Jean-François Baril n’attend pas que les projets se présentent à lui. Il crée les opportunités et s’investit pleinement dans chacune de ses créations.

L’irrépressible désir de créer

TROIS-RIVIÈRES — C’est le désir de création de Jean-François Baril qui est à l’origine de ses plus récents projets. Un livre et un jeu de société. Pas question pour l’animateur et humoriste de rester les bras croisés quand son agenda s’est libéré brusquement l’an dernier. Il a encaissé les coups et s’est relevé les manches. Les idées ne manquaient pas dans ses cartons. Il avait maintenant du temps à leur consacrer. Il a lancé plusieurs projets dans l’univers et deux se retrouvent maintenant dans l’espace public.

Premièrement ce livre, Influences, dans lequel l’artiste originaire de Maskinongé dévoile des épisodes de sa vie personnelle qui ont eu un impact déterminant sur son existence. Le premier chapitre est d’ailleurs consacré à l’histoire de son adoption qui est l’exemple parfait de toute sa théorie selon laquelle tous les gens sont interreliés et que le cheminement de chacun est directement influencé par les gens autour.

«C’est la dernière histoire que j’ai écrite. Je me suis dit que ce serait mensonger de parler d’influence sans en parler puisqu’elle a eu un impact sur tout le reste de ma vie.»

Pourtant, même si c’est l’un des moments forts du livre, dans lequel il parle aussi de la rencontre avec sa douce, Jean-François Baril ne voulait pas que ce pan de sa vie prenne toute la place. Le sensationnalisme n’était pas dans les lignes directrices. «J’ai hésité à raconter cela dans mon livre. Pas tant pour moi, que pour mes parents. Je me disais, ils vont s’en faire parler. J’espère sincèrement que les gens sont délicats quand ils leur en parlent», confie-t-il. «Mais je suis content de l’avoir fait pour dédouaner tout ça. Moi personnellement, je n’ai pas de regret et j’adore ma vie comme ça. Il y a plein de monde qui a vécu ce genre de situation. Je me suis dit que je pouvais rejoindre plein de monde et, en même temps, rendre hommage à mes parents.»

L’auteur a visé dans le mille si on prend comme preuve la quantité de messages reçus à la suite de la publication de son ouvrage. «Je voulais que ce livre me représente bien. J’y suis allé en toute honnêteté et ça semble fonctionner. J’ai un excellent retour des gens. J’ai lu des histoires tellement touchantes. Un livre tu ne fais pas ça pour l’argent, on s’entend, mais c’est enrichissant autrement.»

Tous ces témoignages pourraient bien servir d’inspiration pour Influences 2 sur lequel il travaille présentement. «Je vais m’inspirer des histoires des autres pour en tirer des récits romancés.» Loin de lui la volonté de faire des entrevues serrées pour raconter précisément ce qui s’est passé.

«C’est un désir créatif. Je vais rarement réécrire à la personne pour obtenir des détails. Je veux connaître le lien qui a changé le parcours de la personne et je veux avoir la liberté de broder autour, c’est mon plaisir. Si je racontais seulement ce qui s’est passé, je pense que je m’emmerderais.»

La créativité, beaucoup moins présente dans la dernière décennie de sa carrière, a tranquillement regagné une place de choix dans son coeur d’artiste. «J’aime créer. De 20 à 30 ans, j’ai créé beaucoup de trucs avec les Mecs Comiques. De 30 à 40, j’ai tellement animé. Je faisais un morning show et la Guerre des clans et je n’avais pas beaucoup de temps ou j’avais carrément le cerveau dans le Jell-O. Pendant 10 ans, je n’ai presque rien fait de créatif et quand j’ai recommencé à toucher à ça, j’ai beaucoup aimé. J’aime avoir des idées. À l’avenir, je vais toujours me garder une plage dans mon horaire pour la création même si je ne sais pas ce qui va en résulter...»

Parce que l’étendue de ses possibilités est immense, Jean-François Baril ne se limite pas à un créneau. Il va où l’inspiration le mène. En plus du livre, il a créé un jeu de société qui se retrouve sur les tablettes des magasins. C’est d’ailleurs avec beaucoup de fierté qu’il présente la boîte colorée qui cache le fruit de son imagination. «C’est peut-être les projets les moins payants que j’ai faits dans ma vie mais quand je vois mon jeu sur les tablettes et que je m’imagine que des familles vont s’amuser avec...» Connexion est un jeu d’ambiance qui met de l’avant les relations humaines. «C’est très propice aux histoires, aux anecdotes, aux échanges et aux fous rires», explique-t-il.

Un devoir de citoyen

Jean-François Baril n’hésite pas à donner de son temps pour des événements caritatifs. «C’est un devoir de citoyen.» Il sera d’ailleurs à Sainte-Ursule le 24 novembre pour animer une soirée Gladius en compagnie de son comparse Alex Perron au profit du club de hockey des Coyotes de Louiseville. À l’occasion de cette soirée, les gens pourront participer à plusieurs jeux de société animés par le duo qui promet un spectacle divertissant.

«Les gens viennent jouer avec nous. On rit et on s’amuse. C’est une soirée différente. Ce n’est ni un spectacle d’humour, ni une pièce de théâtre, c’est vraiment un divertissement. Des fois on dépasse de 45 minutes le temps prévu parce qu’on décide de faire une revanche. C’est très convivial.»