Olivier Charland était le seul Québécois en lice pour les Young Guns 15 qui regroupe les meilleurs créatifs au niveau international.

Olivier Charland finaliste au concours Young Guns 15

Trois-Rivières — «C’est un bel honneur, une belle tape dans le dos», se réjouit Olivier Charland, le seul représentant québécois finaliste pour les Young Guns 15, un concours international qui récompense les talents créatifs.

«C’est un concours très prestigieux. C’est le seul qui récompense l’ensemble du travail des artistes en bas de 30 ans. Ça donne une notoriété et un sceau à l’effet que ces porte-folios sont de calibre international. De plus, c’est un honneur individuel», explique celui qui a remporté plusieurs prix depuis 2013 pour des projets réalisés en équipe. 

Au final, la trentaine de gagnants sélectionnés parmi les 90 finalistes se retrouvera à New York au début novembre pour la remise des prix. Même s’il n’a pas été sélectionné pour l’étape ultime, Olivier Charland avoue que la récompense n’est pas le seul bénéfice de cette compétition. 

«Ça fait circuler un peu plus mon nom et ça peut m’amener d’autres opportunités. Les agences consultent ces listes-là et comme ça je me fais voir des plus grosses agences», mentionne celui qui a, entre autres, travaillé pour Redbull, Aldo, le Cirque du Soleil et la Banque de développement du Canada.

«Je ne sais pas si ce sont les circonstances ou si c’est un impact direct du concours mais on dirait que je ressens déjà les impacts positifs dans mes courriels. J’ai l’impression que nom nom a circulé un peu plus.»

Plus de travail créatif peut représenter un défi notamment au niveau du renouvellement des idées. «J’ai envie de faire des projets qui me ressemblent et me stimulent. Je ne pense pas trop à me différencier des autres mais plutôt à faire des projets que je trouve intéressants et qui me représentent», expose-t-il.

«J’aime expérimenter de nouvelles méthodes de nouvelles techniques. C’est aussi en faisant des projets personnels qu’on peut découvrir de nouvelles pistes. Le truc, c’est d’oser essayer des nouvelles choses. Ces projets personnels nous permettent de repousser la limite de la créativité.» 

«C’est le fun de se faire appeler parce que les compagnies veulent travailler avec toi. C’est en faisant des projets et en les mettant de l’avant que les compagnies les voient et veulent avoir un peu de mon style dans leur image.»

En diffusant ses réalisations sur le web, Olivier Charland souhaite ainsi que son travail lui permette de voir du pays. C’est d’ailleurs en direct de l’Europe que Le Nouvelliste a pu lui parler. 

«Avec le genre de travail que je fais, si je reste seulement à Montréal, je vais peut-être stagner et ne pas avoir tous les grands projets que j’ai l’ambition d’avoir. Je pense que mon travail s’exporte bien et je commence déjà à avoir des contrats à l’extérieur et j’ai envie que ça me permette de voyager.»

«C’est plus facile de travailler à Montréal mais je n’ai pas envie de m’y limiter et c’est pour ça que je pousse mon travail à l’international avec internet c’est beaucoup plus facile, notamment avec des concours comme ça.»