Gaétan Leclerc

Pieds nus dans l’aube: Gaétan Leclerc ému

Trois-Rivières — Gaétan Leclerc, neveu de Félix et fils de Jean-Marie, qui occupe une grande place dans le film Pieds nus dans l’aube, a assisté au visionnement de presse à l’invitation de ICI Radio-Canada Mauricie-Centre-du-Québec. À la sortie, il s’est dit particulièrement ému par l’œuvre de Francis Leclerc.

«J’avoue que je suis très remué. Il y a des moments où j’ai eu les larmes aux yeux. C’est vraiment très spécial pour moi parce qu’on y voit la personnification de mon père quand il était jeune. Je peux confirmer que le film raconte des épisodes qui correspondent à des histoires que mon père nous racontait en rapport avec sa jeunesse et sa famille.»

«Ce que je retiens, c’est que ce qu’on nous raconte est fidèle à ce que je connais. Le film raconte une enfance dorée au sein d’une famille unie et je sais que Félix et Jean-Marie ont bel et bien eu une enfance heureuse.»

«C’est aussi assez juste quant à la description des personnages. Par exemple, dans une scène, on voit le Père Richard qui parle de Jean-Marie à Félix et il dit qu’il n’est pas fait pour les études parce que lui, il aime trop la terre. C’était parfaitement vrai: Jean-Marie a toujours aimé la terre, il est allé à l’école d’agriculture des Frères d’Oka. Il aimait la terre à tel point qu’à la maison, il gardait de la terre dans des petits bocaux.»

L’œuvre fait une place considérable au Canton Mailloux, un lieu reculé où Léo, le père de Félix, se rendait chaque année pour couper du bois. «Mon père nous en a beaucoup parlé de Canton Mailloux, se souvient Gaétan Leclerc. C’était un coin qui appartenait à mon grand-père et je sais que quand ils y allaient, c’était vraiment spécial, comme on le voit dans le film.»

Celui que, dans le film, on a appelé l’oncle Richard, Gaétan Leclerc l’appelle plutôt le Père Richard. Il prend une place importante puisqu’il vivait dans la famille de Léo Leclerc. «Ma grand-mère ne l’aimait pas beaucoup, le Père Richard, rigole Gaétan, parce que des fois, quand il crachait, il ratait le crachoir et crachait sur le plancher!»

Pour simplifier le récit, les scénaristes Francis Leclerc et Fred Pellerin ont fait des amalgames avec les personnages ou des accrocs à la réalité. «Ils ont placé Grégoire comme plus jeune que Jean-Marie et Félix alors qu’il était entre les deux. Aussi, ils ont donné le prénom d’Anne-Marie à la plus vieille, celle qui joue beaucoup de piano alors que c’est ma tante Marthe qui était toujours au piano. Ça, ça m’a beaucoup touché parce que le piano de la maison familiale de La Tuque, il a été déménagé dans la maison de mon père à Sainte-Marthe alors, ce piano-là, je le connais bien.»

Pour ce qui est de la facture générale du film, elle a aussi beaucoup touché Gaétan Leclerc. «Il y a un côté poétique dans le traitement que j’ai doré. Les images sont magnifiques. J’ai lu Pieds nus dans l’aube évidemment, donc, je connaissais un peu les histoires que le film relate mais j’ai beaucoup aimé comment il les ont traitées. Ça fait honneur à l’œuvre de Félix.»

Gaétan Leclerc se promettait de retourner voir le film pour y observer certains détails supplémentaires et, sans doute, pour le savourer de nouveau.