Ancien batteur de La Chicane et de Yelo Molo, Yanick Boivin s'est fait le bonheur de lancer un album solo.

Les sorties de la semaine

Tripante vulnérabilité

Yanick Boivin roule sa bosse depuis près d’un quart de siècle. La majorité de son temps, il l’a passé en arrière-scène, caché derrière sa batterie avec Yelo Molo et La Chicane, entre autres. Il s’y sentait confortable et protégé. Mais ce n’est certes pas le meilleur endroit pour partager ses créations avec le public. Ainsi, ce qu’il souhaitait faire depuis plusieurs années se concrétise. Il occupe l’avant-scène avec ses chansons bien personnelles.

«Il y a une vulnérabilité tripante parce que tu arrêtes de te déguiser et tu es vraiment toi-même pour la première fois. Étant donné que j’ai été batteur pendant 25 ans, je le suis encore d’ailleurs, c’est nouveau pour moi d’occuper l’avant-plan avec la guitare et cet album-là. Cet aspect me permet d’endosser pleinement les chansons. Je ne me voyais pas caché derrière un drum, qui est une barrière physique.»

Pour ses premiers pas, il a la chance d’être bien entouré. «Boom m’a fait le grand privilège d’ouvrir les spectacles de La Chicane. C’est un peu une transition, une tape dans le dos que je reçois du public qui m’a connu avec La Chicane. Ces premières parties, je les fais essentiellement seul à la guitare. C’est très intime», explique Yanick Boivin qui offrira une version band à l’été et à l’automne.

En réchauffant les salles pour la tournée célébrant les 20 ans de La Chicane, il accumule l’expérience pour son spectacle solo. «Je prends des notes pour les spectacles complets. Je vois les numéros qui fonctionnent bien et ceux qui fonctionnent moins! C’est un beau laboratoire.»

Authentique ou rien
«La façon de faire un album authentique, pour moi, c’est de dire la vérité. C’est beaucoup moins compliqué que de se tromper dans ses menteries. Ce sont tous des trucs qui me sont arrivés. Il y a beaucoup de chansons d’amour et de nostalgie dans cet album.» C’est donc avec cette philosophie bien ancrée en lui que Yanick Boivin écrit ses chansons. D’ailleurs, ce n’est pas d’hier qu’il contribue au paysage musical avec ses créations. Plusieurs ont pris vie sur les disques de Yelo Molo.

«J’ai réalisé et produit cet album de façon très personnelle. Je me disais que j’étais le mieux placé pour mettre de l’avant ce que j’avais en tête au niveau sonore, entre autres.»

S’émanciper musicalement, c’est motivant ou effrayant?

«C’est plus motivant! Je me définis souvent comme un Mini-Wheat. J’ai un petit côté nature et un côté givré. J’ai un côté un peu exhibitionniste qui fait que j’aime bien être à l’avant-plan pour raconter mes chansons et mes émotions. Il y a aussi une autre partie de moi qui aime faire shinner d’autres personnes et ça va toujours faire partie de ma carrière et de mon processus.»

«C’est aussi effrayant. On se met à nu pour la première fois. C’est vraiment des chansons que j’écris au Je. Je ne suis pas bon pour inventer des histoires, j’écris sur des sujets qui me sont arrivés réellement. Toutes les histoires d’amour et le deuil, dans la chanson Pour qu’on se souvienne qui parle de la perte de mes parents, représentent des périodes de ma vie que j’ai réellement vécues.»

L’album aurait dû voir le jour il y a plusieurs années déjà. Pourtant, Yanick ne voulait pas précipiter les choses. Il préférait les savourer et s’assurer que cet album serait entièrement à son image.

«Au cas où je n’en ferais qu’un seul dans ma vie.»

«L’expérience me rend plus réaliste, mais j’aimerais être plus naïf. Avec 25 ans de bagage, je connais pas mal les rouages. Donc, de me lancer dans ce projet de faire mon propre album, c’est un peu utopique. Il faut vraiment le voir comme un cadeau à nous-mêmes. Si on se prend trop au sérieux et qu’on essaie de trop s’intégrer à la business, c’est là qu’on a beaucoup de déceptions. Je prends le meilleur de ce qui passe.»

