Louis Hamelin, écrivain
Louis Hamelin, écrivain

Louis Hamelin, écrivain

«Le pire aspect de la crise, c’est vraiment pour les personnes âgées. Moi, j’ai deux parents encore en vie, ils ont autour de 90 ans et ils sont dans une résidence, où heureusement tout va très bien jusqu’à présent. De découvrir cette fragilité-là des vieux, comme on les appelait autrefois, ça fait mal. C’est ce qui me préoccupe le plus. Au niveau de l’individu, la crise est assez intéressante.»

Honnêtement, je vis ça actuellement comme une pause miraculeuse dans l’affairement de tous les jours, c’est-à-dire que ce qui se passe en ce moment, ça me rapproche de mes enfants, je les vois plus, je les vois grandir, je les vois évoluer. Je vois plus mes voisins parce que tout le monde marche. Moins d’autos, plus de piétons, plus de vélos, ce côté-là de mettre le Québec sur pause, et une bonne partie de la planète, c’est difficile de ne pas y voir quelque chose de positif. Le positif, c’est que ça nous oblige tous à ralentir un peu. Ça, c’est une bonne chose.

Il y a aussi le soulagement que ça provoque dans la forêt, la nature et pour les animaux sauvages. J’ai l’impression que l’air au-dessus de ma tête doit être plus pur.

Il y a quand même des aspects positifs, mais en même temps il y a toute la menace que cela fait peser sur une grande partie de la population, il y a quelque chose d’assez catastrophique là-dedans.

Du côté professionnel, je me préparais pour un gros printemps, je pensais que j’allais être extrêmement occupé et sur la route. Tout a été mis sur la glace et je me suis retrouvé dans une pause»