Le téléphone intelligent de chacun est devenu un élément important des visites au Musée POP cet été comme le démontre le maire trifluvien Jean Lamarche, au premier plan, et Éric Lord, derrière.
Le téléphone intelligent de chacun est devenu un élément important des visites au Musée POP cet été comme le démontre le maire trifluvien Jean Lamarche, au premier plan, et Éric Lord, derrière.

Musée POP: revoir les façons de faire

Trois-Rivières — La présidente de Médiat-Muse Émilie Papillon l’a indiqué en conférence de presse: les institutions muséales ont été forcées de repenser leurs façons de faire à cause de la COVID-19 et le Musée POP en offre un éloquent exemple.

D’abord, l’institution de la rue Laviolette suggère fortement à sa clientèle de réserver d’avance sa visite en ligne selon une plage horaire prédéterminée à cause des capacités d’accueil limitées. On se dit en mesure de recevoir environ 70 personnes simultanément à l’intérieur du musée.

Le site Internet donne aussi une liste de consignes à considérer pour rendre la visite sécuritaire. On suggère notamment fortement le port du couvre-visage. Dès l’entrée, on demande aux gens de se désinfecter les mains. Tous doivent suivre les flèches collées au sol qui dessinent les parcours qui incluent des endroits de pause avec deux mètres de distance entre eux.

Au guichet d’entrée, on remet aux visiteurs un stylet qui remplace le doigt aux endroits où on est appelé à toucher une surface. On recommande d’avoir avec soi un téléphone intelligent avec ses écouteurs personnels parce qu’à tous les endroits où des écouteurs étaient disponibles par le passé, on offre désormais de scanner un code QR permettant d’obtenir l’extrait vidéo et audio correspondant sur son téléphone.

Cette technologie est devenue disponible il y a environ un an dans le contexte du MuséoLab qui a permis de mettre au point, avec la collaboration du Digihub, des applications numériques particulières. La technologie dont on parle ici, appelée CultureGo, a été réalisée par la firme Rum & Code et est devenue, moins d’un an plus tard, un atout d’une pertinence exceptionnelle et inattendue.

Les employés du Musée POP portent évidemment les éléments de protection de base et s’assurent de désinfecter régulièrement les surfaces touchées ou susceptibles d’être contaminées. Ce surplus de travail implique la présence d’environ quatre employés de plus qu’à pareille date l’an dernier. La seule signalisation au sol implique des coûts considérables puisque chacune de flèches collées au sol coûte 7 $. La directrice du musée Valérie Therrien estime les coûts supplémentaires d’aménagement entre 8000 $ et 10 000 $ sans compter les ressources humaines.

Dans la vieille prison, l’exiguïté des lieux impose de limiter le nombre de visiteurs qui s’y trouvent en même temps et des espaces sont identifiés pour s’assurer que les guides-animateurs demeurent toujours à bonne distance des visiteurs.

L’offre même du musée a été renouvelée avec, par exemple, l’ajout de deux visites POP qui permettent à une famille d’avoir accès à une visite préprogrammée de 90 minutes en compagnie d’un animateur. En plus des expositions en montre, on a ajouté pour l’une de ces deux visites un accès au grenier de la vieille prison avec sa structure de poutres de bois datant de la construction de l’édifice (1822) qui n’avait jamais encore fait l’objet de visites dans le passé.

Ce n’est là qu’une partie des nécessaires aménagements auxquels sont confrontées pratiquement toutes les institutions muséales de la région cet été.