C’est dans le cadre d’une réjouissante fête de famille, qui sera de passage à la salle Thompson le 21 février, que Yanick Boivin déploie ses ailes.

«C’est une belle réunion entre la première Chicane et la deuxième où il y a les deux époques et on est vraiment mélangé là-dedans», se réjouit le chanteur qui se joint au spectacle en tant que guitariste rythmique et choriste principal après avoir livré sa première partie. Il laisse la batterie à Martin Bédar, le frère de Dany.

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L'album Blue Ceilings de Franklin Electric

The Franklin Electric: variations énergétiques

Le chanteur de la formation montante The Franklin electric, Jon Matte, avoue que la pression pour la création du deuxième album n’était pas étouffante. «Comme nous ne sommes pas des stars internationales, la pression était moins forte. On voulait juste que ce soit mieux.»  

Jusqu’à maintenant son band et lui sont bien satisfaits de l’accueil du public international, mais surtout de celui qui l’a toujours appuyé. «Le Québec, c’est notre maison. Nous avons une bonne connexion avec le public et on est très fier de tout ce qu’on a développé ici et ailleurs.»

Ce qu’ils ont bâti, ils l’ont fait en cumulant les premières parties et en saisissant toutes les occasions de partager leur musique.

«On a fait tellement de premières parties. On a été chanceux, ç’a toujours été de belles opportunités.»

Bien que les premières parties aient encore une place dans leur agenda,  The Franklin electric se réjouit maintenant d’avoir un show bien personnel. «C’est nous le show et c’est vraiment grisant!», lance Jon Matte qui alterne aisément entre l’anglais et le français. 

«Le premier album a plus la forme d’une histoire qu’on raconte et se classe dans le style Indie Folk. Pour le deuxième, on est déjà plus dans l’énergie du show et ça se reflète bien. Il y a plus de moments rock et intimes. Il y a une dynamique entre les petits moments juste avec un micro et les grands moments.On mise sur plus de moments différents dans le show.» Ce sont ces variations énergétiques qu’ils viendront présenter au Cabaret de l’Amphithéâtre Cogeco le 22 février.

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*** En rafale ***

Théâtre

> LIM - LIGUE D’IMPROVISATION MAURICIENNE

Salle Louis-Philippe-Poisson, 20 février à 20 h

> IRÈNE SUR MARS

Pauline Martin, Gary Boudreault | Centre des arts de Shawinigan, 23 février à 20 h et au Théâtre Belcourt, 24 février à 20 h

Chanson

> LA CHICANE

Salle J.-Antonio-Thompson, 21 février à 20 h

> ISABELLE BOULAY

EN VÉRITÉ | 22 février 2018 - 20:00 / J.-Antonio-Thompson

>ALEXANDRE DA COSTA

STRADIVARIUS À L’OPÉRA | Salle J.-Antonio-Thompson, 23 février à 20 h

> Yann Perreau

Folk/Rock | Magasin général Le Brun, 23 et 24 février à 20 h

> DUMAS

Nos idéaux | Maison Francis-Brisson, 23 février à 20 h

>THE FRANKLIN ELECTRIC

Blue Ceillings | Cabaret de l’Amphithéâtre Cogeco, 22 février à 20 h

Humour

> JUSTE POUR RIRE

LES 5 À 7 JUSTE POUR RIRE | Salle Louis-Philippe-Poisson, 22 février à 17 h 30

> ARNAUD SOLY

PRESQUE ADULTE | Salle A.-A.-Rousseau, 23 février à 20 h

Projection

> Le FIFA@3R

FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM SUR L’ART | Centre Pauline-Julien, 22 février à 19 h 30

> LES GRANDS EXPLORATEURS

Laos au cœur de l’Asie du sud-est | Salle J.-Antonio-Thompson, 24 février à 13 h 30, 16 h 30 et 19 h 30

Afrique du Sud | Centre des arts de Shawinigan, 26 février à 19 h

Jeunesse

> QUICHOTTE

OMBRES FOLLES | Salle A.-A.-Rousseau, 25 février à 15 h