Laszlo Nemes a remporé l'Oscar du meilleur film étranger pour Le fils de Saul.

Le réalisateur du Fils de Saul craint l'«effet Oscar»

Le réalisateur du Fils de Saul, film hongrois qui a remporté dimanche l'Oscar du meilleur film en langue étrangère, estime qu'il devra trouver «ingéniosité, sagesse et chance» pour ne pas être broyé par cette illustre récompense, qui peut se transformer en «cadeau empoisonné».
Laszlo Nemes, qui a aussi remporté le Grand Prix à Cannes pour ce film, a indiqué mercredi qu'il rangerait son Oscar dans une vitrine, qu'«il espérait ne pas le croiser tous les jours».
 Nemes a expliqué qu'il avait voulu dans son film se concentrer sur un personnage - celui d'un prisonnier juif forcé de disposer des corps des victimes de chambres à gaz dans un camp de la mort nazi - afin de «comprendre l'individu». 
Le cinéaste raconte que Steven Spielberg, qui avait réalisé La liste de Schindler il y a 23 ans, lui a dit qu'il ne s'attendait pas à devoir attendre aussi longtemps avant de voir un autre film sur le sujet des camps de concentration, et que Fils de Saul a grandement contribué au devoir de mémoire sur l'Holocauste.