Thomas Grégoire, le directeur général du FestiVoix, est particulièrement fier des améliorations constantes apportées à ses différents sites pour rehausser l’expérience des festivaliers.

Le succès, ça sert à s’améliorer

Trois-Rivières — Le FestiVoix fête cette année ses 25 ans, tous les passeports sont écoulés pour une troisième édition consécutive, les revenus augmentent d’année en année; l’événement estival trifluvien par excellence vit une belle période. Cela n’empêche pas son directeur général Thomas Grégoire de penser à faire mieux.

Une de ses priorités, c’est d’améliorer l’expérience que vivront les festivaliers du 28 juin au 8 juillet prochains. «On a apporté beaucoup de nouveautés encore cette année mais ça passe par beaucoup de détails que les gens ne remarqueront peut-être même pas. On peaufine constamment l’esthétique de nos sites parce que pour toute l’organisation, c’est quelque chose de fondamental. Nous sommes tributaires d’un environnement absolument exceptionnel avec le fleuve et le patrimoine historique de Trois-Rivières que nous habitons le temps de l’événement. Nous en sommes fiers et nous faisons tout notre possible pour le mettre en valeur.»

«Le FestiVoix s’installe de façon temporaire dans ce paysage magnifique, dit Thomas Grégoire, à nous de faire en sorte que le non-permanent soit le plus beau possible. On crée un univers temporaire pour faire vivre une expérience unique aux gens. Si tu ne mets pas en valeur certains points de vue, si tu n’utilises pas un éclairage adéquat pour faire ressortir le dôme de la chapelle des Ursulines, tu ne mérites pas de les avoir comme décor. On ne peut pas dire qu’on vend des passeports précisément parce que les sites sont beaux mais d’une certaine façon, oui, parce que les gens ressentent la beauté et ont envie de revenir.»

La chose est d’autant plus vraie pour le public, de plus en plus nombreux, en provenance de l’extérieur de la région. Ces touristes viennent pour un événement et découvrent certains trésors de la ville du même coup. «On veut modestement redéfinir la ville au son de la musique et offrir une vitrine pour apprécier le patrimoine d’une autre manière. Ça fait partie de notre identité en tant que festival et c’est ce qui fait que de plus en plus de gens de l’extérieur reviennent parce qu’ils ne retrouvent cela nulle part ailleurs. Quand on a fait ouvrir le fond de la scène Hydro-Québec l’an dernier pour que le fond de scène devienne le fleuve, c’était extraordinaire parce que c’est notre ADN. Pour se démarquer aujourd’hui, à travers tous les événements estivaux présentés au Québec, il faut cultiver notre identité.»

L’optimisation de l’expérience passe aussi par des nouveautés à tous les ans. Il y a, par exemple, cette nouvelle structure au-dessus des estrades déjà installées côté est devant la grande scène ou la mise en valeur des murs du tunnel menant à la grande scène qui seront animés par de l’art visuel encore cette année. Ça, les gens vont le remarquer, mais ils ne noteront sans doute pas que les panneaux pour présenter les commanditaires sont taillés pour épouser parfaitement les dimensions des clôtures sur lesquelles ils sont installés ou l’habillage du bas des estrades VIP pour éviter qu’on voit les échafaudages. Des détails qui donnent de la gueule au site et confère une certaine classe à l’événement.

Tout cela en gardant en tête les trois axes fondamentaux sur lesquels repose le FestiVoix: l’accessibilité, la diversité et la qualité. «On fait tout ça pour que le plus de monde possible en profite, soutient le dg. Ça fait partie de notre mandat. La programmation est large pour rejoindre tous les publics mais comme le monde de la musique est en effervescence constante, on accepte de se remettre en question pour chacun de nos choix pour déterminer si on répond à la demande. C’est pour ça que les gens nous font confiance.»

«Plus de gens vont apprécier ce qu’on fait, plus ils vont en parler à d’autres qui vont venir à leur tour. C’est comme ça qu’on en est arrivés à gérer une solide croissance tout en demeurant fidèles à nos trois axes de base. Nous sommes d’abord et avant tout un événement culturel et notre mission demeure de mettre les gens en contact avec la culture mais pour ça, il faut se donner des conditions favorables.»

«Il n’y a plus beaucoup de moments dans nos vies réservés à des célébrations collectives, toutes générations confondues: c’est ce qu’on offre. On a réussi à augmenter le nombre de nos passeports disponibles en gagnant un peu d’espace par le déplacement de certaines estrades et on a réussi à vendre ces passeports supplémentaires avant même la fin de la période de prévente. On en est heureux surtout pour la confiance que les gens manifestent envers nous. Notre responsabilité, c’est maintenant de bien les accueillir et de leur faire vivre cette expérience culturelle dans les meilleures conditions. On va les choyer et les surprendre avec une programmation musicale riche et variée incluant bon nombre de découvertes.»

Paul Piché au FestiVoix comme prévu

Victime d’un malaise lors du spectacle de la fête nationale à Saguenay, Paul Piché n’a pas l’intention de rater le FestiVoix. La direction de l’événement musical qui s’amorce ce jeudi confirme que l’artiste sera présent ce vendredi sur la scène des Voix multiples du jardin des Ursulines.

«Tout semble bien aller pour Paul Piché. On s’est informé auprès de son équipe et elle nous indique qu’il sera au FestiVoix», explique Anne Boucher, la directrice aux communications et coordonnatrice à la programmation du FestiVoix.

Rappelons que lors du spectacle de la fête nationale à Saguenay, Paul Piché a eu un malaise après seulement trois chansons. Son malaise est survenu lorsqu’il interprétait la chanson Y’a pas grand-chose dans le ciel à soir.

Lorsqu’il s’est effondré, l’artiste était étourdi et il a rencontré les ambulanciers par mesure préventive. Une heure plus tard, Paul Piché était de retour sur scène pour poursuivre les célébrations.