Guylaine Tanguay complète l’une des années les plus productives de sa carrière en sortant un album de chansons de Noël intitulé Que les fêtes commencent!

Les Fêtes, comme chez grand-maman Dufour

Guylaine Tanguay n’a pas eu besoin de chercher loin pour cerner le ton qu’épouserait l’album Que les fêtes commencent ! La Jeannoise n’a eu qu’à se remémorer les soirées familiales qui ont égayé son enfance à Girardville. Quand sa grand-mère Dufour recevait les membres du clan au Premier de l’an, ce n’était pas juste pour manger de la dinde.

«On faisait des rigodons et des chansons de Noël, des pièces auxquelles était souvent associée la musique country. Ça s’est fait chez elle, puis dans une salle qu’on louait. Dans ces occasions-là, il pouvait y avoir une centaine de personnes», a raconté l’artiste mercredi, au cours d’une entrevue téléphonique accordée au Progrès. Consciente que bien des gens chérissent de tels souvenirs, elle a enregistré des pièces susceptibles de chatouiller leur fibre nostalgique.

La valse de Noël, Silver Bells, Santa Claus Is Coming To Town, C’est dans le temps du jour de l’An et La Bastringue font partie des 15 plages intégrées sur le disque. On remarque également le Blue Christmas d’Elvis, mais précisons qu’il n’a pas été enregistré lors de la visite de Guylaine Tanguay au Studio Sun de Memphis. C’est à Nashville, au domicile du réalisateur Steve Mandile, que les titres ont été mis en boîte.

Comme c’est devenu son habitude, l’Américain a préparé les bandes à partir des choix soumis par son amie venue du nord. C’est aussi elle qui a déterminé l’angle sous lequel les pièces ont été abordées. Or, même les airs qui n’ont pas traversé la frontière, qu’on pense à La Bastringue ou à La cuisinière, ont été adaptés sans coup férir. «La musique étant un langage universel, Steve a compris facilement. On aurait dit qu’il avait fait ça toute sa vie», s’émerveille la Jeannoise.

Chaque fois qu’elle se pointe à son studio, les arrangements sont prêts, ce qui sied à cette femme qui ne raffole guère des longues séances entre quatre murs. Elle préfère se concentrer sur son interprétation, dans laquelle se profilent les couleurs du prochain spectacle. Il importe que l’album serve de rampe de lancement pour la tournée, en effet. Dès sa conception, c’est la finalité du projet.

«Dans ce cas-ci, je voulais présenter des chansons faciles à fredonner, d’autres qui éveillent des souvenirs, ainsi que des choses qui swinguent. Il y a une seule nouveauté, la pièce titre dont j’ai écrit le texte, tandis que ma fille, Mary-Pier Bazinet, a composé la musique. J’ai trouvé ça ‘‘cute’’ de travailler avec elle, puisque j’avais fait la même chose avec ma mère», fait observer Guylaine Tanguay.

Il reste maintenant à donner les spectacles, la plupart dans des salles de taille normale et l’autre, celui du 22 décembre, au Centre Vidéotron de Québec. Ce sera le lieu le plus rapproché du Saguenay-Lac-Saint-Jean et ceux qui feront le voyage auront droit à des surprises, mais surtout, ils vivront un party où les deux fêtes, Noël et le jour de l’An, seront à l’honneur.

«C’est la première fois que je chanterai là et j’ai très hâte. Plus le défi est grand, plus je suis motivée», énonce l’artiste, qui reprendra la route un peu plus tard afin de défendre le premier disque sorti en 2018, l’hommage au King intitulé 3764 Elvis Presley Boulevard. Cette fois, au moins deux escales sont prévues dans la région, soit le 22 mars, au Théâtre du Palais municipal de La Baie, ainsi que le lendemain, à la Salle Desjardins Maria-Chapdelaine de Dolbeau-Mistassini.