La pièce Triple sec est présentée au Théâtre du Coq jusqu'au 26 août.

Mission accomplie au Théâtre du Coq

Avec ses personnages colorés, ses revirements inattendus et les nombreux fous rires, on peut dire que le Théâtre du Coq a misé dans le mille en revisitant la pièce Triple sec de la troupe 2X4. À la fois crédible et hilarante, la comédie ayant déjà fait ses preuves à Roberval, il y a deux ans, propose un vent de renouveau avec son histoire rocambolesque.
De retour à sa formule traditionnelle, le Théâtre du Coq revient donc en force avec sa 8e production estivale Triple sec, écrit par l'auteur Maxime Champagne. 
La pièce qui met en vedette Benoît Arcand, Caroline Bélanger, Marion Barot et Jérémie Desbiens, tous cofondateurs du théâtre 2X4, plonge les spectateurs dans la vie des enfants de la famille Drapeau, qui tenteront par tous les moyens d'organiser, à grands frais, une surprise pour la retraite de leur père.
Évidemment, chacun étant égoïste à ses heures, le tout ne se déroulera pas comme prévu et la surprise ne sera pas celle espérée. Surprises, révélations et coups bas viendront agrémenter le tout.
Même si tout semble parfois exagéré, les acteurs Benoît Arcand, Caroline Bélanger, Marion Barot et Jérémie Desbiens jouent un solide rôle d'interprétation. 
Malgré les personnalités très colorées et l'égoïsme marqué des personnages, à mesure que la pièce avance, on apprend à mieux connaître Régis, Nathalie et René, pour finalement leur trouver un petit quelque chose de fort attachant. 
Ce qui fait d'ailleurs la force de cette production mise en scène par Jean Belzil-Gascon est sans contredit la complémentarité des comédiens. Chacun ayant ses propres caractéristiques, les quatre comédiens apportent tous leur couleur et leur dose d'humour.
Même si la pièce se déroule dans un décor tout en simplicité, cela n'enlève rien au spectacle qui mise surtout sur le jeu des acteurs qui est d'ailleurs interprété avec brio. Quoi de mieux qu'un simple sofa avec quelques accessoires pour laisser toute la place au jeu des acteurs. 
Un seul bémol. À quelques reprises dans la pièce, les comédiens parlent directement aux spectateurs avec la portion «mises au point». 
Bien que ces portions soient souvent hilarantes, certaines de ces interventions viennent cependant casser le rythme de l'intrigue.
Deuxième partie hilarante
Si la pièce est déjà solide dès le début, c'est cependant lors de la deuxième portion qu'elle prend son sens avec son rythme accéléré. Si on peut en juger avec les rires de plus en plus forts et nombreux, les surprises et révélations à n'en plus finir y sont d'ailleurs pour quelque chose puisque les spectateurs y prennent goût et tentent par tous les moyens de faire des prédictions sur la finale de la pièce, ce qui demeure une tâche bien ardue. 
Un personnage mystère, qui apparaît seulement dans la deuxième partie du spectacle, mais dont il est impossible d'en dévoiler plus pour ne pas divulguer trop d'information sur l'intrigue, constitue sans aucun doute le clou de la soirée. 
La personnalité excentrique et la fabuleuse interprétation de Marion Barot amènent un nouveau souffle à la pièce qui ne cesse de surprendre. On en aurait d'ailleurs pris davantage de ce personnage qui a bien fait rire les spectateurs à plusieurs reprises.
Chaque année, le Théâtre du Coq se donne comme mission de pousser les spectateurs à une certaine réflexion. Dans la pièce Triple sec, bien que les personnages soient très stéréotypés et que leurs actions soient très exagérées, on a la preuve que l'humour peut pousser à la réflexion.
D'ailleurs, le fait d'exagérer les traits de caractère des personnages permet de ramener les spectateurs à l'essentiel, soit de démontrer que l'égoïsme parfois poussé à l'extrême peut mener à diviser et même séparer les familles.
Retour en force
Alors que le comédien Benoît Arcand remontait sur la scène du Théâtre du Coq pour la première fois depuis sa prestation en 2013, on peut dire que son personnage un peu loufoque et niais, mais fort attachant, a été remarqué.
Celui qui est le bouffon de la soirée a donné le ton à la pièce dès les premiers instants. 
Le comédien était d'ailleurs monté sur la scène du Théâtre du Coq à trois reprises, soit en 2010, 2011 et 2013.
La pièce est présentée au Théâtre du Coq de Sainte-Perpétue tous les jeudis, vendredis et samedis jusqu'au 26 août dès 20 h. Le théâtre fait cependant relâche les 27, 28, 29 juillet et 5 août.