que les problèmes de sécurité aux aéroports ont un impact sur notre événement, commentait la directrice générale et artistique Claire Mayer, mais au train où vont les choses, il fallait bien s'attendre à ce que ça arrive un jour. Je suis amenée à beaucoup voyager par avion et je constate que c'est de plus en plus difficile.»
Pas suffisamment pour perturber la programmation de l'événement dans son ensemble, cependant. Claire Mayer s'attend à vivre une édition forte en émotions. Les participants au 5 à 7 expérience ont été à même de le constater quand la directrice a fait la présentation de cette 23e édition. À la seule mention de l'hommage qui sera rendu à Vincent Warren lors du gala de samedi soir, sa voix s'est brisée et il lui a fallu prendre une courte pause pour laisser passer l'émotion.
«C'est une édition qui va être très émotive pour moi. Il y a plusieurs bons amis du monde de la danse que je n'ai pas vus depuis longtemps qui vont être ici. Je suis aussi émue de voir l'attitude de nos invités. Ayodele Casel qui n'a pas hésité une seconde à improviser un numéro malgré l'absence d'Anthony ce soir. Je pense à Louise Lecavalier qui n'a jamais enseigné et qui, en toute générosité, va offrir un atelier simplement parce qu'elle participe au Festival. Même générosité de la part de Stacey Tookey, une chorégraphe superstar, et toutes ses classes sont archipleines.»
«Pour le reste, je suis surtout rassurée pour la température qui s'annonce très belle. Pour nous, c'est tellement plus facile: 75 % de l'ambiance du Festival tient simplement à ça, la météo. Là, maintenant, j'ai surtout hâte de voir mes amis, j'ai hâte de voir les performances dont plusieurs que je n'ai même pas encore vues. Je vais savourer au maximum cette édition comme le public dans les salles ou même à l'extérieur, avec Aainjaa.»
Il reste encore quelques billets pour le gala de vendredi soir. Pour samedi, il faut accepter d'être assis dans les toutes dernières rangées du second balcon pour avoir le privilège d'y assister. Cependant, il reste toujours des places pour le spectacle mettant en vedette Louise Lecavalier et celui de ProArte Danza à la Maison de la culture respectivement vendredi et samedi soir, 19 h.
Il reste encore quelques billets pour le gala de vendredi soir. Pour samedi, il faut accepter d'être assis dans les toutes dernières rangées du second balcon pour avoir le privilège d'y assister. Cependant, il reste toujours des places pour le spectacle mettant en vedette Louise Lecavalier et celui de ProArte Danza à la Maison de la culture respectivement vendredi et samedi soir, 19 h.