Avec quelques semaines à faire avant la fin de l'exposition La question de l'abstraction, la directrice du Centre d'exposition Raymond-Lasnier Marie-Andrée Levasseur se réjouit de son succès.

L'exposition La question de l'abstraction obtient le succès espéré

L'exposition La question de l'abstraction présentée au Centre d'exposition Raymond-Lasnier de la Maison de la culture depuis le 16 février est à un mois de sa clôture et les résultats semblent donner raison aux prédictions pourtant optimistes des organisateurs.
Après 59 jours d'exposition, on avait atteint mardi le chiffre de 3320 visiteurs ce qui permet à la directrice du CER-L Marie-Andrée Levasseur de croire à l'atteinte de son objectif global de 5000 spectateurs.
«On a dit dès le départ que le simple fait d'offrir une exposition d'une telle envergure à Trois-Rivières est une réussite en soi, a commenté la directrice mardi. Cependant, on constate que c'est aussi un beau succès populaire. On voit beaucoup de nouveaux visages au Centre ou des gens qui n'étaient pas venus depuis longtemps qui sont revenus et c'est très réjouissant.»
«J'ai été gourmande parce que j'aurais pu parler de 3000 visiteurs et ça aurait été un beau succès mais je demeure confiante qu'on va atteindre notre objectif. En comparaison de la même date l'an dernier, on a doublé notre achalandage en 2017. C'est déjà extraordinaire.» 
Le rythme des visites a quelque peu diminué dernièrement après un début assez exceptionnel. «Dans les premières semaines, on accueillait entre 100 et 150 personnes par jour de fin de semaine, un nombre qu'on n'accueille normalement que pour des vernissages. Il était clair que le public avait hâte de voir cette exposition dont il avait beaucoup entendu parler.»
«Les gens nous disent qu'ils apprécient particulièrement la proximité des oeuvres: ils peuvent les apprécier comme si elles étaient dans leur salon. Il n'y a pas d'attroupement devant les oeuvres comme on en vit souvent dans les grands musées pour les expositions d'envergure.»
Marie-Andrée Levasseur note que les gens prennent beaucoup de temps pour leur visite, plus qu'à l'habitude. Elle constate également un phénomène plutôt rare à savoir que plusieurs visiteurs sont revenus une deuxième fois.
«On sait que c'est une exposition qui est dense et qui peut demander à ce qu'on revienne pour bien l'apprécier. Un autre constat qu'on fait, c'est que des gens représentant toutes les catégories d'âge viennent la voir: ça va de la petite enfance jusqu'au troisième âge et franchement, on ne pourrait même pas dire quel groupe est le plus représenté.»
Plusieurs activités familiales ont d'ailleurs été mises en place avec succès. L'activité programmée dans le cadre des Petits bonheurs, le 8 mai, est complète pour les deux plages horaires. Pour Artistes en herbe: à vos chevalets! destinée aux enfants de 7 ans et plus, on en sera à une troisième supplémentaire le 20 mai de 10 h à 11 h 30 et c'est la seule pour laquelle il reste encore des places. C'est une activité de peinture où, après avoir vu l'exposition, on explore avec les jeunes des techniques qu'on y retrouve.
Avant même le vernissage de La question de l'abstraction, la directrice disait souhaiter vivement que les visiteurs choisissent les visites guidées ou l'audioguide, tous deux gratuits. Or, c'est bien ce qui se produit.
«La grande majorité des gens prennent l'audioguide ou adoptent les visites guidées ce qui n'est pas le cas dans les autres expositions. On souhaite que ça devienne une habitude: les guides sont là précisément pour ça et ils offrent une plus-value intéressante avec des informations plus générales qui vont s'appliquer pour d'autres expositions.»
Même si La question de l'abstraction sera présentée pour encore quelques semaines, son instigatrice a déjà la confirmation que les orientations du centre d'exposition sont pertinentes.
«On cherche à démocratiser l'art contemporain et cette exposition en est un très bel exemple. L'abstraction peut sembler aride pour bien des visiteurs mais le succès qu'on connaît montre que les gens y sont ouverts.
Ça vient confirmer que nos orientations sont bonnes et que nous sommes conformes à notre mission. Sans compter d'autres retombées comme une expertise qu'on n'avait pas avant de travailler aussi étroitement avec le Musée d'art contemporain. On a su présenter une exposition de grande envergure dans les règles de l'art au même titre que les musées nationaux.»