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La responsable du projet Ma ville, mon quartier, ma rue, Suzanne Poirier, lors d’une visite scolaire des sculptures offertes à la vue du public sur la rue Nérée-Beauchemin.
La responsable du projet Ma ville, mon quartier, ma rue, Suzanne Poirier, lors d’une visite scolaire des sculptures offertes à la vue du public sur la rue Nérée-Beauchemin.

Ma ville, mon quartier, ma rue: le plaisir de l’art partagé

François Houde
François Houde
Le Nouvelliste
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Le musée de rue Ma ville, mon quartier, ma rue qui se déploie sur les parterres de résidences des rues Nérée-Beauchemin et Des Frênes à Trois-Rivières est de retour pour une quatrième présentation. Au menu de 2021: 33 sculptures réalisées par 20 artistes, essentiellement de la région.

On dit essentiellement parce dans le groupe, on retrouve deux œuvres du grand Armand Vaillancourt qui s’est joint à la cohorte de cette année. Dans ce qui est devenu la formule consacrée, on présente 23 œuvres inédites le long de la rue Nérée-Beauchemin et dix œuvres ayant déjà été présentées dans le passé se retrouvent le long de la rue Des Frênes.

Pour cette quatrième présentation d’un événement artistique né à l’été 2017, mais interrompu par la pandémie en 2020, la formule implique un maillage avec le Festival international de la poésie de Trois-Rivières, en vertu duquel chaque œuvre est accompagnée d’une strophe d’un poème qu’ont choisie les âmes dirigeantes du FIPTR, Gaston Bellemare et Maryse Baribeau.

Rappelons que les sculptures sont installées devant des résidences des deux rues et qu’elles sont gracieusement offertes à la vue des passants depuis le 1er juin et jusqu’au 15 octobre prochain. On doit l’idée et l‘initiative de départ à la sculptrice Thérèse Thibodeau Paquin qui avait, en 2017, cogné aux portes de ses voisins pour lancer ce qui est devenu une manifestation culturelle et de mise en valeur d’un quartier. La dame d’aujourd’hui 91 ans a passé le flambeau à de plus jeunes au sein du comité organisateur et c’est avec enthousiasme que Suzanne Poirier, Carole Hébert, Francine Martin, Luc Archambault et Alain Roy s’activent aujourd’hui au sein du comité culturel de Normanville.

Pour ce qui est des artistes de cette édition, la liste est la suivante : Jacques Newashish, Gérard Pautel, Hélène Béchard, Josée Desbiens, Solange Lefebvre, Claude Desrosiers, Lucie Badeaux, Véronique Paprosky, Yolande Reny, Martin Brousseau, Mélanie Beauchamp, Nancy Charland, Pierre Landry, Céline Lamy, Marie-Josée Pinard, Luc Pilon, Bernard Giles, Réjean Rousseau-Roy de même que Thérèse Thibodeau Paquin sans compter, évidemment, Armand Vaillancourt.

Si l’évènement a été maintes fois louangé et a connu une certaine expansion, passant de 18 sculptures en 2017 aux 33 œuvres de cette année, il n’est pas dans les plans de le faire grandir démesurément. «On souhaite que ça garde à peu près l’ampleur que ça a présentement, convient Suzanne Poirier, la responsable de l’évènement. C’est un projet de quartier dans un secteur résidentiel paisible et on ne veut pas créer quelque chose de trop gros ou l’étendre au-delà de nos deux rues actuelles. L’achalandage qu’on a présentement est intéressant et ça garde un côté convivial. Les propriétaires aiment la formule parce qu’elle ne perturbe pas trop leur vie quotidienne. Ils viennent même parfois jaser avec les inconnus qui s’arrêtent devant leur maison et c’est ça qui est sympathique.»

«Jusqu’ici, cette année, l’achalandage semble être un peu plus important que pour la dernière édition mais ça reste des gens qui passent à pied, à vélo ou en voiture sans créer de cohue. On ne fait pas une trop grande promotion justement pour conserver son caractère convivial à l’évènement.»

Il reste que malgré sa relative discrétion, le projet a été couronné du Prix Coup de cœur du réseau provincial Les arts et la ville pour 2020.

L’édition 2021 s’enrichit d’une petite diversification des médiums puisqu’aux sculptures nées dans toutes sortes de matériaux résistant aux intempéries, évidemment, on retrouvera aussi une peinture, tout aussi résistante, une mosaïque et un vitrail. Le comité organisateur se penchera d’ailleurs sur l’idée de réserver dans le futur une rue aux sculptures et l’autre à divers médiums si la demande s’impose.

Pour ce qui est du choix des oeuvres pour chaque propriété, l’expérience de Suzanne Poirier lui est utile. «Je commence à connaître les propriétaires qui participent d’une année à l’autre. J’essaie, quand c’est possible, d’y aller selon leurs goûts, mais on s’entend qu’il y a une grande part d’aléatoire. J’ai deux nouveaux propriétaires qui étaient intéressés à participer cette année et je leur ai suggéré de regarder l’édition de cette année pour voir si ça pourra leur convenir. Mine de rien, c’est un mariage de 5 mois avec une œuvre qu’ils ne choisiront pas qu’on leur propose. Cela dit, en général, ça se passe très bien.»

La responsable organise elle-même des visites guidées gratuites à l’occasion pour certains groupes, dont des groupes scolaires ou même pour le public en général. La chose est, le plus souvent improvisée et annoncée sur la page Facebook Ma ville, mon quartier, ma rue 2019.