Le Théâtre des Nouveaux compagnons amorce sa saison avec Petit déjeuner compris, une pièce idéale pour combattre la grisaille de novembre.

Petit déjeuner compris: une comédie sans limites

TROIS-RIVIÈRES — La saison du Théâtre des Nouveaux compagnons s’amorcera dans la bonne humeur avec la pièce Petit déjeuner compris, une comédie idéale pour combattre la tristounette grisaille. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui a motivé le choix de Valérie Gagné qui signe une mise en scène pour la deuxième fois.

«J’avais envie de commencer la 99e saison avec une grosse comédie où je ne me suis pas imposé de limites. J’ai un immense décor, j’ai 17 comédiens, j’ai 7 à 8 caméos à l’intérieur de la pièce, dont des journalistes, des animateurs, des chanteurs...», raconte Valérie Gagné visiblement très enthousiaste. D’ailleurs, afin de créer un effet de spontanéité, les comédiens ne seront avertis qu’à la dernière minute de l’identité de l’invité qui fera une apparition.

«J’ai des comédiens d’expérience vraiment solide et des nouveaux comédiens qui sont impressionnants.» La quantité de comédiens requis pour monter cette production représentait à elle seule un défi.«J’ai dû remplacer un de mes comédiens à une semaine du show», mentionne-t-elle. C’est Marc Lachance qui a pris le relais au pied levé et qui s’est intégré dans l’équipe en moins de deux. «Il m’a dit oui tout de suite et, après trois jours, il maîtrisait le texte de ces deux importantes scènes, celle du début et celle de la fin. Il joue avec Mathilde Beauchemin et ce sont des machines!»

Cette pièce qui a été écrite par Christine Reverho et adaptée par Benoît Girard présente, en 17 tableaux, des scènes qui se situent dans une chambre d’hôtel quelconque sur une période de plus de 35 ans. «Ce sont de courtes scènes à la Saturday Night Live, très humoristiques... en tout cas, on a beaucoup ri!» Trente-trois personnages évolueront dans cet univers à travers des histoires de tromperies, de coucheries, de séparations et de réconciliations. «J’avais envie de retourner dans l’humour pour pouvoir m’amuser. Huis clos c’était une construction musicale, vidéo, avec un piano sur la scène et des comédiens dans un espace restreint. J’avais envie d’élargir ça et mon décor, il est énorme!», lance fièrement la jeune femme. Le décor prendra d’ailleurs une place importante dans le spectacle. «La chambre d’hôtel est le comédien principal, on va s’y attacher, je pense.»

C’est donc une atmosphère très différente de sa dernière production que Valérie Gagné propose au public. Elle a décidé de s’éclater notamment par la trame musicale. «La musique va prendre une très grande place dans la pièce et on va jouer avec. L’enveloppe musicale était importante. J’ai même une scène qui s’apparente à un vidéo-clip. On va entendre Dubois, U2, Lady Gaga...»

Le spectacle s’annonce comme un divertissement qui en mettra plein la vue au public. «On part vraiment dans beaucoup de directions. Jamais on ne va signifier les époques, on va les voir entre autres dans les costumes. La musique va aussi donner un indice sur l’année dans laquelle on se trouve. Ce qui est intéressant, c’est que la chambre est laide et elle ne change jamais», rigole-t-elle.

C’est donc à un spectacle dynamique que le public sera convié les 8,9,10,11 ainsi que les 15, 16 et 17 novembre à la salle Anaïs-Allard-Rousseau.