La programmation de l’événement Les univers givrés de Shawinigan a été dévoilée mardi en présence de Stéphanie Gamache (devant, à gauche), coordonnatrice à la médiation culturelle à Culture Shawinigan, de la conseillère municipale Josette Allard-Gignac et de l’invité d’honneur de l’événement, l’auteur Daniel Brouillette.

Les univers givrés: pour un voyage dans l’imaginaire

SHAWINIGAN — C’est un défi pour toutes les villes importantes au Québec de trouver une activité qui soit rassembleuse à inscrire au calendrier hivernal. À Shawinigan, Les univers givrés remplissent si bien ce mandat qu’ils reviendront pour une sixième édition du 1er au 9 février.

L’événement se présente en deux temps puisqu’il recoupe le Shawicon qui aura lieu les 1er et 2 février de même que les activités des 8 et 9 février prévues, elles, au Centre des arts de Shawinigan et qui constitueront une sorte de salon de littérature jeunesse. L’invité d’honneur en est l’auteur jeunesse Daniel Brouillette notamment connu pour Bine et L’Gros mais la liste des invités est assez importante. On retrouvera Mathieu Benoît, Julie Royer les Français Isabelle Mandrou et Laurent Dufreney, Philippe Poulin, Jean-François Laliberté et Sacha Lefebvre, François St-Martin et Marc Bruneau, Patrick Marleau de même que Julien Paré-Sorel. Des séances de signatures sont au programme au même titre que des conférences, des rencontres, de l’animation, des jeux et de la lecture libre le samedi, de 10 h à 17 h et le dimanche, de 10 h à 16 h.

Cette édition 2020 des Univers givrés propose des nouveautés en comparaison avec les éditions précédentes. Ainsi, les visiteurs pourront assister à des animations théâtrales dans différents lieux inhabituels du Centre des arts comme les cages d’escalier, les salles d’exposition ou même l’ascenseur. Dans de courtes performances, les jeunes pourront voir le Commando poétique ou la marionnette Pipo. Ces animations sont gratuites.

Des spectacles sont aussi prévus au programme. Le samedi, à 10 h 30 et à 14 h 30, c’est le collectif Jamie Adkins qui présente Espièglerie, un heureux mélange de bouffonnerie, jonglerie et acrobatie pour toute la famille. Le billet est au coût de 8 $. Le dimanche à 14 h, ce sera au tour des Ateliers et l’Orchestre de Jeunes Philippe-Filion de présenter son spectacle musical Le 7e art symphonique en réalité virtuelle V2 au cours duquel on pourra non seulement entendre l’orchestre interpréter des musiques de films mais également voir à l’oeuvre en direct le

bédéiste Julien Paré-Sorel créer des dessins sur écran géant pour illustrer le film dont la musique est tirée. Les billets pour ce spectacle seront disponibles au coût de 10 $.

Par ailleurs, dans un souci d’aller vers le jeune public, des rencontres seront organisées du 5 au 7 février dans des écoles primaires et secondaires de même que dans les bibliothèques et résidences pour gens du 3e âge. En tout, une cinquantaine d’ateliers seront offerts et plus de 1000 élèves seront rejoints par cette activité comme ils l’ont été par le concours de bande dessinée qui a été ouvert dans des écoles primaires et secondaires du territoire et qui donne la chance à de talentueux gagnants de voir leur oeuvre dans un recueil publié chez Perro éditeur.

On reprendra le concept des Impros BD qui se disputeront en deux manches le samedi à 15 h et le dimanche à 10 h 30 pour se décider lors d’une finale dimanche à 15 h 30.

Par ailleurs, la Librairie Poirier présente l’exposition L’hiver dans la tête de François jusqu’au 9 février.

«Notre mandat, indique Stéphanie Gamache, coordonnatrice à la médiation culturelle à Culture Shawinigan, c’est de planter une graine dans le coeur des enfants. On veut les mettre en contact avec la culture le plus rapidement possible pour développer leur imaginaire et leur créativité. On cherche à rendre tout ça accessible au grand public. Avec les animations ambulantes, on va aller à la rencontre du public dans des lieux inédits ce qui montre qu’un centre des arts, c’est plus qu’une salle de spectacle. Évidemment, les animations vont être en lien avec la lecture qui demeure l’axe central puisque pour nous, c’est un événement littéraire jeunesse, qu’on offre.»

En termes d’achalandage, les organisateurs estiment qu’ils peuvent augmenter le chiffre des 1500 personnes qui ont assisté à l’événement l’année dernière. «On a mis en place une bonne campagne de publicité pour attirer l’attention du public et on pense donc qu’on peut augmenter le nombre des visiteurs. Si on additionne les quelque 1000 élèves qui vont être rejoints par les ateliers offerts dans les écoles au cours de la semaine, on serait très heureux de toucher près de 3000 personnes.»