Le directeur général Thomas Grégoire n’était pas peu fier d’annoncer mercredi qu’à un peu plus d’un mois du début du FestiVoix, 95 % des passeports sont déjà vendus.

Les passeports du FestiVoix presque tous vendus

TROIS-RIVIÈRES — Si la conférence de presse du FestiVoix avait pour but de faire connaître la programmation sur les scènes des voix jazz, classiques et chorales, la nouvelle qui a retenu l’attention, c’est l’annonce qu’à un peu plus d’un mois de l’ouverture de l’événement, 95 % des passeports ont déjà trouvé preneurs.

Il s’agit d’un record et même que le directeur général Thomas Grégoire a indiqué qu’on est en avance sur les ventes de l’an dernier. Pour expliquer le phénomène, le dg a pointé le fait que de plus en plus de gens de l’extérieur de la région ont découvert le FestiVoix et en ont fait une destination privilégiée.

On ne peut cependant exclure que la programmation y soit pour quelque chose. La variété permet de rejoindre différents publics et on en veut pour preuve le fait que le spectacle d’Alexandra Strélisky dans le cadre pourtant spécialisé des voix classiques à la Maison de la culture affiche déjà complet. Comme on retrouve également le violoniste virtuose Alexandre Da Costa à cette programmation, le dimanche 30 juin dans son cas, on peut déjà supposer qu’au moins un autre spectacle fera salle comble.

Rita Tabbakh proposera pour sa part un hommage à Michel Legrand et Aznavour le 1er juillet alors que la harpiste trifluvienne Valérie Milot, la soprano Marianne Lambert et le bassoniste Mathieu Lussier s’uniront pour présenter L’amant jaloux le jeudi 4 juillet. Finalement, le samedi 6 juillet, Cordâme viendra clore les activités sur cette scène payante, le passeport du FestiVoix donnant un rabais de 10 $ sur le prix régulier du billet.

Côté jazz dans le parc des Ursulines, la programmation est particulièrement riche cette année avec, notamment, la présence de trois grands noms. Lorraine Desmarais y sera le dimanche 30 juin alors que le François Bourassa Quartet occupera la scène le 5 juillet. Quant à Stephane Wrembel qui avait fait un tabac l’an dernier avec son jazz manouche, il reviendra le samedi 29 juin. La programmation inclut également Body & Soul (27 juin), Suzi Silva (28 juin), Dominique Fils-Aimé (1er juillet), la Trifluvienne d’origine Manon Brunet (4 juillet) de même que Scratchophone Orchestra (6 juillet) et Bet.E pour clore le tout le 7 juillet.

Finalement, les chorales demeurent un élément de la programmation avec L’Orphéon de Saint-Élie-de-Caxton le samedi 29 juin, les Petits chanteurs de la Maîtrise du Cap le 30 juin et le Chœur Chanteclair le samedi 6 juillet. Rappelons que les concerts ont lieu à 10 h dans le parc des Ursulines.

Le volet des récitals dans des résidences pour personnes âgées demeure central puisque huit établissements auront droit à leur concert produit entièrement par le FestiVoix qui permet ainsi aux résidents incapables de se déplacer de goûter le plaisir de la musique. Les endroits choisis sont Les Résidences Laliberté et Carpe Diem, les centres d’hébergement Cloutier-du Rivage, Saint-Joseph, Louis-Denoncourt, Cooke et Roland-Leclerc. Les musiciens qui s’y produiront sont Rita Tabbakh, Manon Brunet, Julie Massicotte, les 3 Mam’Zelles et Zone jazz.

«Ce qui se démarque du côté des résidences, c’est moins le nombre de résidences participantes que le nombre de spectacles qui est augmenté cette année, dit Thomas Grégoire. On présente des artistes de très grande qualité avec toute l’installation technique nécessaire et c’est un effort pour rendre la musique accessible dont nous sommes très fiers.»

Selon lui, la réputation du FestiVoix est désormais telle qu’il est plus facile d’aller chercher de grands noms, notamment à cause de la qualité de l’accueil et de la qualité technique dans laquelle les artistes se produisent. «La qualité d’écoute de la part du public vient aussi jouer. Les artistes s’en parlent et savent que notre public est chaleureux tout en demeurant très respectueux. Par ailleurs, on collabore régulièrement avec d’autres événements pour faire venir des artistes comme on l’a fait avec le Festival d’Été de Québec pour permettre la venue du groupe français Scratchophone Orchestra sur la scène jazz, un groupe coup de cœur pour nous. Ça permet plus de flexibilité pour aller chercher des artistes représentatifs dans divers styles. Notre ambition, c’est de couvrir tous les genres musicaux, ce qui explique la place qu’on fait au hip hop cette année.»