Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
La directrice générale du Salon du livre, Julie Brosseau.
La directrice générale du Salon du livre, Julie Brosseau.

Le Salon du livre tourne la page sur sa 33e édition

Marc-André Pelletier
Marc-André Pelletier
Initiative de journalisme local - Le Nouvelliste
Article réservé aux abonnés
Trois-Rivières — C’est avec le sourire aux lèvres – et un certain soulagement – que l’organisation du 33e Salon du livre de Trois-Rivières a mis un point final à son édition 2021, un retour attendu et virtuel, qui a fait du bien à tous les passionnés de littérature.

Après avoir sauté un chapitre en 2020 en raison de la COVID-19, le Salon du livre effectuait son retour cette année par le biais d’une formule virtuelle et dont la volonté d’être «à portée de main», comme le voulait le slogan de cette année, a porté ses fruits.

En effet, plus de 10 000 visiteurs se sont arrêtés sur le site web du Salon du livre, pour un total de 32 000 pages regardées un peu partout sur la planète, dont en provenance de la France, de la Belgique, de l’Allemagne et de la Suède, pour ne nommer que ces contrées.

Par ailleurs, ce sont 4 500 élèves qui ont été rejoints via l’une ou l’autre des activités dédiées aux jeunes dans la programmation 2021.

Au-delà des chiffres, les commentaires positifs et le seul fait d’avoir pu tenir l’événement cette année s’avèrent les plus grandes réussites, selon la directrice générale, Julie Brosseau.

«On est vraiment contents. On ne s’était pas fixé d’objectif, mais ce qu’on a eu, c’est super. Les commentaires des auteurs ont aussi été très positifs», se réjouit celle qui avoue que l’objectif était de recréer «l’ambiance salon» par le biais de bouquinage ou d’animations, entre autres.

«L’annulation en 2020 avait été très difficile émotivement», confie Mme Brosseau.

Heureusement, l’édition 2021 aura permis de mettre à l’épreuve certains éléments qui se forgeront fort probablement une place définitive dans la programmation des années à venir.

«Des activités comme l’heure du conte, ça a super bien fonctionné. On ne pourrait jamais réunir 350 enfants dans une salle, alors que le virtuel nous a permis de le faire. On a déjà commencé à penser à des choses que l’on pourrait garder en virtuel l’an prochain», ajoute-t-elle.

Comme tout événement virtuel, l’organisation du 33e Salon du livre de Trois-Rivières a croisé les doigts pour que la technologie ne lui cause pas trop de soucis.

«On avait des craintes, alors on a fait beaucoup de tests. On savait que nous, ça irait bien, mais parfois on se demandait si un auteur dans son village allait avoir une bonne connexion. Mais tout s’est bien déroulé», exprime la directrice générale.

Le sentiment d’être sur le terrain était évidemment absent cette année, ce qui a créé une drôle d’impression au sein de l’organisation par moments.

«On avait l’impression de ne pas avoir autant d’emprise sur la salon par moments», rigole Julie Brosseau.

«Ça a été une drôle de semaine pour nous comme équipe. On ne voyait pas ce qui se passait, contrairement à quand on est sur le terrain. Physiquement, ce n’était pas la même chose du tout, on n’avait pas mal aux pieds, on n’était pas courbaturés, on n’avait rien de ça. On a hâte d’avoir à nouveau des ampoules aux pieds», sourit Mme Brosseau.

À peine l’édition 2021 terminée, débute la préparation pour la présentation 2022, qui devrait laisser place à moins de surprises, même si l’organisation ne possède pas toutes les réponses en ce moment.

«On est quand même confiants. On a bon espoir de pouvoir accueillir des visiteurs. Avec la vaccination qui doit être complétée pour septembre, on va bien finir par se défaire de tout ça», souligne-t-elle, en référence à la pandémie.

La directrice générale avoue que la pandémie aura peut-être permis un autre changement important dans les calculs.

«Je pense que ce qui va aussi rester de la pandémie, c’est qu’on va cesser d’évaluer le succès par le nombre d’entrées», a-t-elle conclu.