Par le biais de textes informatifs et d’artefacts, l’exposition À l’abordage! Corsaires en pirates en Gaspésie traite de piraterie dans cette région du Québec aux XVIIIe et XIXe siècles. L’exposition est présentée au Musée des cultures du monde jusqu’au 10 mai prochain.

Les pirates débarquent à Nicolet

TROIS-RIVIÈRES — Le Musée des cultures du monde accueille, depuis le 30 novembre, l’exposition itinérante À l’abordage! Corsaires et pirates en Gaspésie en provenance du Musée acadien du Québec. L’exposition sera présentée jusqu’au 10 mai 2020.

On y apprend qu’à différentes époques de l’histoire de la Gaspésie, des pirates et surtout des corsaires qui se distinguaient des premiers par le fait qu’ils s’adonnaient à l’activité avec un mandat en bonne et due forme du roi, ont sévi dans cette région. Ils ont réalisé la plupart de leurs forfaits au large mais aussi dans les postes de pêche et après des marchands établis sur les côtes gaspésiennes, donnant naissance à bon nombre de légendes.

Il s’agit de la toute première exposition programmée sous l’autorité du nouveau directeur général Christian Marcotte qui est assez fier de son choix. «Il s’agit d’une exposition qui devrait plaire à toute la famille. Comme on le dit pour Tintin, ça s’adresse aux 7 à 77 ans! C’est parce qu’on a envoyé l’exposition Amen nous la coupe au Musée acadien du Québec qu’eux nous ont proposé cette exposition vraiment divertissante.»

L’événement a une valeur historique puisqu’il s’attache au piratage qui a eu lieu aux XVIIIe et XIXe siècles mais elle parle aussi d’une activité dont le grand public ne soupçonne même pas l’existence, bien souvent. «Quand on pense à la piraterie, on pense toujours aux Caraïbes mais on ne sait pas toujours que la Nouvelle-France faisait partie d’un réseau de commerce triangulaire avec l’Europe. La forteresse de Louisbourg a ainsi été un haut lieu de piraterie: les Français interceptaient énormément de bateaux qui voguaient en direction de Boston.»

«Il y a donc un aspect pédagogique très intéressant pour tous mais on sait bien aussi que les pirates exercent une très grande fascination auprès des enfants. On en profite, lors des animations scolaires, pour démystifier un peu les pirates en montrant que ce n’est pas Jack Sparrow dans Pirates des Caraïbes. Nul doute que l’exposition devrait avoir du succès auprès des jeunes; d’ailleurs, les réservations pour les groupes scolaires ont énormément de succès présentement. Par contre, elle n’est pas conçue spécifiquement pour les petits: les adultes vont aussi y trouver leur compte. On y évoque notamment plusieurs légendes nées de cette activité.»

L’exposition ne peut tomber à meilleur moment avec le congé des Fêtes qui s’en vient. La programmation du Musée des religions est particulièrement bien adaptée pour ce congé puisqu’on présente jusqu’au 15 janvier l’exposition de Noël où on retrouve des crèches mais aussi une portion dévolue à l’étoile des bergers. La chose est présentée sous un angle scientifique alors qu’on se demande ce qu’a été ce phénomène. «Il y a eu plusieurs hypothèses évoquées au cours de l’histoire pour évoquer cette mystérieuse étoile mais toutes ont été démolies par la science. On s’interroge donc sur ce que c’était par le biais d’un regard sur la tradition religieuse», d’indiquer Christian Marcotte.

Pour ajouter un attrait supplémentaire, le Musée, qui abrite désormais la boutique de Manu Factum, présente son Marché de Noël avec des produits artisanaux réalisés par les membres de ce regroupement.

Pendant le temps des Fêtes, le Musée des cultures du monde sera ouvert jusqu’au 24 décembre inclusivement, fera relâche les 25 et 26 pour rouvrir les 27, 28, 29 et 30 décembre. Relâche encore les 31 décembre, 1er et 2 janvier avant une réouverture des portes le 3 janvier.