Mario Pelchat sera de passage à l’Amphithéâtre Cogeco pour présenter un spectacle-bénéfice pour la Fondation Albatros.

Mario Pelchat chante pour Aznavour et pour la cause

Trois-Rivières — Mario Pelchat complète une trilogie d’hommages aux grands noms de la chanson française avec Désormais, qui rend hommage à Charles Aznavour. Michel Legrand et Gilbert Bécaud avaient précédé le populaire chanteur décédé en octobre 2018. C’est ce matériel qu’il amène à l’Amphithéâtre Cogeco pour le spectacle-bénéfice de la Fondation Albatros le 19 septembre.

Cette cause ne le laisse pas indifférent lui qui accordait cette entrevue depuis le Lac-Saint-Jean où il rendait visite à sa mère atteinte d’un cancer virulent. Il avoue comprendre mieux que jamais l’importance des maisons comme Albatros qui permettent à des personnes d’avoir accès à des soins palliatifs dans un milieu réconfortant.

Ce n’est donc pas sans émotion qu’il viendra présenter son spectacle dédié à Aznavour. «L’envie de chanter ses chansons est venue bien avant qu’il nous quitte. C’est arrivé au moment où j’ai enregistré l’album avec Michel Legrand. On a fait une tournée qui nous a amenés partout: en Russie, à plusieurs endroits aux États-Unis, en France et au Québec. Ce qui est impressionnant, c’est de voir que, partout où on allait, il y avait un public qui connaissait son œuvre. Ce compositeur français a réussi ce que peu de gens ont réussi à faire», mentionne M. Pelchat qui indique que c’est en cherchant d’autres artistes qui ont réussi cet accomplissement que les noms de Bécaud et Aznavour sont sortis.

Il a d’ailleurs eu la chance de le rencontrer à plusieurs reprises notamment lors de ses passages au Québec. «Il était très drôle, pince-sans-rire et en sa compagnie on ne s’ennuyait pas du tout.»

«Je rêvais de faire ce spectacle de son vivant. Il était même question qu’on fasse un duo ensemble... Malheureusement, il est parti avant que le projet prenne vie. Ça m’a fait beaucoup de peine.»

Le répertoire d’Aznavour est si vaste que faire une sélection de ses œuvres relève quasiment de la torture. «C’était difficile car il fallait s’arrêter à un certain nombre. On aurait pu faire un album double mais, il y a des coûts reliés à tout ça. On s’est arrêté à 14 mais en spectacle ça permet d’aller au-delà des chansons sélectionnées pour le disque. Il y a notamment un bloc dans le spectacle où je dis au public: ‘‘Vous ne le savez peut-être pas mais ces chansons ont aussi été écrites par Aznavour’’. Ils sont étonnés d’apprendre que des chansons qu’ils connaissaient étaient également l’œuvre du grand Aznavour.»

En toute humilité, Mario Pelchat ne cache pas que ce projet a représenté des défis pour l’expérimenté chanteur qu’il est, notamment au niveau vocal.

«Je ne voulais pas l’imiter. C’était hors de question. Je voulais que les gens reconnaissent ma texture vocale, mon timbre. Cependant, j’avais un peu sous-estimé ce monsieur. Il disait qu’il n’avait pas une belle voix et qu’il avait été écorché au début de sa carrière. Il a tellement été critiqué à ce niveau que lui-même était devenu autocritique de sa voix. Or, ça laisse sous-entendre que la force de ses chansons réside dans l’écriture et que c’est facile à chanter en quelque sorte. En tout cas, moi, c’était l’impression que j’avais. Quand je suis arrivé en studio, je me suis rendu compte que ça demandait énormément vocalement. Il y avait des chansons qui demandent des envolées vocales qui exigent un vrai travail», avoue celui qui n’avait pas été confronté à un aussi gros défi pour l’album de Bécaud. «C’est vraiment difficile à chanter du Aznavour. J’ai travaillé fort», lance-t-il en rigolant.

Laurence Jalbert se joindra à Mario Pelchat à l’occasion de cette soirée-bénéfice qui pourrait permettre de récolter 100 000 $ pour la Fondation Albatros. Bien que tous les sièges soient vendus, il reste des billets pour l’esplanade gazonnée en vente au coût de 20 $ disponibles notamment sur le site www.amphitheatrecogeco.com.