Le metteur en scène de Notre Dame de Paris, Gilles Maheu.

Notre Dame de Paris s’installe à l’Amphithéâtre

Trois-Rivières — Il y avait de l’action mardi à l’Amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières à la veille de la première représentation de Notre Dame de Paris. Cette toute nouvelle mouture du spectacle créé il y a 20 ans par Luc Plamondon et Richard Cocciante met en scène une Fleur-de-Lys bien connue dans la région.

La jeune fiancée de Phoebus jalouse que son beau chevalier soit attiré par la gitane Esméralda est interprétée par Valerie Carpentier. La chanteuse originaire de la région est la dernière à s’être jointe à la nouvelle distribution de Notre Dame de Paris et a su impressionner le metteur en scène, Gilles Maheu.

«Elle a une voix magnifique. Valérie était très nerveuse au début et c’est normal. Les autres interprètes ont au moins 150 shows dans le corps. En répétition, on a bien travaillé et on l’a rassuré. Et j’avoue qu’elle m’a vraiment surpris dès le premier spectacle», affirme le metteur en scène de Notre Dame de Paris depuis sa création.

Au lendemain de la première de Notre Dame de Paris au Grand Théâtre de Québec, Valérie Carpentier a publié sur sa page Facebook des propos qui résument très bien comment elle embrasse son nouveau défi. «Merci pour cette opportunité incroyable que vous [l’équipe du spectacle] m’offrez de travailler dans le plaisir avec vous tous. Je chéris chaque moment. Je me dépasse, j’apprends, je me nourris. Je vous adore. J’adore mon métier plus que jamais», a écrit la chanteuse originaire de Sainte-Anne-de-la-Pérade.

Une expérience renouvelée
Même si le spectacle est le même que lors de sa création il y a 20 ans, l’expérience des spectateurs promet d’être différente. «Nous avons refait le décor, les costumes et nous avons resserré la mise en scène en 20 ans. Et nous avons surtout changé les aspects entourant les acteurs et les chanteurs», souligne Gilles Maheu qui se dit ravi d’arriver au Québec avec une distribution qui mélange des interprètes d’expérience et des plus jeunes.

«Le spectacle, c’est la performance des gens. Des fois, on a des rôles qui sont moins forts que d’autres, mais là les sept sont fantastiques. Ça fait que le spectacle est à 110 % à chaque fois.»

Membre de la toute première distribution de Notre Dame de Paris, Daniel Lavoie fait partie de la nouvelle mouture du spectacle et a repris son rôle de Frollo. Il partage la scène avec des interprètes qui ont une bonne expérience de Notre Dame de Paris comme Richard Charest ou encore avec des artistes qui sont nouveaux dans l’aventure comme Valérie Carpentier.

Les techniciens de scène s’affairaient mardi à monter les derniers éléments de décors à l’Amphithéâtre Cogeco.

«Pour moi, c’est une des trois tops gangs que nous avons eues en 20 ans. Il y a eu la première distribution avec Garou et les autres, la première distribution en Italie ainsi que celle-ci. La première à Québec avec la nouvelle distribution était incroyable. J’ai vu 500 shows et j’étais sans mots. Et ça, c’est plaisant pour un metteur en scène», avoue Gilles Maheu.

«J’espère qu’à Trois-Rivières, vous aurez la même chose. Je suis confiant. [...] Des spectateurs de Québec nous disaient qu’ils avaient vu le spectacle plusieurs fois et que leur expérience était très renouvelée. La différence se retrouve dans les mille détails qui ont changé depuis la création du spectacle.»

Les interprètes de Notre Dame de Paris ont tous de très belles voix. Ils ont su, précise le metteur en scène, se mettre dans la peau de leur personnage et s’imprégner des drames vécus par les personnages créés par Victor Hugo il y a 187 ans. «Les chanteurs pop n’ont toutefois pas un métier d’acteur. Ce sont des chanteurs. Pour jouer les personnages, ça prend du temps», confie Gilles Maheu qui estime que les interprètes ont magnifiquement surmonté ce défi.

«Je représente le public, c’est ça un metteur en scène. Si je me mets à oublier tous les petits détails techniques, c’est l’émotion qui reste. Et Notre Dame, ça demeure ça, c’est l’émotion qui s’en dégage.»

Des décors impressionnants
Le Nouvelliste a pu observer les techniciens de scène à l’œuvre mardi lors d’une incursion dans les coulisses du spectacle. Imposant sur une scène aussi grosse que celle de l’Amphithéâtre Cogeco, les décors étaient alors bien avancés. Ceux qui ont vu le spectacle il y a 20 ans retrouveront sensiblement les mêmes éléments sur scène.

Bien qu’ils ont été remplacés depuis, ces décors permettent la même mise en scène que lors de la création du spectacle. L’utilisation de décors physiques plutôt que de projections multimédias a permis à l’œuvre de demeurer toujours aussi actuelle, estime le metteur en scène.

«Nous voulions avoir un décor comme à l’opéra. Un jour John Travolta est venu voir le spectacle et il était impressionné et ravi que nous utilisions de vrais décors pour ce spectacle», se souvient Gilles Maheu.

«Le spectacle a été créé au Palais des Congrès de Montréal où la scène est très grande. Et j’aime mieux quand la scène est grande, car c’est plus près de la création originale. Ici à Trois-Rivières, c’est une grande salle.»

Notre Dame de Paris s’installe à l’Amphithéâtre Cogeco jusqu’au 1er septembre. Le directeur général de la Corporation des Évènements de Trois-Rivières, Steve Dubé, soutient que la vente des billets se déroule très bien. «Nous avons même ajouté une supplémentaire. C’est signe que ça va bien», lance-t-il.