Le directeur général de Culture Shawinigan Bryan Perreault estime que la mission shawiniganaise à Qinqyang du 22 au 29 avril a été extrêmement productive.

Le Phénix pourrait être présenté en Chine

TROIS-RIVIÈRES — Le but premier de la mission shawiniganaise du 22 au 29 avril en Chine était culturel et à ce titre, le directeur général de Culture Shawinigan Bryan Perreault se dit extrêmement satisfait de la tournure des événements. «Je reviens avec une quasi confirmation que la comédie musicale Le Phénix sera bel et bien présentée en Chine», affirme-t-il.

Selon lui, on ne parle plus de la simple possibilité que le spectacle, basé sur les aventures d’Amos Daragon et qui sera présenté au Centre des arts de Shawinigan à l’été 2019, soit présenté en Chine mais on est en train de discuter à savoir quand et comment cela va se faire. Par ailleurs, deux artistes chinois ont été pressentis pour venir jouer dans le spectacle et également collaborer à son élaboration. Ils devraient donc venir s’installer à Shawinigan pour trois mois à l’été 2019. Il s’agit de comédiens, danseurs et marionnettistes de l’ombre qui participeront activement à l’élaboration de la version chinoise.

«Quand les représentations officielles du spectacle vont débuter à l’été 2019, explique Bryan Perreault, nous allons présenter le spectacle le soir et pendant la journée, nous allons travailler à son adaptation chinoise. À la fin de l’été, on aura donc une saison de complétée et l’adaptation chinoise terminée.»

Aucune entente officielle n’a toutefois été signée mais l’enthousiasme des hôtes chinois permet au directeur général de croire que ce n’est plus qu’une question technique. «Le problème majeur que nous avons, c’est évidemment la langue. Nous avons donc besoin de quelqu’un qui soit en mesure d’assurer les communications. Jackie Wu, une Sino-Canadienne qui était interprète lors du voyage en Chine, viendra se joindre à l’équipe de Culture Shawinigan en juin pour assurer les communications non seulement pour le spectacle et le volet culturel des entretiens avec les Chinois mais également pour les volets économiques et touristiques que la Ville de Shawinigan va élaborer avec la ville de Qinqyang. Je dirais qu’elle devrait consacrer environ 50 % de son temps à la culture, 25 % à l’économie et 25 % au tourisme, estime Perreault. Il faut comprendre que si ce voyage a été très productif pour nos projets culturels, il l’a été au moins autant pour les autres volets.»

Outre la possibilité d’installer Le Phénix à Qinqyang et, peut-être, dans d’autres villes chinoises par la suite, des contacts ont été pris par Culture Shawinigan pour qu’on puisse éventuellement accueillir des artistes chinois et permettre à des artistes de la Mauricie d’aller s’exécuter en Chine. «Les Chinois sont très ouverts à accueillir nos artistes dans divers événements culturels dont plusieurs festivals. C’est vrai pour des artistes de scène mais aussi des artistes visuels, par exemple. Les possibilités sont immenses. Nous avons en main des propositions concrètes mais ce qui compte pour nous, c’est de saisir les bonnes opportunités pour ne pas éparpiller nos efforts. On va choisir les propositions les plus intéressantes et pertinentes.»

«Ce qui est enthousiasmant, c’est qu’on n’en est plus à l’étape de rêver que ça puisse se faire; c’est certain que ça va se faire. On en est à déterminer comment on va y arriver exactement. Qinqyang va constituer pour nous la porte pour entrer sur le marché de la Chine et là, je peux dire que cette porte est grande ouverte.»

Qinqyang est une ville de plus de 2 500 000 personnes située dans la province du Gansu dans
le nord-ouest de la Chine, une province d’environ 26 millions d’habitants.