Comme c’est devenu une tradition au Salon du livre trifluvien, on procédait vendredi en fin d’après-midi au lancement des prix littéraires Thérèse-Denoncourt pour 2019. Pour la circonstance, on réunissait, de gauche à droite: Francine Minguez, gagnante de 2018, Robert Parenteau, président de la Société d’études et de conférences section Mauricie et Centre-du-Québec de même que le responsable du concours, Olivier Gamelin.

Les Prix Thérèse-Denoncourt sont lancés

Trois-Rivières — Tradition de la programmation du Salon du Livre, la Société d’études de conférences section Mauricie et du Centre-du-Québec a lancé jeudi la 45e édition des Prix littéraires Thérèse-D.-Denoncourt. Cette année, quelque 2000 $ en bourses seront remis aux auteurs amateurs ou professionnels qui doivent écrire sous pseudonyme. La date limite pour faire parvenir son texte est le 7 août, et ce, par courriel à l’adresse prixlitteraires.sec@gmail.com. Les genres littéraires acceptés sont la nouvelle et le récit (entre 1200 et 1800 mots) ainsi que la poésie (entre 10 et 15 pages). Le thème est libre et aucuns frais d’inscription ne sont exigés. On peut obtenir tous les règlements du concours au www.secmauriciecentreduquebec.org.

Une des nouveautés les plus sympathiques de la 35e édition du SLTR est sans contredit les prescriptions littéraires au stand de l’Association des libraires du Québec (# 32). Il suffit de s’y arrêter et de discuter avec l’auteur ou le libraire présent qui, selon vos goûts ou vos inclinations du moment vous proposera un bouquin que vous serez susceptibles d’adorer. Chacun des professionnels présents a aussi sa propre liste de dix titres qui constituent sa bibliothèque idéale. Présentée sous forme de signet - pas fou, ça peut servir - cette liste permet aussi de connaître un peu mieux son auteur ou libraire préféré. Ce qui ajoute au côté ludique de l’expérience, c’est que le «patient» n’y sent aucune pression à acheter puisqu’on ne vend pas de livre à ce stand.

L’expérience a été tentée par l’auteur de ces lignes, pourtant plus porté vers le cinéma que la littérature. Fan de Woody Allen et de documentaires, rien pour faciliter la tâche du pharmacien en fonction, la chose n’a nullement désarmé Audrey Martel, copropriétaire de la librairie l’Exèdre. Elle a proposé Manuel de la vie sauvage de Jean-Philippe Baril Guérard aux Éditions Ta mère. Par le seul pouvoir de persuasion de la libraire, je me sens déjà plus riche d’un coup de cœur.

Toujours aussi intéressant, l’ancien député de Trois-Rivières à l‘Assemblée nationale Denis Vaugeois et Stéphane Savard, qui signe le bouquin relatant une série d’entretiens avec l’historien et ancien politicien, étaient en entrevue avec François Roy, lui-même historien de formation, vendredi après-midi. C’est d’ailleurs François Roy, alors employé de la station de radio CHLN, qui avait annoncé en primeur en ondes la candidature de Denis Vaugeois à la mairie trifluvienne contre Gilles Beaudoin. Un des rares échecs de Vaugeois en politique, du reste.

Vaugeois a publié plus de 1000 livres au cours de son impressionnante carrière d’éditeur. Par ailleurs, il soutient que les archives du Séminaire de Trois-Rivières possèdent le plus important fonds d’archives juives de toute l’Amérique du Nord, ce qui a grandement contribué à ses travaux lui qui s’est particulièrement passionné pour la famille trifluvienne des Hart.

La ministre de la Justice et ministre responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne et députée du comté de Champlain à l’Assemblée nationale Sonia LeBel est venue faire son tour au Salon vendredi après-midi. Elle était invitée à prendre la parole dans le cadre du lancement des Prix littéraires Thérèse-P.-Denoncourt 2019 et en a profité pour faire le tour des installations et se procurer quelques ouvrages. Quand trouvera-t-elle le temps de les lire demeure un mystère.

L’émission de radio 360 PM a été diffusée en direct du Salon du livre vendredi après-midi. On voit ici un des invités, le chef Jean Soulard, à l’extrême gauche, en compagnie de: (de gauche à droite) Élyse Allard, Yves Larouche, Anne-Marie Lemay et Marie-Claude Julien.

ICI Première diffusait ses deux émissions produites localement depuis le Salon du livre jeudi. Les lève-tôt ont pu déjeuner en compagnie de l’équipe de Facteur matinal dès 6 h au restaurant Brasier 1908 de l’hôtel Delta alors que les lève-tard ont pu se reprendre avec 360 PM diffusée directement des locaux mêmes du Salon de 15 h 30 à 18 h.

Si les livres de cuisine demeurent très prisés du public, comme on a pu le voir avec la table ronde sur les tendances culinaires d’hier à aujourd’hui avec Normand Baillargeon, Jean Soulard et Christian Bégin, il semble que le bonheur soit aussi un sujet porteur par les temps qui courent. On a pu le constater lors de la table ronde intitulée Faire le choix du bonheur avec Louise Portal, Soeur Angèle et Jean-Guy Arpin qui a fait salle très comble à l’Espace Radio-Canada en fin d’après-midi vendredi.