L’auteure Michèle Poulain lançait mercredi son premier roman, «Une vie parmi tant d’autres».

Les impacts de nos «vies antérieures» en roman

TROIS-RIVIÈRES — Un an et demi après avoir pris sa retraite de l’Aluminerie de Bécancour, Michèle Poulain concrétise un rêve qu’elle nourrissait depuis près de 20 ans: celui d’écrire un roman. L’ancienne adjointe administrative à la direction de l’usine y décrit, de manière romancée, l’impact des «vies antérieures» sur le parcours de chacun, à travers l’histoire de son héroïne.

Une vie parmi tant d’autres raconte l’histoire de Chanèle Primouille qui prend conscience d’elle-même à travers les épreuves que la vie met sur son chemin. Celui-ci sera éclairé par la découverte d’une trentaine de ses vies antérieures.

«Je voulais montrer l’impact de nos vies antérieures sur notre vie présente, explique l’auteure. Il y a beaucoup de livres qui traitent du sujet, mais jamais de façon romancée.»

L’auteure croit d’ailleurs que le choix de se tourner vers la fiction pour aborder le sujet des vies antérieures lui permet de s’adresser même aux lecteurs qui n’y croient pas. «Ma correctrice n’y croit pas et elle m’a assuré que ce n’est pas rébarbatif, souligne Mme Poulain. Mais même s’ils n’y croient pas, je crois que beaucoup de gens vont s’y reconnaître.»

Michèle Poulain est également numérologue depuis 25 ans et médium depuis plus de 10 ans.

ABI: «Je trouve ça dommage»

Mme Poulain a pris sa retraite quelques mois avant le début du lockout qui dure depuis janvier 2018 à l’ABI. Elle qui a vécu la grève des employés de 2004, qui avait duré plus de quatre mois, se dit attristée de voir que ce conflit de travail s’éternise.

«Je suis contente de ne pas le vivre, mais je trouve ça dommage parce que c’est une usine qui me tient à cœur, et les gens qui y travaillent, aussi, se désole-t-elle. Je souhaite que ça reparte.»

Sans vouloir se prononcer sur la dégradation du climat de travail, Mme Poulain, qui a également travaillé comme coordonnatrice aux communications de l’ABI, reconnaît que l’ambiance a changé depuis son arrivée à l’usine, il y a plus de 30 ans.

«Au début, c’était social, tout le monde faisait profiter l’ABI de son expérience, souligne-t-elle. C’était fantastique.»

Mme Poulain souligne toutefois qu’elle n’occupait pas un poste «pour tout voir» ce qui pouvait se passer au sein de l’usine.