La présidence d’honneur de la 31e édition du Salon du livre de Trois-Rivières sera assurée par le philosophe, professeur, essayiste et militant Normand Baillargeon.

Normand Baillargeon, président d’honneur du Salon du livre de Trois-Rivières

TROIS-RIVIÈRES — La 31e édition du Salon du livre de Trois-Rivières se tiendra du 28 au 31 mars prochain dans les tout nouveaux locaux du Centre d’événements et de congrès intégré, le CECi. C’est sous le thème de «Soif de savoir» que le public sera invité à communier autour du livre.

Étroitement fidèle à son thème, le SLTR a choisi le philosophe, enseignant et essayiste Normand Baillargeon comme président d’honneur. Par ailleurs, le Salon a changé les paramètres de son volet dédié aux invités d’honneur, ceux-ci n’étant plus associés à une journée spécifique mais bien plutôt à un volet de la littérature. Ainsi, pour le roman historique, on a choisi Laurent Turcot, Olivier Bernard pour la littérature jeunesse, Louise Portal pour le récit et Joséphine Bacon pour la poésie.

Histoire d’être en phase avec les intérêts des lecteurs, on ajoute deux domaines cette année: l’illustration, représentée par la Trifluvienne Mathilde Cinq-Mars, ainsi que la gastronomie qui amènera le chef bien connu Jean Soulard. Marjolaine Beauchamp, artiste multidisciplinaire, sera l’écrivaine en résidence ce qui signifie qu’elle écrira à chaque jour un texte inspiré par le déroulement de l’événement, texte qu’elle lira devant public alors qu’il sera publié sur le site Internet du Salon au www.sltr.qc.ca.

Par ailleurs, à chaque année, le Salon du livre de Trois-Rivières rend hommage à un éditeur et pour 2019, c’est aux Éditions Québec-Amérique que revient le titre d’éditeur à l’honneur.

Comme d’habitude, le volet des animations scolaires occupera une place privilégiée dans le Salon et on annonçait lundi que près de 4000 élèves de différentes écoles de la région sont d’ores et déjà inscrits. Les jeunes du préscolaire jusqu’au 2e cycle du secondaire seront les bienvenus et pourront rencontrer différentes personnalités de la scène littéraire comme Louise Lacoursière, Nadine Deschenaux, Tristan Demers, Michel Châteauneuf et plusieurs autres. 

De plus amples informations viendront au cours des prochaines semaines quant à la programmation proprement dite mais on sait déjà que le fait d’être abrité dans le nouveau CECi permettra d’améliorer l’aménagement physique du Salon du livre. «On va pouvoir s’étendre un peu plus, convient la directrice générale Julie Brosseau. On va avoir plus d’expositions mais le gros des activités vont continuer de se concentrer au deuxième étage du CECi où les gens ont l’habitude de nous retrouver. Cependant, on va pouvoir utiliser quelques salles au rez-de-chaussée pour des conférences ou différents ateliers. C’est sûr que ça signifie plus d’espace pour nous, ne serait-ce que pour l’accueil, c’est tellement vaste, beau, lumineux, mais on va aussi profiter de quelques salles de plus que dans le passé.»

«On a noté l’an dernier que les gens appréciaient particulièrement les conférences et ateliers ayant une certaine connotation intellectuelle, un peu plus nichés, au point où on a voulu en faire la thématique de cette année: soif de savoir. C’est dans l’air du temps: avec la diversité des sources d’information dont certaines ne sont pas toujours fiables, le savoir est devenu une préoccupation très centrale dans nos vies.»

«Ça ne signifie pas qu’on prend une tournure plus intellectuelle mais on parle de l’idée du savoir dans son sens le plus large: quand on lit un roman, par exemple, on veut savoir comment il se termine. Cela dit, le thème est une façon de teinter notre programmation: ce n’est pas exclusif mais c’est un fil conducteur qui va donner une certaine couleur au Salon.»

«On sent un renouveau parce qu’on a beaucoup de nos invités de cette année qui en seront à une première chez nous dont Normand Baillargeon qui a d’ailleurs contribué au choix du thème qui lui va si bien.» 

«Je vais être totalement franc, a commenté ce dernier, je n’aime pas beaucoup donner des conférences. Je préfère de loin aller dans des Salons du livre et je dis à leurs dirigeants que je suis prêt à faire tout ce qu’ils vont me demander: je rencontre des gens, je fais des tables rondes, des conférences, etc. et je le fais avec très grand plaisir. Je trouve ça important, un salon du livre. C’est important de mettre en contact les auteurs entre eux, les auteurs avec les lecteurs et j’adore qu’on fasse de la place aux enfants dans ces événements. Je trouve que l’initiation au livre est salutaire en éducation et pour une vie humaine pleine et remplie. Avoir des contacts avec la littérature, ça me semble tellement important.»

«Aujourd’hui, à l’heure des nouveaux médias, des «fake news», des clics ultra rapides qui ne nous permettent pas de réflexion approfondie, on redécouvre une grande valeur au livre. Si on pouvait, dans le cadre de l’événement, faire en sorte que le plus grand nombre possible de gens découvrent les plaisirs de la lecture et que ce plaisir-là les accompagne longtemps, ce serait un très bel accomplissement.»

Les passeports valides pour les quatre jours du Salon du livre sont déjà en vente au coût de 8 $. Le prix de l’entrée quotidienne est de 4 $ et les enfants âgés de moins de 12 ans entrent gratuitement. On peut se procurer les sésames dans les librairies l’Exèdre, Paulines, Poirier (Trois-Rivières et Shawinigan), et Coopsco (UQTR, Cégep et collège Laflèche) de même qu’au bureau d’information touristique de Trois-Rivières.