Dans cette photo d'archives, Emily Robison, à gauche, et Martie Maguire, à droite, ajuste les cheveux de Natalie Maines.
Dans cette photo d'archives, Emily Robison, à gauche, et Martie Maguire, à droite, ajuste les cheveux de Natalie Maines.

Les Dixie Chicks se débaptisent en raison du lien avec la guerre de Sécession

NEW YORK — Les Dixie Chicks, un trio de country féminin très populaire aux États-Unis, ont décidé de changer de nom et de se faire simplement appeler «The Chicks», enlevant ainsi la référence au «Dixie», surnom donné au Sud confédéré esclavagiste durant la guerre de Sécession.

Le changement est apparu au public jeudi quand les Chicks ont présenté sous leur nouveau nom sur les plateformes de webdiffusion leur dernier morceau March March, qui évoque les récentes manifestations contre le racisme et les violences policières et plus largement des thématiques progressistes, comme la lutte contre les armes à feu ou les droits des minorités sexuelles.

«On veut être au rendez-vous avec notre époque», ont écrit les trois musiciennes sur leur site internet. Ce changement survient après le groupe Lady Antebellum s'est renommé Lady, reconnaissant l'association d'une partie de son nom avec l'esclavagisme.

Le Dixie ou Dixie Land est un surnom donné au Sud américain, notamment aux États esclavagistes ayant quitté l’Union pendant la guerre de Sécession (1861-1865).

Alors que la country est un genre prisé par les conservateurs aux États-Unis, les Chicks, très connues depuis la fin des années 1990, s’étaient fait remarquer en manifestant leur opposition à George W. Bush, originaire du Texas comme elles, et la guerre en Irak en 2003. Cette prise de position leur avait valu de devenir personae non gratae dans le monde de la country.