Les 27 artistes du Cirque du Soleil ont découvert mardi l’amphithéâtre Cogeco. D’ici la première du 18 juillet, les artistes et toute l’équipe de production s’affairent à mettre la touche finale au spectacle.

Les artistes découvrent l’amphithéâtre

TROIS-RIVIÈRES — À trois semaines de la première du spectacle Juste une p’tite nuite, hommage aux Colocs, les artistes du Cirque du Soleil viennent d’arriver à l’amphithéâtre Cogeco. Les 27 artistes du nouveau spectacle et l’équipe de production composée d’une quarantaine de personnes s’installent à l’amphithéâtre pour les huit prochaines semaines.

«Il y a des gens qui viennent d’un peu partout dans ce groupe. Et d’une année à l’autre, c’est toujours agréable de voir les artistes découvrir l’amphithéâtre et ses possibilités», lance d’emblée en entrevue Steve Dubé, le directeur général de la Corporation des événements de Trois-Rivières. «Avec le beau temps, le paysage était parfait pour accueillir l’équipe artistique du Cirque du Soleil.»

Toute l’équipe du Cirque du Soleil prend donc le «contrôle» de l’amphithéâtre pour mettre en place le spectacle d’ici la première prévue le 18 juillet. Et le site grouillera d’activité dans les prochaines semaines.

«Le site vit presque 24 heures sur 24. L’équipe artistique répète la journée et une partie de la soirée, alors que l’équipe de l’éclairage fait de la programmation la nuit. Il faut que ça se fasse à la noirceur, lorsque les artistes ne répètent pas», note Steve Dubé.

«Il y a vraiment une belle dynamique qui s’installe quand les gens du Cirque du Soleil s’installent. Il y a une bonne humeur et une fébrilité qui nous envahissent.»

Même si Juste une p’tite nuite est le quatrième spectacle de la série hommage de l’amphithéâtre Cogeco, Steve Dubé se dit toujours impressionné de l’efficacité des artisans du Cirque du Soleil. Et ceux-ci arrivent toujours à exploiter de nouvelles facettes de la salle de spectacle extérieure. Encore cette année, les spectateurs devraient découvrir le potentiel de l’amphithéâtre.

«Des endroits qui n’avaient pas été utilisés les autres étés seront exploités cette année», confirme le directeur général de la Corporation des Événements. «C’est toujours impressionnant de voir à quel point les gens du Cirque du Soleil sont créatifs. Ils ont tellement de talent. Des endroits que les spectateurs ne peuvent imaginer seront utilisés.»

Les spectateurs qui se rendront à l’amphithéâtre Cogeco cet été pour assister à Juste une p’tite nuite bénéficieront d’une expérience bonifiée par rapport aux années précédentes, assure Steve Dubé.

L’aménagement du site a été repensé afin de rendre encore plus agréable la soirée des spectateurs.

«Nous voulons les divertir rapidement. Ils vont vite entrer dans un univers chaleureux et de divertissement. La thématique du spectacle va amener les gens ailleurs, mais aussi l’ambiance autour de celui-ci. Les gens vont vivre beaucoup de renouveau en ce qui concerne leur expérience à l’amphithéâtre», explique Steve Dubé. «D’année en année, notre défi est de surprendre les spectateurs. Les tours lumineuses que nous avons installées au centre-ville pour présenter le spectacle font partie de cette volonté d’améliorer l’expérience des spectateurs.»

À quelques semaines de la première, la vente des billets se déroule plutôt bien, assure Steve Dubé. Le directeur général de la Corporation des Événements indique même que les ventes sont en avance sur celles de l’été dernier. «Et l’année passée a été une excellente année pour nous. Nous sommes en avance sur les ventes de billets et sur les ventes corporatives. C’est même notre meilleure année à ce niveau», s’est-il contenté de révéler.

Encore des problèmes avec les pare-intempéries
Insatisfaite des pare-intempéries permanents développés par l’architecte de l’amphithéâtre, la Ville de Trois-Rivières lui a fait parvenir une mise en demeure. Le porte-parole de la Ville de Trois-Rivières, Yvan Toutant, affirme que l’équipement conçu par Paul Larendeau engendre des problèmes majeurs de son.

«Il y a un retour de son dans la salle. Les pare-intempéries ne semblent pas absorber le son qui doit se diriger vers le fleuve. Il revient dans la salle et ça fait une qualité sonore de piètre qualité», soutient le porte-parole de la Ville. «Même ceux qui n’ont pas l’oreille musicale s’aperçoivent qu’il y a quelque chose qui cloche.»

Lors du spectacle de Marc Dupré le 15 juin dernier, une solution temporaire avait été adoptée. Toutefois, la Ville doit trouver une solution plus durable. «On semble en effet avoir trouvé une solution pour cet été», précise M. Toutant qui souligne que des panneaux acoustiques seront installés sur les pare-intempéries pour absorber le son.

Malgré qu’elle avoue travailler de concert avec l’architecte du bâtiment pour trouver une solution, la Ville lui a malgré tout acheminé une mise en demeure. «Nous ne sommes pas en guerre contre M. Laurendeau. Mais nous voulons protéger notre investissement. Le concept de l’architecte ne marche pas», ajoute Yvan Toutant. «Cette mise en demeure signale que tous les coûts additionnels que cela va entraîner, on va aller les chercher chez lui. Ce n’est pas à nous à payer ça parce que sa conception ne fonctionne pas.»

Une fois les spectacles de l’été terminés, la Ville devra alors se pencher sur une solution permanente pour les pare-intempéries. Rappelons que ces équipements permettent de protéger les spectateurs du vent et de la pluie qui peuvent être parfois forts aux abords du fleuve Saint-Laurent. L’architecte de l’amphithéâtre doit toutefois donner son accord pour tout changement apporté à l’édifice.