Ces trois représentants de l’AQEFT se préparent à une fin de semaine de théâtre intense à l’école Chavigny dans le cadre du Festival international de théâtre francophone qu’on y tient. Ce sont, de gauche à droite, Lysanne Labrèque, vice-présidente, Claire Paquette, secrétaire et Jean Pélissier, président.

Le théâtre, prétexte à la rencontre

TROIS-RIVIÈRES — C’est dans l’esprit festif caractéristique de l’événement que s’est mis en branle vendredi soir le Festival annuel de théâtre francophone de l’Association québécoise des écoles festives en théâtre (AQEFT) qui se déroule pendant toute la fin de semaine à l’école secondaire Chavigny.

L’activité regroupe pas moins de 300 jeunes associés à neuf troupes venant d’écoles secondaires de l’ensemble du Québec alors qu’une troupe vient de l’ITS Pietro Branchina d’Adrano, en Italie et l’autre, du Liceul de Arte Constantin Brailou de Târga Jiu, en Roumanie. Il s’agit d’ailleurs d’une première visite de la Roumanie dans le cadre de ce festival qui se déroule à l’école Chavigny pour la neuvième année.

Le mandat de l’AQEFT est assurément international puisque c’est cette association qui s’assure de désigner une troupe québécoise qui se rend outre-mer participer au Festival des Festivals qui se tient annuellement dans l’un ou l’autre des 23 pays membres d’un organisme du nom d’ArtDRALA. Cette année, c’est une troupe de l’école Chavigny qui se rendra en Lithuanie pour participer au FDF en avril prochain.

La fin de semaine sera chargée à l’école secondaire trifluvienne: ateliers de théâtre variés, interprétation d’une pièce d’une trentaine de minutes mais aussi, des forums au cours desquels les jeunes des autres troupes échangeront avec les interprètes pour livrer leurs impressions sur leur pièce, le tout dirigé par des comédiens professionnels.

Par ailleurs, des activités purement sociales sont également à l’affiche puisqu’un des objectifs du Festival est de favoriser la rencontre des cultures et des individus. La soirée disco de samedi sera donc assurément achalandée et même précieuse. «Il y a un facteur humain qui est primordial dans notre événement, de commenter Lysanne Labrèque, vice-présidente de l’AQEFT. Les jeunes n’ont plus de lieux de rencontre même s’ils ont une interaction à travers les réseaux sociaux. De se rassembler physiquement, ça crée toujours une magie très particulière, d’où l’importance de la disco qui fonctionne toujours très fort. C’est un beau moment où tout le monde lâche son fou alors que les représentations de pièces sont terminées.»

«Chaque année, on se trouve nous-mêmes fous de se lancer le défi d’organiser tout ça mais à chaque fois, quand ça se termine, on est en larmes. C’est une expérience humaine extraordinaire et c’est très valorisant. Le théâtre est ici un prétexte pour réaliser des rencontres humaines. Il n’y a aucune compétition entre les troupes, simplement une envie de partage. On fait tout en notre possible pour rendre l’événement aussi festif que possible.»

Melania Mihai dirige la troupe de trois étudiantes venues de Roumanie. «Nous sommes seulement trois parce que c’est difficile de financer notre voyage. Je suis professeure de français au Lycée d’art et pour motiver les élèves à apprendre la langue, je leur fais faire du théâtre en français et nous participons à des événements à l’étranger. Comme ils commencent à maîtriser le français, c’est une excellente occasion de le parler mais c’est aussi une formidable occasion de rencontres, de socialisation, de comparer l’enseignement d’ici avec le nôtre, etc. C’est très enrichissant autant pour les filles que pour moi.»