La troisième saison de l’Orchestre pop de Trois-Rivières sera notamment marquée par la présence de chanteurs solistes locaux. De gauche à droite, on retrouve Francesco Verrachia, pour la Soirée italienne, André Veilleux, pour le concert de Noël et le directeur musical Michel Kozlowski.

Orchestre pop de Trois-Rivières: la variété, toujours au rendez-vous

Trois-Rivières — L’Orchestre pop de Trois-Rivières en est à sa troisième saison et c’est avec enthousiasme que son chef et fondateur, Michel Kozlowski, a présenté les thèmes des trois concerts qui la composeront. On débutera avec un concert de Noël les 23 et 24 novembre pour poursuivre avec une soirée italienne les 7 et 8 mars pour terminer, les 30 et 31 mai avec La pop au tournant du millénaire.

Ce sont un peu les hasards du calendrier qui ont dicté le thème pour le premier concert parce que comme il aura lieu à la fin du mois de novembre, qu’on le veuille ou non, on sera déjà dans la préparation de la fête de la nativité. Le Noël de l’Orchestre pop trifluvien sera notamment inspiré des crooners américains comme Frank Sinatra, Dean Martin, Perry Como ou le Canadien Michael Bublé parce que le directeur musical sait qu’il peut compter sur un spécialiste du style: le Trifluvien André Veilleux qui retrouvera l’orchestre pour une deuxième fois.

«L’avantage d’avoir un orchestre de 35 musiciens comme le nôtre pour accompagner des chansons de Noël comme ce que font les crooners, c’est qu’on peut les reprendre de la façon dont le public est habitué de les entendre, explique le directeur musical. De plus, avec André, on pourra compter sur un soliste de confiance qui connaît l’orchestre et vice-versa.»

Celui-ci retrouvera un contexte qui lui est familier. «C’est vrai que ça m’est familier puisque j’ai déjà chanté quelques fois avec un orchestre de cette ampleur à l’époque du Grand Orchestre de la Mauricie mais je dirais qu’il y a probablement un petit côté plus près du classique avec Michel Kozlovski à la direction. Chanter avec 35 musiciens, ça crée une vibration ou une chaleur qui est unique et vraiment intéressante. Je connais bien mes repères dans ce contexte et je me sens très à l’aise. La première fois avec l’Orchestre pop, j’avais fait de la chanson française et j’avais beaucoup aimé l’expérience. À chaque fois, il y a du nouveau matériel. Même si dans le cas de Noël, je connais le répertoire à 90 %, je sais que Michel va arriver avec des nouveautés stimulantes. Je pense notamment à une chanson de Noël country que je ne connaissais pas et que j’ai beaucoup aimée. Par ailleurs, c’est du matériel que j’adore. Ce n’est pas de la frime: je peux écouter de la musique de Noël à partir du début novembre sans problème.»

Avec une trentaine d’années d’expérience derrière lui, le soliste se dit plus en contrôle de ses moyens que jamais. «Bien sûr, il y a des choses que je ne fais plus et mon registre a baissé quelque peu mais vocalement, je suis très à l’aise. Le souci de bien chanter d’un point de vue technique est plus grand et surtout, au niveau de l’interprétation, je pense être à mon meilleur. Je m’approprie mieux le répertoire. Par exemple, le mois dernier, j’ai fait quatre représentations de Une nuit sous les ponts de Paris au Capitole à Québec avec des classiques de la chanson française. Il s’agissait de pièces que le public connaissait bien et dans ce contexte je devais éviter de les chanter à la façon des interprètes originaux. L’interprétation devient alors primordiale: il faut que tu la sentes, que tu assumes chaque parole et à ce titre-là, je me sens nettement meilleur que je ne l’ai jamais été.»

Pour la soirée italienne, Michel Kozlowski fera appel à un autre soliste de confiance en la personne du Trifluvien d’adoption Francesco Verrachia, un ténor qui maîtrise le répertoire italien populaire à merveille. Par ailleurs, pour le dernier concert de la saison, l’Orchestre pop fera appel au Trifluvien d’origine Yannick Strawinsky pour reprendre les chansons qui ont marqué le répertoire populaire à la fin du dernier siècle.

Avec ce menu, le directeur artistique est très optimiste quant au succès de l’Orchestre au guichet. «Personnellement, comme créateur, je n’aime pas me cantonner dans une recette unique. J’aime explorer et aussi faire connaître des choses au public. C’est d’autant plus important que je bénéficie d’un orchestre d’une certaine ampleur dont il faut savoir tirer parti. On a toujours opté pour la variété et le public nous a suivis.»

Le chef estime que cette clientèle est toujours en développement mais il en connaît déjà certains paramètres. «On savait que le thème de Noël aurait du succès et la vente des billets est meilleure que prévu. Habituellement, on rejoint plutôt une clientèle adulte mais pour ce concert spécifique, c’est la représentation du dimanche après-midi qui devrait accueillir plus d’enfants qui se vend très bien. Ça veut donc dire qu’il y a encore toutes sortes de possibilités à explorer quant à notre public.»

«L’an dernier, nous avons connu un beau succès avec, pour un concert, deux représentations où la salle était occupée à 90 %. Habituellement, les samedis soirs sont bons alors que la représentation du dimanche est plus variable. C’est difficile de savoir d’avance ce qui va marcher le mieux mais je ne doute pas qu’il y ait une recette du succès et qu’avec l’expérience, on va la trouver.»