Le Musée québécois de culture populaire a vu sa clientèle chuter au cours de la dernière période des Fêtes sans doute à cause du froid intense qui aurait gardé les familles chez elles.

Le froid a freiné les visiteurs

Trois-Rivières — Le froid intense vécu au cours de la période des Fêtes pourrait laisser croire qu’il a favorisé la fréquentation des attractions intérieures comme les musées de la région. Il n’en est pourtant rien pour deux institutions de la région: le Musée québécois de culture populaire et le Musée des religions du monde de Nicolet.

Dans les deux cas, on nous a laissé entendre que le froid avait probablement découragé les gens de sortir de la maison. «On a constaté une baisse moyenne de notre clientèle au cours des Fêtes en comparaison avec l’an dernier, d’indiquer Claire Plourde, responsable des communications au MQCP. Dans le passé, dans un contexte similaire, alors que c’est de la pluie que nous avions eue, l’achalandage avait été à la hausse; c’est pour ça qu’on pense que c’est vraiment le froid intense qui a freiné les visiteurs.»

«Comme notre clientèle est essentiellement familiale, il faut comprendre que sortir par grand froid implique de bien habiller les enfants, de chauffer la voiture, etc. J’imagine que plusieurs ont préféré simplement rester bien au chaud à la maison.»

Son de cloche similaire du côté du Musée des religions de Nicolet où Dominique Fréchette, responsable de l’accueil, a noté une baisse de clientèle bien qu’elle n’ait pas encore de chiffres officiels pour appuyer ses dires. «À première vue, dit-elle, il me semble clair que les gens sont restés chez eux. Le froid intense a commencé le 23 décembre au moment où bien des parents tombaient en congé et ça s’est maintenu. Ça a assurément eu une grosse incidence sur le nombre de visiteurs chez nous. Ce n’était pas toujours évident de simplement démarrer la voiture en plus de devoir affronter le froid alors, on imagine que ça a pu décourager beaucoup de monde de faire des sorties en famille.»

La Petite Vie

Par ailleurs, on a annoncé officiellement la semaine dernière que le Musée Pointe-à-Callières de Montréal présentera à son tour l’exposition La Petite Vie en décembre 2018. La version que présentera l’important musée consacré à l’archéologie et à l’histoire de Montréal différera cependant quelque peu de celle qu’avait élaborée le Musée québécois de culture populaire pour en faire le plus grand succès de son histoire entre 2013 et 2014.

«Nos droits sur l’exposition prenaient fin autour de janvier 2017, d’indiquer Claire Plourde. Ça signifie que le musée montréalais a toute la latitude pour adapter l’exposition. Nous avons quand même travaillé en collaboration avec eux et on sait qu’ils vont reprendre le concept de l’exposition que nous avons mise sur pied mais ils vont rajouter des éléments, notamment parce qu’ils ont une centaine de mètres carrés de plus d’espace que ce dont nous disposions.»

Il semblerait que la nouvelle version de l’exposition ajoutera les décors du sous-sol de la maison des Paré à la cuisine et au salon que les Trifluviens ont pu voir et dans lequel ils ont pu s’asseoir. On reprendra évidemment le concept par lequel les visiteurs pourront s’installer dans les décors en plus de pouvoir visionner des extraits de différents épisodes.

Comme les droits sont échus, le MQCP ne percevra pas de revenus de cette nouvelle mouture de l’exposition itinérante qui avait été présentée à La Pulperie de Chicoutimi ainsi qu’au Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke. «Dans les deux cas, c’était notre exposition qui avait simplement été amputée de certains éléments parce que ces musées ne jouissaient pas de tout l’espace nécessaire, d’indiquer Claire Plourde. L’exposition avait initialement été conçue pour être itinérante et aux deux endroits où elle a été présentée en dehors de chez nous, elle a connu un succès extraordinaire, bien au-delà des attentes.»